SAINTE-ANNE-D'AURAY
SAINTE-ANNE-D'AURAY: Quelques noms sur le monument aux morts bretons de 1914-1918
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MORBIHAN

H   Les toponymes des communes

Les toponymes de nos communes, pour certains, remontent aux temps les plus reculés, et même au néolithique pour les plus anciens. Au cours des siècles, ils ont subi les déformations du temps et, semblant parfois méconnaissables, sont une source d'informations remarquables.

Les listes départementales voient des ajouts réguliers ; n'hésitez donc pas à y revenir régulièrement.

MORBIHAN

tFrançais MORBIHAN
tPopulation 716 182 hab
tGentilé MORBIHANNAIS
tSuperficie 6 823,00 km²
tDensité 104.97 hab/km²
tLatitude 0°0'0" N
tLongitude 0°0'0" E
tLatitude
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MORBIHAN: Toponymes du département


ALLAIRE > ALAER

Allaire, Alaer en breton, semble provenir de Hilaire, patronyme bien implanté dans la région. Une chapelle dédiée à Saint Hilaire et maintenant disparue semble corroborer la thèse. Alarius, patronyme romain, est une autre hypothèse. Une terre possédée par un certain Alarius que la Christianisation aurait transformé en Hilaire pour quelques commodités d'implantation n'est pas à exclure.

Allaire apparaît en 878 sous la forme de Alair, se transformera en Halaer au XI°, en Aler en 1387 puis Allair en 1516 avant de prendre sa forme définitive.


AMBON > AMBON

Ambon, Ambon en breton, est cité dès 832 dans le cartulaire de Redon sous la forme 'Ambon Insula'. Ambon proviendrait du celtique 'Ambo' signifiant 'gué'.


ARRADON > ARADON

Arradon, en breton Aradon, pose de nombreux problèmes aux étymologistes. Pour certains, ce nom dériverait de 'Ar Raden', signifiant la 'fougère' que l'on peut retrouver dans Radenac; pour d'autres toponymistes, ce toponyme proviendrait de 'Are-Dun', signifiant 'devant la forteresse'. Les questions restent encore ouvertes...

Signalons le toponyme Arandon, en Isère, définit comme provenant de 'Aran' d'origine pré-celtique et de 'Dun - Forteresse', mot gaulois que l'on retrouve dans de multiples exemples comme 'London', 'Lugdun-um' - Lyon, Chateaudun, Chaudun, etc...


ARZAL > ARZHAL

Arzal, en breton Arzhal, permet deux hypothèses. Soit 'Arzh-al' provenant de 'Arz, an Arz', substantif masculin pour désigner un ours; soit une provenance du mot 'Harz, an Harz', nom masculin, désignant la limite, frontière, borne. L'ours, chez les Celtes - et donc chez les Bretons - est symbole du pouvoir temporel. Vous retrouverez cette racine 'Arzh' et cette notion de pouvoir dans le nom de notre Roi bien connu: Arzhur - en français 'Arthur' - provenant, selon F. Benozzo, de 'Arth + wr', Ours - Homme; soit 'Homme-Ours'.


ARZON > ARZON-REWIZH

Arzon, en breton Arzhon-Rewiz, proviendrait du mot celtique 'Arz' signifiant 'élevé' suivant certains auteurs; la situation géographique d'Arzon expliquerait ce toponyme. D'autres auteurs feraient provenir ce toponyme de 'A redonensense' rappelant l'ancienne dépendance redonnaise. Arzon apparaît dans le cartulaire de Redon en 836 sous la forme 'Ardon'; cela nous permettant de le rapprocher de dun, le fort.


AUGAN > ALGAM

Augan, en breton Algam semble provenir de 'Kamm' signifiant 'tordu' ou 'courbe, courbé' en vieux-breton. Ce mot est toujours utilisé en breton contemporain et se retrouve aussi dans d'autres toponymes. Augan est signalé en 833 sous sa forme et graphie bretonne actuelle.


AURAY > AN ALRE

Auray semble provenir du latin Aula Régia - cours royale. Celà semble être confirmé par le toponyme en breton: An Alré. D'autres auteurs voudraient y voir le nom d'Erius. Alré peut être rapproché de la rivière Alré, Alresford, Hamptshire, GB.


BADEN > BADEN

Baden, en breton Baden, reste sans explication. La plus ancienne graphie connue - 1430 - est 'Badan'. Hervé Abalain, professeur à l'UBO, penche pour un anthroponyme. Aucune relation avec le 'Baden' de nos voisins germaniques n'est démontrée.


BANGOR > BANGOR

Bangor, Bangor en breton, est formé du préfixe 'Ban' que l'on retrouve aussi dans des toponymes comme 'Bangâvres' - Commune de Gâvres, près de Lorient. Bangor, suivant Hervé Abalain et Léon Fleuriot, serait formé du radical 'Ban' signifiant 'supérieur, suprême...' et 'Gor' - troupe. Il est usuellement donné le sens de 'Monastère' à Bangor.
La présence de ce toponyme s'expliquerait par la colonisation et christianisation de l'île par des bretons insulaire originaires de Cambrie au V° et VI° siècle, période où le monastère de Bangor is y Coet - Bangor on Dee, pays de Galles - avait belle notoriété.
À titre anecdotique, ce monastère, probablement construit en bois, fût détruit vers 616 par les angles de Northumbrie après la bataille de Chester perdue par les Gallois. Il ne reste aucune trace du bâtiment.


BAUD > BAOD

Baud, Baod en breton, peut provenir du breton Bod signifiant 'résidence' ou 'asile'. Ce terme se retrouvant dans Bodilis (29) et différents toponymes bretons.
Une autre hypothèse voit, dans Baod, le nom du fondateur de l'entité primitive. Cette possibilité se trouve étayée par le toponyme de quelques écarts comme Lenvaod - Lenvaud, ou Ker an Baod - Keralbaud. Lenvaod pourrait être rapproché de Lanvaux, des landes du même nom.


BÉGANNE > BEGAON

Béganne, en breton Begaon, provient du breton Beg al Lann et signifie 'pointe, promontoire couvert de landes'.
Cette commune apparaît sous le nom de 'Bekamne Plebs' dans le cartulaire de Redon, au XIII° siècle.


BEIGNON > BENION

Beignon, en breton Benion, est attesté en 843 pour la première connue dans les écrits; nous le retrouvons dans le cartulaire de Redon sous la forme Beingloen vicaria, puis sous la forme Bicloen au IX° siècle. L'explication de ce toponyme par une méthode de tannage nous semblant totalement farfelue, nous ne la retiendrons pas.


BELZ > BELZ

Belz, en breton Belz, offre de nombreuses hypothèses. L'une ferait lien avec Paschuéten, surnommé Belztonus, comte de Vannes mentionné dans le cartulaire de Redon. D'autres relient ce toponyme au dieu celte Bel - Bélénos. La légende de Saint Cado construisant le pont reliant la terre ferme à l'îlot du même nom soulignerait cette hypothèse. L'îlot de Saint Cado aurait-il été dédié au dieu Bel ?

< Belz et ses toponymes >


BERNÉ > BERNE

Berné, en breton Berne, est signalée dès 1387 sous le nom de Berrene. Une hypothèse ferait dériver ce toponyme de Brennos ; Berné serait alors le domaine de Brennos. Une autre explication, Berné étant bâtie sur une colline, propose de lier ce toponyme à Bré - la colline - et nec'h signifiant haut, élevé. Berné serait alors une colline élevée et caractérisée par les anciens sous ce nom.


BERRIC > BERRIG

Bérric, en breton Berrig proviendrait, selon l'édition Le Flohic - 1996 - et l'hypothèse la plus communément admise, de Guillaume de Berric (ou Berry). Les patronymes dérivant plutôt d'un toponyme - et non l'inverse - nous pensons plutôt à Guillaume, Seigneur du territoire de Berric, devenant Guillaume de Berric que Guillaume de Berric donnant son nom au territoire. La question reste en suspens.


BIEUZY > BIZHUI

Saint Bilcé est devenue Bieuzy, en breton Bizhui. Bieuzy, encore un Saint Homme, vécu avec son maître Saint Gildas dans une grotte située près du Blavet.


BIGNAN > BEGNEN

Bignan, Begnen en breton, proviendrait soit d'un anthroponyme gaulois Bennius pour Dauzat et Rostaing ou, pour Le Flohic, dériverait de Pign signifiant une hauteur ou Bign, une source. Pign est toujours utilisé en breton contemporain avec le sens de monte-charge. Ce radical se retrouve aussi dans dans Pignat - monter - et a été utilisé pour réaliser certains néologismes comme Pign-ski - tire-fesses.
Le toponyme Bignan est cité pour la première fois en 1421 où il apparaît dans les archives de la famille des Rohan qui, avant une retentissante banqueroute, joua un rôle très important en Bretagne.


BILLIERS > BELER

Cité dès 1250 sous la forme de Beler qui est encore utilisée en breton, Billiers ferait référence à Bel ou Bélénos. Sans doute un lieu de culte pré-chrétien dédié à l'un de ces dieux aurait généré ce toponyme.


BILLIO > BILIOÙ

Billio est Bilioù en breton. Bil, en ancien-breton, désigne une hauteur ; ioù étant la marque du pluriel, les hauteurs du territoire ont marqué les générations passées.
Ce Bil se retrouve dans les toponymes francisés en ville comme dans le Beg er Ville de Quiberon qui n'a aucun lien avec une ville quelconque mais singifie simplement le bout de la hauteur. Vous retrouverez des Bilioù en plusieurs lieux de Bretagne.


BOHAL > BOHAL

Bohal, Bohal en breton, signifie hache. Orthographié Bouc'hal, ce terme a toujours un sens identique en breton contemporain. Certains voudraient donner ce sens à ce toponyme; cela nous semblant douteux et trop aisé.

En 1330, la paroisse se retrouve sous le toponyme Boal. En 1432, les archives du château de Kerfily permettent de retrouver trace de Bouhal et y signalent l'étang dit de Bohal.

La signification réelle de ce toponyme est obscure.


BRANDÉRION > PREDERION

Brandérion, en breton Prederion, serait à relier à 'Bren' - colline - et 'Dérien', nom de personne provenant du vieux-breton Dergen - famille; ce toponyme existant aussi en Arzano, département du Finistère; 'Branderion' serait donc une colline de Dérien. Ce toponyme est attesté en 1363 pour la première fois connue dans les écrits. Nous le retrouvons sous la forme Pranderyon.


BRANDIVY > BRANDEVI

Brandivy, en breton Brandevi, fait l'unanimité des étymologistes. Brandivy dériverait de Bre, signifiant la colline et de Saint Ivy. Brandivy est la colline d'Ivy. Signalons le mot français brande qui caractérise ces terres incultes où poussent les bruyères et ce couvert végétal dans les pinèdes.


BREC'H > BREC'H

Brec'h, en breton Brec'h, signifie mont. Il se retrouve aussi sous une forme diminuée Bre- comme à Brelevenez ainsi que dans de nombreux autres toponymes dont le mont Brech dans le département des Alpes-Maritimes.


BRÉHAN > BREHAN-LOUDIEG

Bréhan, en breton Brehant-Loudieg - Loudieg car proche de Loudéac et pour le différencier des autres Brehan de Bretagne. Brehant caratériserait une hauteur d'après Albert Deshayes et se retrouve en gallois sous Brychan. Ce toponyme de Brehant est très présent en Languidic.


BRIGNAC > BRENNIEG

Brignac, en breton Brennieg, dériverait de Bré - colline. Le suffixe Eg, Ag définit le lieu. Brennieg serait donc un lieu vallonné. Brignac se trouve attesté en 1330 sous la forme Bregnac.


BUBRY > BUBRI

Bubry, en breton Bubry, proviendrait de Bod Bre signifiant le bois sur la hauteur pour certains. D'autres font dériver ce toponyme du vieux breton Buddoc avec le sens de célèbre victoire. Ce terme Bud se retrouve dans le gallois Buddugoliaeth signifiant actuellement Victoire. Le toponyme Bubry est attesté en 1282 sous les formes Bubri et Beubri.


BULÉON > BUELION

Buléon, en breton Buelion, apparaît dès 1280, sous la forme de Buellion. Ce toponyme semble dériver de Bues - l'étable - ou Buel - le bétail - basé sur le radical Bo-, Bu- qui se retrouve dans les langues celtiques pour désigner le bovin. Ce radical se retrouve toujours en breton avec le mot Buoc'h signifiant vache - bétail se dit maintenant Chatal.

La langue manx - île de Man - utilisait le terme Boc'hill pour désigner le troupeau. Celà semble confirmer cette hypothèse liée à la présence de Bétail de manière importante ou régulière en ce lieu. JC Even, s'appuyant avec justesse sur la topologie des lieux, remarque que Buelion est situé sur l'ancienne voie romaine allant de Vannes à Corseul. Buléon peut donc être une étape sur la voie ; ses étables et/ou la présence d'un cheptel important et diversifié aura passé les siècles et imprimé sa marque définitive en ces lieux.


CADEN > KADEN

Caden, en breton Kaden, signifie 'bataille'. La commune est signalée dans le cartulaire de Redon sous le vocable de 'Plebs Catin' en 835.
Caden provient de l'ancien breton Kad signifiant bataille - actuellement 'Emgann' ou 'Stourm' - 'Cath' en Gaélique d'Ecosse et Irlande - 'Cad' en gallois.
Ce lieu vit sûrement se dérouler une bataille. Elle marqua les esprits.
Entre qui et qui ?...
Le vent de l'Histoire Bretonne en a soufflé les noms...


CALAN > KALANN

Calan, en breton Kalann, semble dériver de Catlon, ancien anthroponyme breton signifiant combattif et attesté en 832. Ce toponyme pourrait alors provenir du nom d'un Tiern - chef, prince - ayant établi son territoire en ces lieux. Certains auteurs voient en Kalann - Calan - une composition de Kad, nom masculin signifiant bataille et Lann - la lande. Kalann serait alors la lande de la bataille ; mais on ne sait quelle bataille...


CAMOËL > KAMOEL

Camoel, en breton Kamoel, proviendrait de Kamm signifiant tordu et Moel - colline que l'on retrouve toujours usité en Gaélique ou Gallois - en breton actuel Run. Kamoel - Camoel, situé sur une courbe de la Vilaine, pourrait donc signifier la courbe près de la colline. Les toponymes, sauf ceux liés à un anthroponyme, étant toujours liés aux caractéristiques topographiques du lieu, nous pencherions plutôt pour Moel dérivant de Gouel - sédiment, bas-fond, peut-être la présence d'un banc vaseux significatif sur la Vilaine; en breton contemporain, Goueledenn ou Goulezenn ont gardé le même sens.


CAMORS > KAMORZH

Comme pour beaucoup de toponymes, plusieurs hypothèses sont ici possibles.
Pour la légende Kamorzh, Camors en français, découlerait du nom de Comorre, roi sanguinaire - mais pas plus que les autres - au VI° siècle. Certains, avec ironie, voudraient faire découler Kamorzh de Moc'h, pemoc'h - le cochon à cause des sangliers peuplant la forêt domaniale. Plus probable est un dérivé du latin Campus Mori, via le breton, et signifiant 'Camp des Maures'. En breton contemporain, Kamp, ur C'hamp, substantif masculin, signifie toujours le camp et Morian, ar Vorianed traduit les africains, les noirs, les hommes à la peau sombre.
Sans doute, étant d'origine nord-africaine ou de peaux noires et sombres, un détachement de troupes de l'Empire Romain ayant séjourné sur ce territoire ou bâti un camp dont il ne reste trace, aurait généré cette appellation.


CAMPÉNÉAC > KEMPENIEG

Kempenieg, devenu Campénéac en français, est attesté dès l'an 840. Ce toponyme peut provenir de l'anthroponyme 'Campanius' que l'on retrouve régulièrement sur ce qui fût partie intégrante de l'Empire Romain.


CARENTOIR > KARENTOER

Carentoir, Karentoer en breton, semble tirer son origine de Karentos, chef vénète dont la forteresse se situait en ces lieux. Une autre hypothèse rapprocherait Carentoir du breton Ker an Toer, le village du couvreur, et donne lieu à une charmante légende où Saint Marcoul, le très célèbre, ayant été hébergé par un pauvre couvreur alors que les seigneurs locaux lui avaient refusé le gîte et le couvert remercia ce brave homme en lui prédisant qu'un gros village se dresserait bientôt là ou il habitait. Parmi ses hauts faits et gestes, Saint Marcoul a aussi donné pouvoir de guérison des écrouelles aux Rois de France; celà étant bien sûr une autre Histoire.
Si la légende du couvreur est bien charmante avec son Ker an Toer, elle est bien loin de la réalité qui se rapprocherait certainement plus de Karentos que du couvreur.


CARNAC > KARNAG

Carnac, Karnag en breton, provient du mot breton Karn qui signifie monticule de pierre, tas de pierre. Le suffixe '-eg' s'utilise, en breton, pour indiquer le lieu et correspondrait au '-aie' retrouvé en français dans hêtraie, chênaie... Karnag signifierait donc 'le lieu où il y a des galgals, des tumuli, des amas pierreux'.


CARO > KAROZH

Caro, en breton Karozh est donné pour avoir le sens de Karv, ar c'harv - substantif masculin prononcé 'Karo' - et signifiant le cerf. Ce sens se retrouve signifié dans les armoiries de la commune. Caro est aussi le nom d'une commune que l'on retrouve dans les Pyrénées-Atlantiques.


CAUDAN > KAODAN

Cité dès 1411 dans les archives de l'abbaye de la Joie d'Hennebont, Caudan, en breton Kaodan semblant provenir d'un hagionyme ou d'un patronyme du nom de Koadan ne tient pas la critique. Job Jaffré, dans Secrets et mystères de nos Ker - tome 2 - propose une étymologie plus fondée et cohérente quand il fait dériver ce toponyme de Cau avec un sens d'enclos.
< Caudan et ses toponymes >


CLÉGUER > KLEGER

Il semble que le toponyme Cléguer dérive du Vieux Breton Clegyr désignant une crête rocheuse. Ce toponyme, Clegyr Boia se retrouve aussi, en gallois, à Tyddewi, Sir Benfro - Saint David's, Penbrokeshire. Nous n'avons pas trouvé de traces écrites antérieures au XIX° siècle.


CLÉGUÉREC > KLEGEREG

Il semble que le toponyme Klegereg dérive du Vieux Breton 'Clegyr' désignant une crête rocheuse. Ce toponyme, Clegyr Boia, se retrouve aussi, en gallois, à Tyddewi, Sir Benfro - Saint David's, Penbrokeshire. Cléguerec, en breton Klegereg, serait donc un lieu caractérisé par de nombreuses crêtes rocheuses. Vous retrouverez ce toponyme dans Cléguer. Le suffixe '-eg, -ag' se retrouve aussi à Karnag - Carnac.


COLPO > KOLPOÙ

Kolpoù, est devenu Colpo en français. Ce toponyme dérive du breton 'Skolp, copeau, chaume, qui est toujours utilisé dans cette langue. Il se retrouve aussi en Gallois dans une forme proche,ysgolp. '-Où' étant la marque du pluriel que vous ne prononcerez pas ou comme en français mais aou, nous pouvons penser qu'une partie de ces terres étaient des terres labourées que l'on laissait en chaume après la moisson.


CONCORET > KONKORED

Orthographié Concouert en 1425, le toponyme de la commune se fixe rapidement en Concoret, en breton Konkored. Certaines significations données à ce toponyme sont totalement farfelues comme cette histoire de chevaliers se disputant le passage et apaisés par l'apparition miraculeuse de Notre Dame de la Concorde... qui se dit Kengarantez en breton !!!

Nous préférons, et de loin, la proposition de H. Abalain s'appuyant sur le breton Gored, barrage de rivière, toujours usité, et l'ancien breton Kon signifiant élevé. Ce lieu vit sans doute s'élever une pêcherie de rivière qui donna ce nom à la paroisse devenue commune.


COURNON > KORNON

Cournon, en breton Kornon, est une commune liée au monastère qui lui a donné son nom et est mentionné dans le cartulaire de Redon en l'an 870 et sous la forme Cornon. Nous n'avons pas encore trouvé le sens possible de Kornon. Il existe aussi une commune de Cournon en Auvergne.


CRAC'H > KRAC'H

En breton, la lettre C'H se prononce comme le CH du nach germanique.
Crac'h, en breton Krac'h, que vous ne prononcerez pas Crache pour ne pas passer pour un touriste inculte et ignare, rappelle une zone surélevée ou basse colline. Ce toponyme se retrouve aussi dans les Côtes d'Armor. En breton contemporain, nous utilisons toujours le terme de Krec'h pour désigner une éminence ou colline.


CRÉDIN > KERZHIN

Au-delà des histoires expliquant que Kerzhin - Crédin est dû à la foi de ses habitants parce que Krediñ signifie croire en breton, il est des explications plus honnêtes et sensées.
Kerzhin - Crédin apparaît en l'an 1116 sous la forme de Cherdin pour devenir Guerzin en 1387. La constante du radical Dun dans les formes passées avec le sens de fort, fortifié que l'on retrouve dans Verdun, Autun, Issoudun est à noter.
Une version propose ce toponyme dérivant de Krec'h, mont, et Dun, fort; ce qui transformerait Crédin en Mont-Fort.


CROIXANVEC > KROESHAÑVEG

Signalée dès 1113 sous le nom de 'Groshaneg', la commune bretonne de Kroeshanveg, Croixanvec en français, doit son toponyme à une pâture d'été, soit présentant une croix remarquable, deux chemins se croisant ou tout autre croisement d'objets remarquables.
'Kroaz' signifie 'croix' en breton. 'Hanveg' se traduirait par 'estival'.


CRUGUEL > KRUGELL

Cruguel, en breton Krugell, signifie 'tumulus, tertre funéraire'.
Ce terme est toujours usité avec un sens identique. Il peut aussi se composer pour former des termes comme Krugell-Verien - fourmilière ou Krugell an Oadoù - la pyramide des âges...


DAMGAN > DAMGAN

Damgan, en français comme en breton, n'a pas encore trouvé une étymologie probante.
Pour certains auteurs, Damgan signifierait 'la dune aux épaves'. Ce toponyme ferait allusion au droit d'épave, dit 'droit de Lagan' qui laissait propriété au seigneur et à son découvreur, de tout ou partie des objets sans propriétaire reconnu arrivant sur les grèves avec les marées.
D'autres voient, dans Dam, une altération du 'Domnus' latin. Cela transformerait Damgan en 'lieu sur le chenal'.


ELVEN > AN ELVEN

C'est en 910 que le nom de la commune d'Elven apparaît pour la première fois dans l'Histoire sous le nom de Plebs Eluen. Il est un des 800 toponymes cités dans ce cartulaire de Redon si précieux pour la connaissance de l'Histoire médiévale de Bretagne. Eluen est un hagionyme à rapprocher du Elwenn gallois.


ERDEVEN > AN ARDEVEN

Erdeven, en breton An Ardeven, provient du breton War ar Devenn'. War, localement prononcé ar, signifie sur'. Tevenn, ar Devenn est le substantif féminin désignant la dune. Nous vous laissons maintenant trouver le sens et faire un tour à Erdeven pour visiter les dunes...


ÉTEL > AN INTEL

Étel, en breton An Intel, apparaît sous une forme latine Ectell dans le cartulaire de Sainte-Croix en Quimperlé, Finistère; nous sommes vers l'an mil. Différents domaines et terres sont cédées à l'abbaye par Rudalt et Arzkan - Orscand, fils et petit-fils d'Arzkan Meur - Orscand le Grand, évêque de Vannes.
../..

< Étel et ses toponymes >


ÉVELLYS > EVELIZ


ÉVRIGUET > EVRIGED

Évriguet, en breton Evriged, brille par son absence dans les manuscrits, cartulaires et autres parchemins...

L'abscence de formes anciennes ne permet pas d'aller plus avant sur l'étymologie de ce toponyme. Évriguet est aussi le nom d'un ruisseau qui arrose Ménéac. L'Évriguet est aussi connu sous le nom de 'Ruisseau du Verger' ou Ruisseau du Guérand; c'est un affluent du Léverin.


FÉREL > FEREL

Ferel, françisé en Férel, est attesté dès 1429 dans les archives de la Seigneurie de la Roche-Bernard. Férel était une des paroisses du Plou Gavele centré sur Péaule, au nord de la Vilaine. Cette extension du Plou Gavele au sud de la Vilaine, et au détriment du Plou Wenrann dont Férel dépendait, semble liée aux revendications des évêques de Vannes. Ce passage de Férel de l'évêché de Nantes à celui de Vannes est antérieur aux années 900.

Même si Fer signifie toujours Brave, courageux en Breton, le sens étymologique de Férel est totalement inconnu.


GÂVRES > GAVR

Nous retrouvons ce toponyme au XV° siècle sous la forme Le Gavffre, puis sous la forme Kergasvre en 1540. Contrairement à ce qui est largement répandu, et par un raccourci rapide, Gâvres, en breton Ar C'havr, ne signifie pas l'île de la chèvre mais pourrait être rapproché de Gavrinis, en Larmor-Baden et aurait une signification proche, si ce n'est identique.

Les oronymes et hydronymes sont des toponymes particulièrement durables et parmi les plus anciens de notre patrimoine. Pour tenter de cerner le sens de Gâvres, il nous faut remonter le temps et imaginer le littoral avec le niveau marin plusieurs mètres sous sa surface actuelle.

En ce qui concerne Gâvres, c'est, au Néolithique, une colline alors bien plus élevée par rapport au niveau marin de l'époque qui est de 8 à 10 mètres plus bas que le niveau actuel ; nous ne sommes plus sur une presqu'île mais sur une colline dominant un paysage et des vallées fluviales encaissées, fortement influencées par les marées ou les flux et reflux ne peuvent être que d'une très grande violence.

Il existe un radical breton Govero associé à l'idée de flux aqueux violents, tumultueux, tourbillonnaires ; on le retrouve d'ailleurs dans le mot Gouffre qui pourrait expliquer de manière cohérente ce toponyme de Gâvres qui serait alors un lieu proche de ce courant violent, mascaret très marqué, que l'on imagine remonter cette rade de Lorient, alors vallée voyant un fleuve côtier s'écouler en son sein.


GESTEL > YAESTEL

Gestel, en breton Yaestel, dériverait - pour certains - de Gerved signifiant gîte des cerfs et ferait allusion aux moines du Moustoiric qui, semble t'il, utilisaient des cerfs apprivoisés comme bêtes de somme. L'autre hypothèse décomposerait ce toponyme en Iost-hael signifiant juste et noble, hypothèse nous semblant totalement infondée.

Si, en breton contemporain, cerf se dit Karv, ar C'harv - substantif masculin - il est de nombreuses citations et exemple de cerfs domestiqués et utilisés comme bête de somme. Au Bas Moyen-âge, un cerf était gratuit - il suffisait de l'attraper dans la forêt ; par contre, un cheval coûtait très, très, très cher. À titre anecdotique, une des premières tentatives de normalisation des peines en fonction d'un délit, au bas Moyen-Âge, punissait de mort celui qui tuait un cheval ou détruisait une ruche - source de sucre ; le meurtre d'un homme était puni d'une amende.

Nous retrouvons Gestel sous la forme de Jestell en 1387 dans le chapitre de Vannes ; Yestell en 1416 dans les archives des Rohan-Guéméné. Elle est alors une trêve de la paroisse de Lesbin-Pont-Scorff.


GLÉNAC > GLENNEG

Glénac, en breton Glenneg, proviendrait du breton Glann qui, en breton vannetais, signifie toujours rive. La canalisation de l'Oust a profondément modifié la morphologie des lieux, supprimé les divagations de cet affluent de la Vilaine et la superficie marécageuse. Néanmoins, les marais proches - dont celui du Mortier - sur la confluence de l'Aff et de l'Oust confortent cette hypothèse.

Glénac est attesté en 1330 sous la forme Glannac.


GOURHEL > GOURHAEL

Gourhel, en breton Gourhael, est attesté dès 1131 sous le toponyme 'Gurhel, monasterium', dans les archives du prieuré de Malestroit. La structure originelle de la commune est donc probablement un village établit autour du Monastère de Gourhel. Gourhel est un anthroponyme dérivant du breton 'Gour' - viril, fort et 'hael' - noble, honorable.


GOURIN > GOURIN

C'est au XI° siècle que le toponyme de Gourin apparaît pour la première fois dans les écrits nous étant parvenus. Il y est écrit sous la forme Gurvræn. Nous le retrouvons aussi en 1163 sous la forme de Gorurein dans le cartulaire de Quimperlé.
Gourin semblerait dériver du préfixe Gou-, petit, et Bré, Bren, colline, avec mutation du B en V comme il est d'usage en Breton. Gourin serait donc une petite colline aux caractéristiques suffisamment marquées et reconnaissables pour être signalée sous cette appellation.


GRAND-CHAMP > GREGAM

Grand-Champ se retrouve cité dès 1224 sous la forme latine Grandi Campo et fait sans doute référence à un camp romain d'une certaine importance. En Breton, nous appelons cette commune Gregam.


GUÉGON > GWEGON

Guégon, en breton Gwegon, est attestée en 1283 dans les archives de l'abbaye de la Joie en Hennebont, sous la forme Gwezgon. Le sens de ce toponyme reste mystérieux et les explications réalisées par l'abbé Nizan, trop orientées, ne sont pas recevables. Faisant dériver ce toponyme du nom d'un certain Wescon, missionnaire venu de Landévennec évangéliser les habitants et y construisant une église en roseaux et branchages est fortement teintée de propagande religieuse et manque totalement de sérieux.


GUÉHENNO > GWEZHENNOÙ

Guéhenno, en breton Gwezhennoù, est attesté en 1260 dans les archives de l'abbaye de Lanvaux sous la forme Mouster Gwezennoù. Cette première attestation nous rappelle l'existence d'un monastère, initial ou non, implanté sur un lieu boisé signalé par ce gwezhennoù significatif.


GUELTAS > GWELTAZ

Gueltas, en breton Gweltaz, est attesté en 1264, date à laquelle il se retrouve dans les archives de la famille Rohan-Chabot sous la forme latine Sanctus Gildasius et place donc la commune sous la protection de Saint Gildas; sans doute, quelque lieu consacré à ce saint - ou quelques dépendances de l'abbaye de Saint-Gildas en presqu'île de Rhuys - aura-t'il influé l'apparition de ce toponyme.
Sant Gweltaz ar Fur - Saint Gildas le Sage, est natif d'Écosse, pays où il voit le jour vers la fin du V° siècle. Ordonné prêtre en 518, il part en Irlande puis passe en Armorique où, avec ses disciples et moines, il bâtit le monastère de Rhuys en Saint-Gildas de Rhuys. Il semble qu'il meurt à Houat.


GUÉMÉNÉ-SUR-SCORFF > AR GEMENE

Guéméné-sur-Scorff, en breton Ar Gemene, dérive du Kemenet Guégant dont il était la capitale. Un Kemenet était un lieu de commandement qu'un suzerain attribuait à un vassal, avec charge pour celui-ci de le garder, de le protéger et d'y entretenir des soldats grâce aux revenus de ces terres. Il semble que les Kemenet soient apparus après les invasions normandes car ils n'apparaissent pas dans les textes antérieurs à ces invasions datant du IX° siècle.

La spécification -sur-Scorff permet de différencier Ar Gemene de Gwenvenez-Penfaoù - Guéméné-Penfao.


GUÉNIN > GWENNIN

Guénin, en breton Gwennin, est attribuée à Saint Guénin. Il est intéressant de remarquer que Gwennin - Guénin comporte le radical Gwen signifiant blanc, mais aussi saint, immaculé.

Sur cette commune, vous avez le site de Menez Gwenn, la montagne blanche, sacrée, sainte qui fût sans doute lieu de culte pré-chrétien. Celà explique la chapelle Saint Michel au sommet du Maneguen ; Saint Michel y terrasse le dragon du paganisme. Vous pourrez aussi noter le Sant Gwen - Saint Guen, proche du bourg...


GUER > GWERN-PORC'HOED

Guer, en breton Gwern-Porc'hoet, provient du radical Gwern - que l'on retrouve toujours en Gallois sous la forme Gwernin signifiant aulnes. Sans doute, à l'époque où ce toponyme s'est fixé, une zone marécageuse où poussaient des aulnes en quantité remarquable. -Porc'hoet permet de différencier Guer de Gwern, autre commune du Morbihan.

Gwern-Porc'hoet - Guer est attesté, pour la première fois connue dans les écrits, en l'an 836 et nous le retrouvons sous la forme Wern.


GUERN > GWERN

Guern, en breton Gwern, provient du radical Gwern - que l'on retrouve toujours en Gallois sous la forme Gwernin signifiant aulnes ; sans doute, à l'époque où ce toponyme s'est fixé, une zone marécageuse où poussaient des aulnes en quantité remarquable et significative. La commune de Guer, aussi en Morbihan, trouve une étymologie identique à son toponyme.

Gwern - Guern se retrouve attesté en l'an 1125 sous la forme Guern, puis en l'an 1315 sous la forme Guaier.


GUIDEL > GWIDEL

Guidel, en breton Gwidel, proviendrait de Uital - Uitalis qui semble être un anthroponyme avec cette hypothèse faisant l'unanimité. La proposition faisant provenir ce toponyme Guidel des Goïdels ou Gaels en s'appuyant sur une colonisation ponctuelle de ce peuple a été abandonnée. Guidel est attesté en l'an 1114 sous la forme Guidul.

< Guidel et ses toponymes >


GUILLAC > GILIEG

Guillac, en breton Gilieg, est attesté en 834 dans le cartulaire de Redon sous la forme Giliac - Giliac Plebs. On le retrouve sous des formes proches: Gillac, Guillac, Gilac et, sous une forme Glac au XVI° siècle.
Comme beaucoup de toponymes en -ac, celui de la commune de Guillac trouve son origine dans l'existence d'un domaine rural gallo-romain dont le propriétaire devait être un certain Guillus dont nous ne savons rien.


GUILLIERS > GWILER-PORC'HOED

Guilliers, en breton Gwiler-Porc'hoet est attesté avec certitude en 1041 sous la forme quilir, puis en 1164 avec un Guiler. On retrouve aussi ce toponyme certifié sur une cloche datée de 1315. Ofis ar Brezhoneg, l'office de la langue bretonne, signale ce toponyme en 1108 sous la forme Guilleri mais avec un doute.

Ce toponyme, tout comme Guilers et Guiler-sur-Goyen, semble dériver du villare latin désignant des domaines ruraux gallo-romains.


GUISCRIFF > GWISKRI

Guiscriff, en breton Gwiscri, est attesté en 1099 sous la forme Guiscri, Plebs et nous indique donc l'existence en ces lieux d'une paroisse primitive. On retrouve Guiscrist en 1292 dans le cartulaire de l'Abbaye de Saint-Croix en Quimperlé et Guisguri en 1508.

Guiscriff est un toponyme laissant beaucoup de questions en suspens. Certains toponymistes ont pensé y voir un dérivé des Gwit- comme pour Gwitalmeze - Ploudalmézeau mais le S pose problème comme l'a si bien souligné J. Loth. Pierre Hollocou, après avoir étudié toutes les pistes possibles, invite à réfléchir sur la forme Guasguri et les toponymes en Gua-. Le sens de ce toponyme reste encore mystérieux et la question ouverte.


HÉLLÉAN > HELEAN

Hélléan, en breton Helean, est attesté dès 1330 sous la forme de Helien et se retrouve en 1468 dans les archives des Carmélites des Trois-Marie de Bondon - près de Vannes, sous la forme Héléan. Nous ne connaissons pas le sens possible de ce toponyme.


HENNEBONT > AN HENBONT

Ville d'habitat très ancien, Hennebont, en breton Henbont, signifie 'Vieux Pont'. C'est déjà sous ce toponyme que l'agglomération apparaît dans les écrits en 1114. C'est à Hennebont que fut construit le premier pont permettant de traverser le Blavet et ce fait explique le développement de la ville.


ÎLE DE GROIX > GROE

Groix, en breton Enez Groe, est attestée en 1037 sous la forme Groë, Insula ; nous retrouvons ce toponyme sous la forme Groye, Groy, Groyas, Groas au cours des siècles. La signification réelle de ce toponyme reste mystérieuse et les différentes hypothèses allant de Enez ar Gwrac'h - l'île de la vieille, à Enez ar C'hroaz - l'île de la Croix - sont farfelues.

< Groix et ses toponymes >


ILE-AUX-MOINES > ENIZENAC'H

L'Île-aux-Moines, en breton Enizenac'h, est attesté pour la première fois connue dans le cartulaire de Redon en 856, date à laquelle nous retrouvons ce toponyme dans la phrase Crialeis, id est enes-manac ad faba. Ce cartulaire nous renseigne donc sous la forme originale Crialeis et Enez-Manac'h devenu Enizenac'h en breton contemporain dont Île-aux-Moines n'est que la traduction imprécise du toponyme breton qui ne parle que d'un moine alors que la francisation en voit plusieurs.

Crialeis, devenue Enizenac'h fut donnée par Erispoé, roi de Bretagne, aux moines de l'abbaye de Redon pour les fèves que l'on y cultivait.


ILE-D'ARZ > AN ARZH

En breton, c'est An Arzh ; en français, vous la connaissez sous le nom d'Île d'Arz.

C'est en 1031 que ce toponyme est cité, sous sa forme latine Art Insula. La traduction littérale d'Île d'Arz par île de l'ours ne nous semble pas justifiée. Arzh est à voir ici comme un anthroponyme qui, à l'époque où il était utilisé, était très honorifique. La traduction la plus juste nous semblerait donc être Île d'Ours.

Qui était Ours ?...
Sans doute un chef de clan breton, un Pentiern; homme au caractère, au charisme et à la force bien marquée que suivait un groupe clanique. Arzh se retrouve aussi dans le toponyme des communes de Arzal, Arzano.


ÎLE-DE-HOEDIC > EDIG

Hœdic, en breton Edig, est attestée au XIII° siècle sous une forme identique - malgré la graphie légèrement différente, à la forme bretonne actuelle.

Traduire Hœdic par Le Caneton est aisé mais bien éloigné de l'origine du toponyme qui semble préceltique et dont la signification est inconnue.


ILE-DE-HOUAT > HOUAD

Houat, en breton An Enez Houad est attestée en 1454 dans des documents relatant la canonisation de Saint Vincent Ferrier. Le nom de l'île se retrouve aussi dans certains documents du XII° siècle selon Ofis ar Brezhoneg

Tout comme Hœdic, l'étymologie de ce toponyme reste mystérieuse et de nombreuses hypothèses sont envisagées dont, les plus sérieuses, une origine pré-celtique ; hypothèse assez largement partagée.

< Houat et ses toponymes >


INGUINIEL > AN IGNEL

Inguiniel, en breton An Ignel, est attesté pour la première fois connue en 1280 et se trouve dans le cartulaire de l'abbaye de la Joie en Hennebont sous la forme latine Yguynyel, Parrocha.

Le Flohic, en 1996, notant que le bourg est situé sur une hauteur, propose l'évolution d'un Dun Ewl signalant un lieu fortifié et étayant son hypothèse par l'évolution du toponyme Dineault dont Dun Ewl était la forme originelle.


INZINZAC-LOCHRIST > ZINZAG-LOKRIST

Inzinzac-Lochrist est une commune formée par quatre entitées: Inzinzac, Lochrist, Penquesten et Kerglaw.

Inzinzac, en breton Zinzag, est attesté en 1387 dans les archives du Chapitre de Vannes sous la forme Disinsac. Comme tous les toponymes se terminant en -ac, Inzinzac dérive certainement du nom d'un domaine gallo-romain originel dont le propriétaire devait être un certain Dicinius, gentilice latin que l'on retrouvait aussi en Ombrie et Étrurie.

< Inzinzac-Lochrist et ses toponymes >


JOSSELIN > JOSILIN

Josselin, en breton Josilin est attesté en 1080 dans le cartulaire de Redon qui - Castrum et castellum de Goscelini - signale par celà l'existence du château et de la place forte. Nous retrouvons en 1129 la même appellation - Castellanum Joscelini - dans les archives du Prieuré de Saint-Martin situé à Josselin même.

Josselin est le nom de celui qui bâtit le château du même nom. Ce Josselin était un des fils de Guethénoc, comte du Poher, ayant vécu de l'an 998 à l'an 1040.


KERFOURN > KERFORN

Kerfourn, en breton Kerforn, est attesté en 1461 dans les archives du Duché de Rohan-Chabot sous sa forme bretonne Kerforn. Kerforn - Kerfourn signale simplement l'existence d'un village ayant un four; four suffisamment caractéristique pour désigner ces lieux sans erreur possible.

Si actuellement nous utilisons le four aisément, le chauffer, à l'époque, était chose difficile et coûteuse. Dans l'immense majorité des villages et hameaux, le four n'était chauffé qu'une fois par semaine ou par quinzaine, parfois par mois car la dépense en bois était trop lourde et coûteuse - et ce coût prohibitif expliquant les crêpes. Propagande républicaine faisant, le four banal et les taxes seigneuriales liées à son usage furent présentées par l'histoire de la République comme une forme de despotisme exercé par la noblesse sur le Tiers-Etat ; elles trouvaient leurs raisons d'être dans la charge financière liée à l'achat du bois, la nécessité d'économiser le combustible et d'entretenir ce four régulièrement.


KERGRIST > KERGRIST

Kergrist, en breton Kergrist, signifie La maison du Christ. Ker - ar ger signifie maison, la maison. Kergrist est attesté en 1205 sous la forme Guercrist et la compréhension de ce toponyme est sans difficulté.


KERNASCLÉDEN > KERNASKLEDENN

Kernascléden, en breton Kernaskledenn, est signalé en 1428 sous la forme Kernasteden puis Kernastreden en 1430.
Nous n'avons pas encore trouvé d'explication cohérente à ce toponyme.


KERVIGNAC > KERVIGNAG

Kervignac, en breton Kervignag, est attesté dès le VI° siècle dans le cartulaire de l'Abbaye de Sainte-Croix à Quimperlé sous la forme latine Plebs Veneaca. En 1279, nous retrouvons la paroisse de Kervignac dans les archives de l'Abbaye de la Joie en Hennebont sous la forme Kerveniac, Parrocha. Ce toponyme pourrait signifier le village, ou la ferme, où pousse de la vigne - Gwini en breton.

< Kervignac et ses toponymes >


KERYADO > KERIADOÙ

Keryado, en breton Keriadoù, ancienne commune du Morbihan, ne laisse pas de traces dans les vieux documents. Cet ancien écart de la ville de Plœumeur serait à rapprocher du Keriad, en breton, qui rappellerait un ensemble de maisons, un écart, un hameau et son contenu de constructions. Pendant longtemps, la commune, actuellement quartier de Lorient, voyait son habitat plutôt construit le long de l'actuelle rue de Belgique ; ce n'est que plus tard que la commune s'étendit en largeur comme par exemple le quartier de Saint Thérèse construit dans les années 1920-1930.

< Keryado et ses toponymes >


LA CHAPELLE-CARO > CHAPEL-KAROZH

Ce toponyme composé provient de la famille de La Chapelle pour sa première partie. Quant à Caro, en breton Karozh, il est donné pour avoir le sens de Karv, ar c'harv - substantif masculin prononcé Karo - et signifiant le cerf. Ce sens se retrouve signifié dans les armoiries de la commune.

La Chapelle permettait de différencier les terres de cette seigneurie de celles de Karozh - Caro.


LA CHAPELLE-GACELINE > AR CHAPEL-WAGELIN

La Chapelle-Gaceline, en breton Ar Chapel-Wagelin, est probablement la chapelle privée d'une dame ou demoiselle Gaceline - prénom du Moyen-Âge - qui est signalée dans le Cartulaire de Redon en 1029 sous la forme Uuaceline.


LA CHAPELLE-NEUVE > AR CHAPEL-NEVEZ

La Chapelle-Neuve, en breton Ar Chapel Nevez, est un démenbrement de Plumelin.

La commune doit son nom à une chapelle nouvellement construite par rapport aux autres chapelles environnantes et appartenant à la confrérie du Saint Sacrement ; confrérie que l'on retrouve un peu partout en Bretagne dont, entre autre, à Saint-Caradec.

C'est 1847-1848 que La Chapelle-Neuve est détachée de la paroisse de Plumelin ; elle sera érigée en commune en 1867.


LA CROIX-HÉLLÉAN > AR GROEZ-HELEAN

La Croix-Hélléan, en breton Ar Groez-Helean, est attesté vers 1350.

Le XV° siècle voit ce toponyme en latin sous la forme Crux Heleana et est attesté dans le pouillé de Tours ; le mot latin Crux pouvant être une Croix mais aussi le gibet.

Tout comme Hélléan, en breton Helean, qui est attesté dès 1338 sous la forme de Helien et se retrouve en 1468 dans les archives des Carmélites des Trois-Marie de Bondon - près de Vannes - sous la forme Héléan nous ne connaissons pas le sens possible de ce toponyme, probablement un anthroponyme.


LA GACILLY > GAZILIEG

La Gacilly, en breton Gazilieg, offre plusieurs hypothèses. Soit ce toponyme dérive de Liskily - Lez Kily ? - un ancien village de la commune, ou provient de Gasselet ou Gua- relierait ce toponyme au marécage. Le mot Gwazh existe toujours en breton et signifie marécage, pré marécageux.

Ce toponyme est attesté en l'an 1340 sous la forme La Gacille, que nous retrouvons en 1405 sous la forme La Gazilly.


LA GRÉE-SAINT-LAURENT > AR C'HAVR-SANT-LAORAÑS

La Grée-Saint-Laurent, en breton Ar C'hrav-Sant-Laorañs, doit une partie de son toponyme à Saint Laurent qui est le saint patron de la commune et de l'église paroissiale.

Grée dériverait du latin Grada, pente. En breton, nous retrouvons le mot Grav - prononcé Grao, signifiant côte, pente ascendante.


LA ROCHE-BERNARD > AR ROC'H-BERNEZ

La Roche-Bernard, en breton Ar Roc'h-Bernez, est attesté pour la première fois connue en l'an 1028 sous sa forme latine Rocha Bernardi ; nous retrouvons ce toponyme en 1252 avec un Rupes Bernardi.

Comprendre ce toponyme ne pose aucune difficulté ; il est liée à cette roche marquante et caractéristique sur les bords de Vilaine ainsi qu'à un certain Bernard, premier seigneur connu du lieu.


LA TRINITÉ-PORHOET > AN-DRINDED-PORC'HOET

La Trinité-Porhoet, en breton An Drinded-Porc'hoed, est attesté en 1163 sous la forme Sanctae Trinitatis de Porhoit dans le cartulaire de Redon. Nous retrouvons ce toponyme dans les archives du duché de Rohan-Chabot en 1251 sous la forme Villa de Trinitate.

La Trinité-Porhoet est placée sous la protection de la Sainte Trinité chrétienne représentant le Père, le Fils et Saint-Esprit. La forme de 1251 rappelle que ce topoyme peut être lié à l'existence d'une villa gallo-romaine. Les formes anciennes de Porhoet se retrouvent en Pourhoet, Poutrecoet, Potrocoet, ... et semblerait dériver du latin Pagus trans Sylvam, le pays à travers la forêt...


LA TRINITÉ-SUR-MER > AN DRINDED-KARNAG

An Drinded-Karnag, La Trinité-sur-Mer en français, tire son nom de l'ancienne chapelle du village qui, avant 1864, s'appelait encore Lokeltaz - Locqueltas, lieu sacré de Gweltas, Gildas, qui est signalé sous cette forme en 1750 pour la première fois connue. Le toponyme breton traduit en français donnerait La Trinité-Carnac. An Drinded rappelle La Sainte Trinité des Chrétiens ; la commune lui doit son nom .


LA TRINITÉ-SURZUR > AN-DRINDED-SURZHUR

An Drinded-Surzhur a été francisé en La Trinité-Surzur. L'origine de ce toponyme reste obscure. Pour certains, elle proviendrait d'un Sartorius et serait de l'évolution de cet anthroponyme romain.
La Trinité fait référence à la Sainte Trinité de la religion chrétienne. La Trinité-Surzur est attesté au XVIII° siècle sous une forme francisée La Trinité de la Lande.


LA VRAIE-CROIX > LANGROEZ

La Vraie-Croix, en breton Langroez, aurait pour origine une relique de la Sainte Croix ramenée de Terre Sainte, probablement par les chevaliers de Saint Jean de Jérusalem, très présents en Bretagne. Cet ordre de moines-chevaliers possède alors des terres sur la commune ; ces terres dépendent de la commanderie de Carentoir.

En breton, Langroez signifie La Lande de la Croix et ce toponyme est attesté en 1522 pour la première fois connue dans les écrits. On le retrouve cité sous la forme L'Hopital de Sulniac, forme rappelant bien les origines de cette paroisse devenue commune.


LANDAUL > LANDAOL

Les archives du Duché de Rohan-Chabot voient le toponyme Landaul, en breton Landaol, cité pour la première fois connue en tant que paroisse sous la forme Landaule. Lann ne pose aucun problème et désigne un ermitage. Les études réalisées par François Falc'hun relient Landaol - Landaul à la racine -dol, désignant une île formée par les méandres d'un cours d'eau.
Enserrée entre deux ruisseaux dont les sources sont proches, Landaul se prolonge vers l'aber d'Étel et forme comme un île. Les comparaisons faites avec Pont-an-Daul en Plouay qui se situe sur une boucle du ruisseau qu'il franchit et Manédol en Bubry, dominant une large boucle du ruisseau qui l'arrose confirment cette explication. L'origine de Landol- Landaul se trouverait donc probablement liée à l'existence d'un ermitage présent en ces lieux et maintenant disparu, ou à l'occupation de ces lieux par un clan breton dont le pentiern, chef breton, at laissé son nom à ce lieu qui fut christianisé ultérieurement.


LANDÉVANT > LANDEVAN

Les archives de l'Abbaye de la Joie à Hennebont attestent de l'existence de Landévant en 1437 sous la forme Lendévant, en breton, Landevan. Landevan - Landévant est formé d'un Lan-, que l'on retrouve dans des toponymes comme Landévennec, et qui rappelle l'existence d'un ermitage originel et d'un anthroponyme, ici probablement un Dyfan.


LANESTER > LANNARSTÊR

Lanester, en breton Lann er Ster, signifie La lande de la rivière. Ce toponyme est directement lié aux marais maritimes dont vous pouvez voir quelques reliques près du château du Diable, direction Caudan en longeant le Scorff, ou en allant vers Les Chantiers de Lanester.

Avant les travaux de comblements, les rives du Scorff et du Blavet étaient pénétrées à intervalle régulier par la marée, slikkes et schorres se mélangaient alors dans un entrelacs infini et grandiose.
Lorient et Lanester avaient besoin de place...


LANGOELAN > LANWELAN

Langoëlan, en breton Lanwelan, est attesté dès 1268 dans les archives de l'abbaye de Bon-Repos où elle est déja signalée comme paroisse.

Le suffixe lann nous permet de dater la fondation de la paroisse au haut-moyen-âge. Lann est maintenant défini comme un lieu de culte chrétien, il s'agit aussi, à l'époque d'une entité locale bretonne christianisée en entité administrative religieuse. Elle est suivie par un anthroponyme Gwelan, saint ou pentiern - chef breton local - nous ne le savons pas.


LANGONNET > LANGONED

Langonnet, en breton Langoned, est attesté au XI° siècle sous la forme Lanchunuett. Nous le retrouvons en 1161 sous la forme Langonio dans un manuscrit concernant l'abbaye et en 1316 sous la forme Lenguenet.

Langoned - Langonnet dérive de Lan- rappelant l'existence d'un ermitage originel en ces lieux et d'un anthroponyme Konoed, soit un saint gallois, soit un des disciples de Gwenole, fondateur de l'abbaye de Landévennec, soit un Pentiern remarquable.


LANGUIDIC > LANGEDIG

Languidic, en breton Langedig, est signalé dès 1160. Ce toponyme se décompose en Lann ; utilisé comme radical, il est toujours suivi d'un nom de personne. Bien que souvent traduit en ermitage, ce mot a gardé son sens originel de village en Gallois. Nous pensons que ces Lann font plus allusion au village qu'à l'ermitage; christianisation de l'histoire faisant. Langedig - Languidic serait alors un village créé par un groupe d'émigrants bretons dont le penntiern - chef, aurait été un certain Kedig ou Kintig.

La déformation de Lann en ermitage où séjournait toujours un saint fut:
- Soit le fait des premiers missionnaires chrétiens convertissant les Bretons ; ils préférèrent sans doute sanctifier et détourner la mémoire d'un vieux chef respecté à leur profit que de lutter contre le puissant culte de sa mémoire.
- Soit le fait des premières études étymologiques des toponymes qui furent souvent réalisées par des prêtres. Fortement influencés par leur foi, ils eurent sans doute tendance à multiplier les saints locaux qui, plus proches du peuple et de sa culture que les officiels de Rome, renforçaient leur influence au sein de la paroisse et de ses écarts.


LANOUÉE > LANNOEZ

Lanouée, en breton Lanouez, est attesté en l'an 830 dans les cartulaire de Redon sous la forme latine Lanoes, plebs. Lanouez - Lanouée est formé du radical Lan- désignant un ermitage originel, datant sans doute de l'arrivée des Bretons, et de Oez ou Ouez que l'on retrouve aussi dans le nom de famille Houé.
Sa signification nous est totalement inconnue et Wez était sans doute un pentiern ou homme de statut local remarquable.


LANTILLAC > LANTILIEG

Lantillac, en breton Lantilieg, est attesté sous la forme Lentillac dans les archives du chapitre de Vannes en 1378. Les toponymistes, par le suffixe gallo-romain en -Ac penchent pour un toponyme dérivant d'un nom de domaine, dont le propriétaire s'appelait sans doute Lentillus.


LANVAUDAN > LANVODAN

Lanvaudan, en breton Lanvodan, est attesté dès 1300 sous sa forme francisée. Ce toponyme dérive de Lann signifiant Ermitage, ermitage qui était placé sous la protection de saint Maodez dont les hauts faits et gestes ne sont plus à démontrer.

Beaucoup de lieux en Bretagne ont été christianisés et il est aussi probable que ces saints multiples ne furent que des chefs bretons, appelés Pentiern


LANVÉNÉGEN > LANNEJENN

Lanvénégen, en breton Lanejenn, est attesté en 1536 sous la forme Languenegean. Le Lan breton est un lieu consacré à un saint personnage qui, dans ce cas, serait une certain Guénégan. Ses hauts faits nous étant totalement inconnus, nous n'irons plus loin dans sa biographie.

Multiples saints bretons sont très certainement des chefs bretons, pentiern, qui ont marqué leur territoire en lui laissant leur nom. La christianisation, faisant feu de tous bois, les aura béatifiés dans son intérêt et les multiples lann, probablement entités administratives, se sont mués en ermitages innombrables habités par quelques saints personnages bien utiles.


LARMOR-BADEN > AN ARVOR-BADEN

Larmor-Baden, en breton An Arvor-Baden, est attesté en français pour l'année 1401 ; nous retrouvons une information concernant Notre Dame de larmor. Le toponyme du lieu devait être autre car il est signalé avec un Guendur au XV° siècle, un Kerloeis, la maison de Louis, au XVI° siècle, appellation que nous retrouveront de manière récurrente au cours des années. Le nom de la commune a été fixé et décidé lors de sa création en 1924.


LARMOR-PLAGE > AN ARVOR

Larmor-Plage, en breton An Arvor, doit son toponyme à son église, Itron Varia an Arvor - Notre Dame de Larmor. An Arvor - l'Armor en français, est la facette maritime de la Bretagne ; l'autre facette du pays est An Argoat - l'Argoat en français. L'Argoat est tout ce qui n'est pas de l'Arvor.

< Larmor-Plage et ses toponymes >


LARRÉ > LARE

Larré, en breton Lare, est attesté en 1387 sous l'orthographe Lare, utilisée actuellement en breton. Ce toponyme rete d'une garde stabilité orthographique et, d'après certains toiponymistes, dériverait d'un vllage du nom de Lez an Are, la cour de l'Arré ; nous restons dubitatifs sur cette explication.


LAUZACH > LAOZAG

Lauzach, en breton Lauzac'h avec un C'H prononcé comme le CH> du nach allemand, est attesté en l'an 1330 sous la graphie Lausa ; le breton vannetais ne prononcant quasiment pas le C'H expliquant cette orthographe. 1387 voit un Lauza qui se maintiendra avec régularité dans les écrits connus ; ce n'est que l'année 1823 qui voit appraître un Lauzach.

Certains souhaiteraient faire dériver ce toponyme, d'une manière rapide, d'un Loc Jacq mais les formes ancienne éliminent cette explication. Nous pencherions plutôt pour l'hypothèse de Job Jaffré, journaliste au disparu journal La Liberté du Morbihan et fin toponymiste lorientais qui faisait dériver ce toponyme du mot breton Ozac'h, an Ozac'h, le mari mais aussi homme habile et courageux ; peut-etre un remarquable Pentiern, chef breton, qui aura laissé som souvenir en ces lieux.


LE BONO > AR BONOÙ

Le Bono dérive du Breton Ar Bonoù. Certains lient ce toponyme au nom des jardinets du village ; Bon - prononcer bonne - Bonoù au pluriel, substantif masculin, signifie borne, bornes et, sans doute, est-il possible de trouver là, le sens de ce toponyme. Nous pourrons faire un rapprochement avec Ambon, autre commune du Morbihan.

Ar Bonoù - Le Bono apparaît très tardivement dans les écrits car nous n'en trouvons trace qu'en 1815 sous sa forme actuelle.


LE COURS > AR C'HOUR

Le Cours, en breton Ar C'hourz, brille par son absence totale dans les écrits du passé ; sauf découvertes à venir ou récente. La commune est un démembrement de Molac et est officiellement née le 14 mars 1932. Le nom de la commune dérive de ce qui était appelé le Cours de Molac par le passé.


LE CROISTY > AR C'HROESTI

Le Croisty, en breton Ar C'hroesti avec un C'H prononcé comme le CH> du nach allemand, est attesté en l'an 1030 avec un Croasti in Prisiac que nous retrouvons en 1191 avec un Croasti.

Ce toponyme est aisé à comprendre et dérive de Kroaz, ar C'hroaz la croix, et Ti, an Ti la maison. Le toponyme rappelle donc rappelle l'existence d'une maison remarquable et située près d'une croix, ou ayant une croix intégrée à ses murs, façade ou pignons.


LE FAOUET > AR FAOUED

Le Faouet est attesté dès le XII° siècle. Nous le retrouvons dans le procès en canonisation de Sant Erwan - Saint Yves - en 1330 sous la forme Fauet et, cela permettant une exacte interprétation de ce toponyme, sous la forme latine Fagetum en 1368 et 1405.

Le Faouet signifie La Hêtraie, le lieu planté de hêtres. Ce toponyme, Ar Faoued en breton, dérive de Faou - le hêtre. -Eg est un suffixe signifiant le lieu où mais aussi la langue - Gall - Français, Galleg - la langue française, Brezhon - breton, Brezhoneg - la langue bretonne...


LE GUERNO > AR GWERNOÙ

Le Guerno, en breton Ar Gwernoù, est attesté en l'an 1160 avec un Guernou significatif.

Ce toponyme dérive du breton Gwern, pluriel Gwernoù qui signifie Marais.


LE HÉZO > HEZOÙ

Le Hézo, en breton Hezoù, serait à rapprocher de Hez provenant du vieux-breton Hed et signifiant pacifique, calme, tranquille, satisfait. Ce mot se retrouve aussi dans le Lannezec - de 1426 - devenu Lannec de nos jours - commune de Landrevarzec, Finistère, ou à Bubry, Morbihan.

-où, en breton, est la marque du pluriel.


LE PALAIS > PORZH-LAE

Le a été rajouté abusivement à la ville de Palais, en breton Porzh-Lae. Ce toponyme existe aussi à Groix sous la forme de Porzh Lae - Port Lay pour les francophones.

Porzh, en breton, signifie le port, le hâvre ou la cour d'école - Porzh ar skol. Lae rappellerait un lieu élevé. Porzh-Lae serait donc le port situé sur ou près d'un lieu élevé. Celà se retrouve dans la morphologie de la ville et est confirmé par celle du Porzh Lae groisillon.

C'est en 1579, dans les archives communales de Palais que ce toponyme est attesté pour la première fois connue dans les écrits; il y apparaît sous la forme Pallay.


LE ROC-SAINT-ANDRÉ > ROZ-SANT-ANDREV

Le Roc-Saint-André, en breton Roz-Sant-Andrev, est le nom d'une chapelle, la chapelle du Roz construite sur un roc dédié à Saint André.

Saint André est le frère de Pierre, pêcheur, apôtre et premier pape. Le culte de Saint André s'est développé dès le V° siècle. De son berceau d'origine, la région méditérrannée, ce culte de développa vers le nord de l'Europe.

Le Roc-Saint-André était connu sous le nom de Le Rotz au xv° siècle.


LE SAINT > AR SENT

Il semble que Le Saint, en breton Ar Sent, soit lié à l'implantation des moines de Landévénnec dans cette région, au coeur du pays Chtou. Arrivés dès le V° siècle, ils auraient défriché ces terres pour y bâtir un lieu consacré à Saint Gwenolé ; ce toponyme consacrant leur travail. Nous retrouvons la première mention connue de ce toponyme en 1426 avec un Sent correspondant à la forme bretonne du toponyme; c'est aussi cette forme qui prévaut en 1465 et 1482 avec un Ar Sent toujours usité en Breton, langue naturelle de ce lieu.


LE SOURN > AR SORN

Le Sourn, en breton Ar Sorn, est attesté en 1814 sous la forme Sournes, puis Les Sournes en 1847.

Ce toponyme reste assez obscur et, cela sous toutes réserves, rappellerait les nombreux affleurements rocheux suprésents sur la commune.


LE TOUR-DU-PARC > TRO-PARK

Le Tour-du-Parc, en breton Tro-Park, est attesté dès 1543 sous la forme Troenparc.

Le Tour-du-Parc est une ancienne frairie - le Trev breton - de Sarzeau et érigée en commune en 1864. Cette commune tire son toponyme de l'ancien parc du château de Suscinio qui dépend maintenant de la commune de la bonne commune de Sarzeau.


LES FORGES > AR GOVELIOÙ

Nos recherches ne nous ont donné aucune forme ancienne de ce toponyme. Les Forges, en breton Ar Govelioù, sont nées des forges de Lanouée dont la commune est un démembrement.Ce toponyme ne laisse ausun doute sur sa compréhension par tous.


LES FOUGERÊTS > FELGERIEG-AL-LANN

Les Fougerêts, en breton Felgerieg-al-Lann, provient du latin Filgeriaca et se déformera au cours des siècles pour devenir Fougerêts. En breton, fougères se dit Raden, mot que l'on retrouve dans le toponyme Radenac.


LIGNOL > AN IGNOL

Lignol, en breton An ignol, est attesté en l'an 1304 sous une forme identique à celle du français actuel. Nous retrouvons en 1327 une forme Lingnol et une grande stabilité de ce toponyme; Signalons en 1630 un Mimor lege Ninior étonnant.

En breton vannetais, le D initial a tendance à parfois disparaître et des mots comme dindan, dessous, se retrouvent sous la forme édan en haut-vannetais. Cette remarque permettrait d'envisager la présence d'un D maintenant disparu dans le toponyme An Ingol - Lignol qui verrait alors un Dunheol, fort du soleil, qui est à rapprocher de Dinéault.


LIMERZEL > LIMERZHER

Limerzel, en breton Lizmerzher, est attesté en 1272 dans le passage Ylismerzer vulgo Limerzel. Stable dans les ans, nous notons quand même la présence d'une Ecclesie Martyrum en 1453, église que nous retrouvons signalée en 1516 avec ce passage Ecclesia Martyrum alias Lismerzel.

La forme de l'année 1272 est intéressante avec son Ylismerzer que nous lirions actuellement en Iliz ar Merzher, église du martyr, et qui est corroborée par cet Ecclesia Martyrum alias Lismerzel

Ce toponyme rappelle donc l'existence en ces lieu d'une église dédiée à la mémoire d'un martyr dont l'anthroponyme a été balayé par les vents marins de Bretagne.


LIZIO > LIZIOÙ

Lizio, en breton Lizioù, semble provenir de Lez - la cour, demeure seigneuriale - et Ioù ?... Celà serait alors le nom du propriétaire, chef, leader ou seigneur d'un domaine. Certains veulent faire provenir Lizioù - Lizio de Lys mais cette hypothèse est franchement farfelue car n'ayant aucun lien avec l'environnement qui vit naître ce toponyme et est fortement influencée par la fleur de Lys du Royaume de France.


LOCMALO > LOKMAC'HLOÙ

Lokmac'hloù, que les francisants connaissent sous le nom de Locmalo, est attesté en l'an 1160 avec un Loco Sancti Maclovii latin qui est significatif. Nous le retrouvons en 1377 avec un Lomallou.

Ce toponyme rappelle l'existence en ce lieu d'un lieu sanctifié et dédié à Sant Mach'lou - Saint Maclou que vous ne confondrez pas avec Saint Malo dont les hauts faits et gestes sont totalement différents.


LOCMARIA > LOKMARIA-AR-GERVEUR

Lokmria-ar-Gerveur, que les francisants connaissent sous le nom de Locmaria, est attesté relativement tardivement dans les écrits connus à ce jour car nous ne trouvons ce toponyme qu'en l'an 1763 avec un simple Loumaria.

Lokmaria-ar-Gerveur - Locmaria est aisé à comprendre et dérive de Lok- désignant un lieu sanctifié, en breton, et Maria qui est le nom de Marie dans cette même langue. Lokmaria-ar-Gerveur - Locmaria est donc un lieu dédié à la Vierge Marie. En breton, ar-Gerveur permet de différencier ce toponyme de Lokmaria-Gregam - Locmaria-Grandchamp situé dans le même département.


LOCMARIA-GRAND-CHAMP > LOKMARIA-GREGAM

Lokmria-Gregam, que les francisants connaissent sous le nom de Locmaria-Grandchamp, est attesté relativement tardivement dans les écrits connus à ce jour car nous ne trouvons ce toponyme qu'en l'an 1553 avec un simple Locmaria identique au toponyme francisé actuel.

Lokmaria-Gregam - Locmaria-Grandchamp est aisé à comprendre et dérive de Lok- désignant un lieu sanctifié, en breton, et Maria qui est le nom de Marie dans cette même langue. Lokmaria-ar-Gerveur - Locmaria est donc un lieu dédié à la Vierge Marie. En breton, Gregam permet de différencier ce toponyme de Lokmaria-ar-Gerveur - Locmaria situé dans le même département et à Belle-Île.


LOCMARIAQUER > LOKMARIA-KAER

Beau, en breton, se dit Kaer.
Lok, en ancien breton, est un lieu, endroit, à ne pas confondre avec Loc'h qui est une lagune.
Maria... Nous vous laissons deviner... et...
Mon tout est une commune de Bretagne...
Si vous traduisez par un Beau Lieu dédié à Marie, vous avez gagné le droit d'y aller !

En breton, Locmariaquer se dit Lokmaria-kaer.


LOCMINÉ > LOGUNEC'H

Locminé, en breton Logunec'h, dérive de Loc'h - oratoire, ermitage, lieu sanctifié - et Manac'h, pluriel Menec'h - moine, moines.

Noté Loc'h Menec'h en 1108, ce toponyme signifie donc Oratoire des moines.


LOCMIQUÉLIC > LOKMIKAELIG

Locmiquélic, en breton Lokmikaelig, provient de Mikael - Michel, et Lok, le monastère. -Ig est un diminutif ; Lokmikaelig est donc un lieu de culte dévolu à Saint Michel. Le diminutif est sans doute lié à la présence au milieu de la rade lorientaise, sur l'île de Tanguethen dite île Saint Michel, d'un ancien prieuré dédié à ce saint.

Tanguethen était, avant le christianisme, un lieu de culte des morts attesté par un tumulus maintenant ruiné. La logique suivie par les moines de l'époque construisant un prieuré dévolu à Saint Michel et y venant terrasser le dragon du paganisme est identique à celle suivie à Carnac avec la chapelle Saint Michel, ou au Mont-Saint-Michel, ou sur tous ces sommets et sites remarquables surmontés d'une statue et chapelle de Saint Michel...


LOCOAL-MENDON > LOKOAL-MENDON

Locoal-Mendon, en breton Lokoal-Mendon, rappelle le nom de 'Goal', ermite et saint homme ou, plus probablement, chef breton. Locoal est donc le 'lieu de Goal', la 'propriété ou terre de Goal'. Mendon formé de 'Dun' signifiant forteresse - que vous retrouvez dans 'London', 'Lugdun' - Lyon, Oudun et de nombreux autres toponymes. 'Men' pourrait provenir de 'Mina' signifiant 'petit' ou, autre hypothèse, de 'Minihy' signifiant 'le territoire autour de' que l'on retrouve dans le toponyme 'Minihy-Tréguier'.


LOCQUELTAS > LOKELTAZ

Lokeltaz, que les francisants connaissent sous le nom de Locqueltas, est tardivement attesté en l'an 1809. Lokeltaz - Locqueltas serait un lieu sanctifié à Sant Gweltas - Saint Gildas.


LORIENT > AN ORIANT

Lorient, en breton An Oriant, doit son toponyme à cet Orient lointain qui voyait les navires de la Compagnie des Indes appareiller en ces lieux pour cette destination. Les gens parlant du port de L'Orient qui deviendra L'Orient, puis supprimant l'apostrophe contrairement au breton, ce Lorient que nous connaissons actuellement.

< Lorient et ses toponymes >


LOYAT > LOUAD

Louad, que les francisants connaissent sous le nom de Loyat, est attesté dès l'année 1066 dans les écrits connus sous la forme Loiat ; ce toponyme se retrouve cité dans une donation faite par Josselin de Porhoet à l'abbaye de Redon. Nous le retrouvons sous des formes proches et signalons un Loueat en 1408 et 1412, ou un Loyal en 1630.

Il semblerait, mais ceci sous toutes réserves que ce toponyme dérive d'un anthroponyme latin Loyatus.


MALANSAC > MALAÑSEG

Malañseg, que les francisants connaissent sous le nom de Malansac, est attesté dès l'année 847 dans le cartulaire de l'abbaye de Redon sous la forme Malansac Plebs que l'on retrouve quelques années après, en 857, sous la forme Malanzac.

Le suffixe en -ac signale une création gallo-romaine et ce toponyme dériverait de l'anthroponyme d'un certain Malentius ; probablement le fondateur de la villa gallo-romaine originelle qui aura été à l'origine de la création de cette paroisse devenue commune.


MALESTROIT > MALASTRED

Malestroit, en breton Malastred, est attesté au XI° siècle sous la forme Malestrictum que nous revoyons en l'an 1127 avec un Malertritus.

Ce toponyme désignerait un mauvais gué, un mauvais passage avec le mot strictum étant du latin médiéval.


MALGUENAC > MALGENEG

Malgeneg, que les francisants connaissent sous le nom de Malguenac, est attesté dès l'année 1194 avec un Malgenac, puis en l'an 1228 avec un Melgennac. Les témoignages de 1314, avec un Meoulguenac, sont à signaler.

Ce toponyme semblerait dériver d'un anthroponyme celte, ou breton, Mael gwen que l'on pourrait traduire par Noble Chef, ou Noble Pronce.


MARZAN > MARZEN

Marzen, que les francisants connaissent sous le nom de Marzan, est attesté dès l'année 895 dans le cartulaire de l'abbaye de Redon sous la forme Marsin et fait référence à Saint Martin de Vertou ; Martin étant prononcé Marzhin (marzine), en breton.

Après avoir évangélisé le nord Poitou et la Bretagne occidentale sud alors qu'il n'était pas encore prêtre, Martin part en pèlerinage à Rome pour mieux revenir dans sa région natale, le pays nantais. Saint Félix, son évêque, lui demandant d'évangéliser les habitants du Sud Loire, Martin s'y rend et fonde le monastère de Vertou ainsi que celui de Saint-Georges-de-Montaigu, monastère dans lequel il décèdera vers l'an 601.


MAURON > MAORON

Maoron, que les francisants connaissent sous le nom de Mauron, est attesté dès l'année 1152 avec une forme Mauron puis, en 1371 avec un Morron villam fortem rappelant que le site était fortifié.

Il semblerait que ce toponyme dérive d'un anthroponyme. Certains voudraient le faire dériver du nom d'un saint homme, peut-être est-il possible d'envisager un homme d'origine africaine ou à la peau plus ou moins sombre en pensant à l'étymologie du toponyme Camors provenant de la présence de soldats maures, ou à la peau noire en ces lieux.
Nous laissons l'interrogation ouverte.


MELRAND > MÊLRANT

Comme pour de nombreuses communes, certains souhaitent lier Melrand, en breton Melrann, à un saint personnage, ici Saint Méloir, mais traduire ce toponyme par Terroir de Méloir aurait probablement donné Rann Mel. D'autres hypothèses décomposent ce toponyme en Rann, coin, partie, lot - toujours utilisé en Breton comme dans Rannvro, région, terroir - et Mel pouvant provenir de Mael, prénom breton signifiant guerrier, prince, disciple.
À titre anecdotique, Malcom, puise ses racines sur le même signifiant et provient de Mael Coluim, disciple de Colomban. Ce fût le nom de plusieurs rois d'Écosse dont Malcom III° qui tua Macbeth.


MÉNÉAC > MENIEG

Menieg, que les francisants connaissent sous le nom de Ménéac, est attesté dès l'année 1082 avec un Miniac que nous retrouverons en l'an 1130 avec un Miniaco de Porrehoit.

D'après les dernières études toponymiques sur le sujet, Menieg - Ménéac découlerait d'un Menezeg se découpant en Menez- signifiant colline, mamelon et du suffixe -eg que l'on retrouve utilisé avec une notion d'augmentation, de quantité, comme dans le toponyme Radenac.

Ce lieu aurait alors pu être une zone dont les collines, ou mamelons aient des caractéristiques suffisantes pour être immédiatement identifiées de tous ceux de la région et cela sans erreur possible.


MERLEVENEZ > BRELEVENEZ

Merlevenez, Brelevenez en breton, signifie colline de la joie. Ce toponyme provient de Bre, colline - et Levenez, al Levenez, toujours utilisé en breton contemporain et signifiant la joie.

Brelevenez - Merlevenez est donc la colline de la joie.


MESLAN > MELANN

Mêlann, que les francisants connaissent sous le nom de Meslan, est attesté dès l'année 1282 sous la forme Meltan et Mezlan , forme qui restera stable tout au long des siècles.

Mélann - Meslan semble dériver de Medio, milieu, et Lano, plaine. Mélann - Meslan serait donc la Plaine centrale, ce qui serait corroboré par la morphologie de la région immédiate.


MEUCON > MEUKON

Meukon, que les francisants connaissent sous le nom de Meucon, est attesté dès l'année 1275 sous la forme Montgonne, que nous retrouvons sous la forme Moncon en 1387. Hervé Abalain donne le sens de mont élevé à ce toponyme.


MISSIRIAC > MEGERIEG

Megerieg, que les francisants connaissent sous le nom de Missiraic, est attesté dès l'année 1030 avec un Miceriac, puis Miciriacum en l'an 1130.

Ce toponyme est d'origine gallo-romaine comme le signale sont suffixe -ac et dérive de l'anthroponyme Missirius


MOHON > MOZHON

Mozhon, que les francisants connaissent sous le nom de Mohon, est attesté dès l'année 872 avec un Moton. Nous retrouvons ce toponyme en l'an 1066 avec un Muthon puis Mochon au XI° siècle.

Les formes du XI° siècle nous donneraient une information sur la signification de ce toponyme qui peut être rapproché du mot breton Moc'h, porcs. Si le cochon, à notre époque ne jouit plus d'un grand respect, il n'en était pas pareil autrefois. Le porc était source importante d'alimentation carnée dans un monde où la viande était difficile d'accès ; il fallait chasser et le chasseur n'était pas sûr de ramener du gibier !


MOLAC > MOULLEG

Moulleg, que les francisants connaissent sous le nom de Molac, est attesté dès l'année 820 sous sa forme latine Mullacum. Nous retrouvons une forme Mollach en 1116 et Molac en 1128.

Moulleg - Molac comme son toponyme l'indique si bien est toponyme d'origine gallo-romain dérivant de mel-, colline, avec le suffixe -ac désignant un domaine gallor-romain. Moulleg - Molac serait donc le domaine sur la colline.


MONTENEUF > MONTENEG

Monteneg, que les francisants connaissent sous le nom de Monteneuf, nous pose problème: Nous n'avons trouvé aucune trace de ce toponyme !

Peut-être comme pour la commune de Monterblanc peut-on envisager une étymologie liée à un nouveau monastère soit un mouster neuf.


MONTERBLANC > STERWENN

Sterwenn, que les francisants connaissent sous le nom de Monterblanc, est attesté en 1455 sous la forme Monsterblanc, puis en Mousterblanc.

Ce toponyme se comprend en mouster, le monastère et -blanc qui, si on se réfère à la langue bretonne, pourrait être compris non comme blanc mais comme saint.


MONTERREIN > MOUSTERRIN

Monterrein, Mousterrin en breton, semble provenir du latin Mons terrenus pour certain et ferait allusion à un tumulus proche. Mousterrin - Monterrein est attesté en 1187, sous la forme Mousterin.


MONTERTELOT > MOUSTERDELAV

Montertelot, en breton Mousterdelav - avec un 'V' prononcé 'O', est attesté en 1330 puis en 1481 dans les archives du château de Kerfily. Ce lieu devait voir la présence d'un monastère - de taille inconnue - consacré à Saint Télo. Saint Télo fut évêque de Llandaff, au Pays de Galles. Son culte a sans doute été importé par des missionnaires ayant traversé le Channel.


MORÉAC > MOURIEG

Moréac, en breton Mourieg, est attesté en l'an 1008 - précisant aussi l'existence du monastère de Locminé qui est relevé pa Dom Morice, historien breton. Pour certains, Mourieg - Moréac serait un toponyme lié à la présence de soldats romains d'origine maure et présents en ces lieux - il ne faut pas oublier l'origine du toponyme Camors; d'autres suggèrent un lieu avec le mot Meur - grand.
Nous penchons pour les maures.


MOUSTOIR-AC > MOUSTOER-LOGUNEC'H

Moustoir-Ac, en breton Moustoer-Logunec'h, est attesté en l'an 1182 sous la forme latine Monster en Radenec que l'on retrouve dans les archives de l'abbaye de Lanvaux. L'existence, dès le XII° siècle, d'un monastère en ces lieux est une certitude. Ce toponyme est une forme modifiée de Moustoer-Radeneg, en français Moustoir-Radenac, qui va devenir Moustoir-Ac par simplification.


MOUSTOIR-REMUNGOL > MOUSTOER-REMENGOL

Moustoer-Remengol, que les francisants connaissent sous le nom de Moustoir-Remungol, est attesté en 1264 avec un Remugol aliàs Remungol, puis en 1273 avec un Remungol parrochia.

Si Moustoir est aisément compréhensible et correspond à un monastère de petite taille qui pour cette commune fut édifié au VI° siècle et détruit par les Normands quatre siècles plus tard. Remungol reste totalement abscon et vouloir y donner le sens de Remed holl - remède à tout est extraordinairement fantaisiste.


MUZILLAC > MUZILHEG

Muzillac, en breton Muzilheg, est attesté pour la première fois connue, en l'an 1120 sous la forme latine Musiliacum que l'on trouve dans le cartulaire de Redon. Nous retrouverons ce toponyme sous la forme Musilac en 1250.

Le sens de ce toponyme laisse plusieurs hypothèses. Muzilheg - Muzillac pourrait supposer une fondation gallo-romaine par sa terminaison en Ac. Certaines formes en Maez, avec un Mezillac au XVI° siècle, pourrait fpencher pour un rapport avec la campagne - maez. Nous n'itrons pas plus loin dans les supputations.


NAIZIN > NEIZIN

Les archives de l'abbaye de Lanvaux voient la première apparition connue du toponyme Naizin que l'on connait en Breton sous la forme Neizin, prononcée Nein en breton vannetais, et qui, pour les archives de l'abbaye, y est notée Neidin. Neizin - Naizin dérive du vieux-breton Nith signifiant lieu où l'on s'établit.

Neizin - Naizin avait dû bien séduire nos aieux par ses qualités d'habitat.


NÉANT-SUR-YVEL > NEANT

Le Neant breton est devenu un Néant-sur-Yvel en français. Il n'a, bien sûr, aucun rapport avec le néant et il nous faudra rechercher du côté du vieux-breton Nant - rivière, vallée ou coule une rivière qui dérivera en Néant. C'est en 1330 que ce toponyme est attesté pour la première fois sous sa forme bretonne; Yvel étant venu se greffer sur le toponyme originel beaucoup plus tard.


NEULLIAC > NEULIEG

Neulliac, en breton Neuilieg, est attesté en 1082 pour la première fois connue dans les écrits. Nous le retrouvons sous la forme latine Nuiliac Plebs dans le cartulaire de Redon., puis sous la forme Neveliag dans les archives de l'abbaye de Bon-Repos.

Ce toponyme peut-être rapproché du toponyme Nivillac dériverait du breton insulaire Novios devenu nevez en breton contemporain. Neuilieg - Neuillac pourrait, en son temps, avoir été une ville nouvelle par rapport à un habitat plus ancien.


NIVILLAC > NIVILIEG

Nivillac, en breton Nivilieg, est attesté en 1063 pour la première fois connue dans les écrits. Nous le retrouvons sous la forme latine Nuilac Plebs dans le cartulaire de Redon., puis sous la forme Niviliac en 1395 dans les archives de la sénéchaussée de la Roche-Bernard.

Comme Neuillac, Nivillac dériverait du breton insulaire Novios devenu nevez en breton contemporain. Nivilieg - Nivillac pourrait, en son temps, avoir été une ville nouvelle par rapport à un habitat plus ancien situé dans la région.


NOSTANG > LAOSTANK

Nostang, en breton Lostenk, provient du breton Lost - le bout, l'extrémité, la queue et Stang - l'étang; la situation de Nostang, au fond de son Aber an Intel - la ria d'Étel, expliquant ce toponyme. Lostenk - Nostang est attesté en 1160 pour la première fois connue dans les écrits.


NOYAL-MUZILLAC > NOAL-MUZILHEG

Noyal-Muzillac, en breton Noal-Muzilheg, se retrouve attesté dès le XII° siècle dans le cartulaire de Redon sous la forme ‘Nuial Plebs’ et confirme ainsi l’ancienneté de la commune, alors paroisse. En 1287, nous retrouvons 'Nuail prope Misuilhac' dans les archives du Chapître de Vannes.

Tout comme les toponymes Noyalo, Nivillac, Neuillac, ce toponyme rappelle un défrichement, une terre nouvellement défrichée sur le forêt. Ce toponyme est antérieur à l'arrivée des Bretons.


NOYAL-PONTIVY > NOAL-PONDI

Noyal-Pontivy, en breton Noal-Pondi, se retrouve attesté en 1082 dans le cartulaire de Redon sous la forme latine ‘Nuial Plebs’ et confirme ainsi l’ancienneté de la commune, alors paroisse. Tout comme les noms de lieux comme Noyalo, Nivillac, Neuillac, ce toponyme rappelle un défrichement, une terre nouvellement défrichée sur la forêt. Ce toponyme est d’origine gauloise.


NOYALO > NOALOÙ

Noyalo, en breton Noualoù, rappelle un ancien défrichement, une terre nouvelle, nouvellement défrichée. Ce toponyme dériverait, à l’unanimité des linguistes, du mot celte ‘Nouioulialon', d’où provient le radical ‘Noyal’. Les archives du château de Kerfily citent la paroisse de Noualoù – Noyalo dès 1497.


PÉAULE > PLEAOL

Péaule, en breton Pleaol, est signalé, pour la première fois connue dans les écrits, en l'an 876 dans le cartulaire de Redon. Nous l'y retrouvons dans ce passage latin Plebe que dicitur Gablah, puis en l'an 1008 avec un Plebe Gavele. Ce n'est qu'en 1351 que ce toponyme apparaît dans une forme proche de celle utilisée actuellement avec un Ploiaule ; cette forme étant présente dans les archives du chapître de Vannes.

Les sens proposés à ce toponyme semble converger vers un Peuple de la cour, ou population de la cour ; cour dont la taille et l'importance nous est totalement inconnue.


PEILLAC > PAOLIEG

Peillac, Paolieg en breton et Pilaa en langue gallèse, est connue dès le IX° siècle sous la forme Poliac. Dans ce toponyme, nous pouvons retrouver le suffixe celtique '-eg', '-ag' - avec un G dur - présent dans de nombreux toponymes et rappelant une notion d'ensemble - Karn, karnag. Nous n'avons pas encore trouvé d'information sur la signification du radical.


PÉNESTIN > PENNESTIN

Pénestin, Pennestin en breton, est attesté tardivement dans les écrits car on en retrouve trace qu'en 1557 avec un strong>Penestin identique aux formes actuelles. Ce toponyme est aisé à comprendre et dérive de du breton Pen, pointe et Staen - étain.

L'étain est composant essentiel du bronze et, dès les époques les plus reculées, une route de l'étain reliant l'ancienne Bretagne, actuellement Grande-Bretagne, les gisements de l'ancienne Armorique, actuellement Bretagne, et les pays consommateurs qui en étaient dépourvus se mit en place. Elle partait de Cornouailles et des gisements britanniques, passaient par l'actuelle Bretagne, remontait la Loire puis descendait le Rhône pour arriver aux marchés de Méditerranée.


PERSQUEN > PERSKEN

Persken, que les francisants connaissent sous le nom de Persquen, est attesté en 1377 sous la forme Perzken puis, en 1387, sous la forme Perzquen.

Expliquer ce toponyme par Perchen - la perche nous semble réellement fantaisiste et cette hypothèse semble donc à exclure. Un toponyme devant permettre d'identifier un lieu sans erreur dans une région donnée ; une perche est trop aléatoire et commune pour le faire. L'explication est donc à envisager sur un autre terrain et pourrait peut-être lier ce toponyme au mot gallois perth signifiant haie. Une haie aux caractéritiques marquées aurait-elle donné ce nom à ce territoire ?
L'hypothèse est séduisante.


PLAUDREN > PLAODREN

Plaodren, que les francisants connaissent sous le nom de Plaudren, est attesté en 1387 sous une forme identique à sa forme française actuelle. Nous retrouvons un Ploeaudren significatif en l'an 1391 qui nous permettrait de donner un sens à ce toponyme.

Plaodren - Plaudren serait alors la paroisse ou territoire d'un certain Audren.


PLESCOP > PLESKOB

Pleskob, en français Plescop, est attesté en l'an 1365 sous la forme Ploescob. Nous le retrouvons sous la forme Ploeescob en 1427 puis en Plescop pour l'année 1445.
Ce toponyme ne pose aucun problèmes de compréhension et dérive du mot Plou désignant une paroisse primitive créée lors de l'installation des Bretons en Armorique et provenant du mot latin Pleb, peuple. La deuxième partie de ce toponyme désigne un Évêque avec le mot breton Eskob, probablement lié aux évêques de Vannes mais on ne sait quel évêque.


PLEUCADEUC > PLEGADEG

Le cartulaire de Redon signale un Plebs condita Catoc en 826. Nous retrouvons ce toponyme en 848 sous la forme Pluiucatoch puis un Ploicaduc vers 1330.

Ce toponyme rappelle que cette commune était la paroisse de Cado mais rien n'interdit qu'elle fut d'abord le terrioire d'un machtiern local appellé Cadoc qui aurait été christianisé pour les besoins de la cause...

Le toponyme breton de Pleucadeuc est Plegadeg.


PLEUGRIFFET > PLOUEG-GRIFED

En breton, nous disons Ploueg-Grifed, en français il est dit Pleugriffet. Nous trouvons ce toponyme en 1041 et 1062 sous la forme Pluhuduc, puis un Plooc Griffet en 1295. Notons en 1298 la mention d'un Griffet en la paroisse de Pleouc.

Ce toponyme ne pose aucun problèmes de compréhension et dérive du mot Plou désignant une paroisse primitive créée lors de l'installation des Bretons en Armorique et provenant du mot latin Pleb, peuple. La deuxième partie du toponyme, Griffet, semble être liée aux seigneurs du lieu dit Seigneurs du Griffet.


PLOEMEL > PLEÑVER

Ploemel, en breton Pleñver, proviendrait de plou, le territoire, la paroisse, et Emel, nom du chef breton occupant ce territoire à l'époque. Ce toponymle est attesté en 1287 avec un Pluemel que nous retrouverons en 1385 sous la forme Plemel.


PLOERDUT > PLEURDUD

Ploerdut, en breton Pleurdud, provient du breton Plou signifiant Paroisse, avec le sens de circonscription paroissiale. Il ne faut pas confondre Plou avec Gwik qui concerne le bourg paroissial en lui-même. Le dud de ce toponyme reste celui d'Ildut qui est prénom breton maintenant bien connu et reconnu. Pleurdud - Ploerdut - est donc la paroisse de Ildut.


PLOÉREN > PLOVEREN

Plœren, en breton Ploveren, est attesté en l'an 1387 sous la forme Ploeren. Nous le retrouvons en 1387 avec un Ploerren puis Ploeueren en 1402.

Ce toponyme ne pose aucun problèmes de compréhension et dérive du mot Plou désignant une paroisse primitive créée lors de l'installation des Bretons en Armorique et provenant du mot latin Pleb, peuple. la seconde partie du toponyme est un anthroponyme, peut-être un religieux, ou, à notre avis car plus probable, un machtiern, chef breton, ayant donné son nom à ce territoire.


PLOËRMEL > PLOERMAEL

Le cartulaire de Redon signale l'existence d'un Plebs Arthmael en l'an 835, puis, en 859, un Plebe Arthmael. En l'an 1090, ce même cartulaire nous fait connaitre un Arsmel de Ploasmela.

Ce toponyme ne pose aucun problèmes de compréhension et dérive du mot Plou désignant une paroisse primitive créée lors de l'installation des Bretons en Armorique et provenant du mot latin Pleb, peuple. La deuxième partie du toponyme est liée à l'anthroponyme actuel Armel anciennement Arthmael que l'on pourrait traduire par Ours Noble ; de Mael, grand, noble, et Arzh, ours. Dans le passé, l'ours était un animal noble dont on respectait la force et les qualités.

En breton, la ville s'appelle Ploermael devenu Ploermel en français.


PLOUAY > PLOUE

Ploue, en français Plouay, est attesté dans le cartulaire de l'abbaye de Sainte-Croix en Quimperlé dès l'an 1281 , date à laquelle nous le trouvons sous la forme Ploezoe, et toponyme que nous retrouverons en 13281 avec un Ploezay.

Ce toponyme se décompose en Plou- qui définit un territoire, une entité administrative, une paroisse et que vous ne confondrez pas avec Gwi- définissant le bourg même. L'autre part de ce toponyme laisse doutes planer et partage les hypothèses entre un Sant Doue - Saint Doué qui, gallois, aurait abordé entre Belon et Laïta pour évangéliser la contrée, ou d'un Sant Zay - Saint Zay originaire de Cornouailles et lui aussi évangélisateur.

Nous avons plaisir à penser que cette christianisation systématique des Plou et de Gwi fut maquillage religieux et que l'un ou l'autre de ces braves hommes étaient un Pentiern, chef breton, menant son peuple, clan ou tribu, vers de nouvelles terres et territoires...


PLOUGOUMÉLEN > PLOUGOUVELEN

Plougoumelen, en breton Plougouvelen, se décompose en Plou, le pays, le terroir ; voilà la certitude. Pour la suite, deux hypothèses s'affrontent. L'une penche pour Kozh vilin, le vieux moulin , provenant de Milin, ar Vilin, nom féminin et de Kozh, vieux. L'autre rapprocherait ce toponyme de Saint Konvelen dont les hauts faits sont incontestables et connus de tous et toutes...


PLOUHARNEL > PLOUHARNEL

Plouharnel, idem en breton, est signalé, pour la première fois connue dans les écrits, en 1387. Nous le retrouvons dans les archives du chapître de Vannes sous la forme Ploiarnel et dérive de Plou-, ancienne entitée administrative bretonne devenue paroisse au cours des temps, et, mais ce point n'est pas sûr, d'un anthroponyme Arnel ou Houarnel qui devra être confirmé par les toponymistes.


PLOUHINEC > PLEHENEG

Plouhinec, en breton Pleheneg, est attesté pour la première fois connue dans le cartulaire de l'abbaye de Sainte- Croix en Quimperlé; le toponyme se retrouve signalé sous sa forme latine 'Plebs Ithinuc' et nous sommes alors au VI° siècle. Le cartulaire de Redon signale aussi Plouhinec en 1073 sous l'appellation 'Ploihinoc', forme plus proche que celle que nous connaissons actuellement. Selon Ernest Nègre, 'Ithinoc' caractériserait un lieu où l'ajonc pousse aisément.


PLOURAY > PLOURAE

Plouray, en breton Plourae, présente - selon Job Jaffé, journaliste au Nouvelliste du Morbihan puis à la Liberté du Morbihan - deux explications possibles. Soit Plou Gorré devenant Plourae au cours des ans. Ce toponyme signifierait alors Paroisse d'en haut - Plou = paroisse ; ce toponyme s'expliquerait par la position haute du bourg situé sur une colline. Plouray peut aussi provenir de Gwrai - Gwynnedd, Pays de Galles - ou de Gwrhai qui fonda un monastère plus au sud de cet ancien royaume cambrien.

Qui étaient Gwrai et Gwrhai ? De saints personnages ou des chefs migrant avec leur peuple - clan ou tribu - Nous aimons à penser, celà nous semble plus normal, que ces hommes étaient les pentierned - chefs de clans ou de tribu - qui guidèrent leur groupe vers d'autres terres...


PLUHERLIN > PLUHERNIN

Pluherlin, en breton Pluhernin, est attesté en l'an 833 dans le cartulaire de Redon pour la première fois attestée dans les écrits. Nous étions en l'an 833 et ce toponyme est sous la forme latine Plebs Huiernim, forme qu'il gardera proche jusqu'an 1330, date à laquelle nous le voyons apparaître sous la forme Ploernin.

Pluhernin - Pluherlin est une paroisse placée sous la protection de Saint Hernin et dérive de Plou- désignant une entitée administrative bretonne devenue paroisse avec la christianisation. Vous ne confondrez pas Plou qui désigne le territoire dans son entier et Gwi qui désigne le bourg lui-même.


PLUMELEC > PLUVELEG

Plumelec, en breton Pluveleg, est attesté en l'an 1121 pour la première fois connue dans les écrits et sous la forme Plomeloc, que nous retrouverons en l'an 1377 avec un Plomeluc.

La première partie de ce toponyme, Plou-, plu nous indique l'existence d'un territoire originel devenu paroisse sous l'influence chrétienne et suivi d'un anthroponyme, que certains voudraient rapprocher de Mellit, premier évêque de Londres.

Une hypothèse rappochant ce toponyme de région riche en miel , indiqué par Meleg et provenant du breton Mel - miel, Meleg - riche en miel peut sembler farfelue mais, connaissant l'importance du miel comme source unique de sucre avant l'utilisation de la canne ou betterave sucrière, cette hypothèse est aussi possible.

À titre indicatif, au Moyen-Âge, la destruction d'une ruche volontariement était punie de mort dans certaines régions d'Europe !


PLUMELIAU > PLUNIAV

Pluméliau, Pluniav en breton, se décompose en Plou - la terre, la paroisse, le terroir - et Meliav, saint ou, plus probablement, chef breton dont c'était le territoire.


PLUMELIN > PLUVELIN

Plumelin, en breton Pluverin, est attesté en 1280 avec un Plemelin que nous retrouverons en 1288 sous forme identique et en 1387 avec un Ploemelin. Ce toponyme en plou signifiant paroisse, terre est placé sous la prtection de Saint Melaine, ou Melanius, fut évêque de Rennes vers l'an 505.


PLUMERGAT > PLUVERGAD

Plumergat, en breton Pluvergad, semble tirer son toponyme de Morgat provenant de Ergat, chef breton ayant fondé le village et, à l'époque cela était bien pratique, fut sanctifié en Saint Ergat. Morgat' est aussi un village de la commune de Crozon-Morgat en Finistère.


PLUNERET > PLUNERED

Pluneret, en breton Plunered, Plou an Ered, est formé de Plou, terre, terroir, paroisse - et Ered, probablement le nom du chef breton fondateur du village.

ce toponyme est attesté en 1259 avec une forme Ploneret.


PLUVIGNER > PLEUWIGNER

Pluvigner, en breton Pleuwigner, est attesté en 1259 sous la forme Pleigvinner dans les archives de l'abbaye de Lanvaux. Si Plou nous ramène aux fondations d'unités territoriales remontant aux premières installations bretonnes en ces lieux, l'histoire de Guigner est peu connue. Il semblerait qu'il fut un des pentierns de Cornouaille insulaire et fut massacré par les Saxons.

Séjourna-t-il à Pluvigner ?
La question reste en suspens...


PLŒMEUR > PLAÑWOUR

Plañwour, francisé en Ploemeur, provient du Plo, Plou, la paroisse et Meur signifiant grand, large, important. Ploemeur, la grande paroisse, est attesté dès le XII° siècle sous la forme Ploeumur.


PONT-SCORFF > PONT-SKORV

Pont-Skorv, naturellement devenu Pont-Scorff en français, est attesté dès l'année 1235 dans le cartulaire Sainte-Croix de Quimperlé sous sa forme latine Pontem Scorff, Ponscorf. La compréhension de ce toponyme est aisément compréhensible et rappelle que ce lieu vit la construction du dernier pont avant l'estuaire construit sur ce fleuve.
< Pont-Scorff et ses toponymes >


PONTIVY > PONDIVI

Pontivy, en breton Pondi, est attesté en 1160 avec un Pontivi, Le pont d'Ivy. La légende veut que ce bon saint ait construit un pont traversant le Blavet en ces lieux. Il semble bien plus probable que le premier pont enjambant la rivière ait été construit près d'un monastère consacré à Saint Ivy; le bon saint étant mort depuis bien longtemps et, ayant sans doute fait choix de tranquillité, avait sans doute plus important à faire que de construire de nouvelles voies de communication et multiplier le nombre d'encombrants voisins.


PORCARO > PORZH-KAROZH

Porcaro, en breton Porzh-Karozh, est attesté en 1259 sous la forme Pleigvinner


PORT-LOUIS > PORZH-LOEIZ

L'ancien Port de Blavet et sa citadelle sont rebaptisés Port-Louis le 17 juillet 1618 sur décision Royale attestée par lettres patentes. Port-Louis, Porzh Loeiz en breton, rappelle le nom des Rois de France et marque ainsi leur suzeraineté sur ce port qui fut longtemps forteresse espagnole.

< Port-Louis et ses toponymes >


PRIZIAC > PRIZIEG

Priziac, en breton Prizieg, est attesté pour la première fois connue en 818 sous la forme latine 'Brisiaci sylva' rappelant la présence d'une forêt, sans doute d'importance. Les toponymistes, dont Ernest Nègre, feraient dériver ce toponyme d'un anthroponyme romain 'Brisaeus', ce qui alors indiquerait un toponyme d'origine gallo-romain.


QUELNEUC > KELENNEG

Quelneuc, en breton Kelenneg, provient du breton Kelenn, ar gelenn, nom féminin en breton et signifiant le houx avec un suffixe -eg désignant le lieu. Quelneuc pourrait donc se traduire en français par La Houssaye.


QUESTEMBERT > KISTREBERZH

Questembert, en breton Kristreberzh, est attesté pour la première fois connue en 1160 sous la forme latine Kaistemberth.

Selon Hervé Abalain, ce toponyme dériverait d'un anthroponyme germanique ou pourraiy dériver de Kistin, chataignes.


QUÉVEN > KEWENN

C'est en 1387, dans les archives du chapître de Vannes, que l'on trouve attestée l'existence de Kewenn, francisé en Quéven ; la paroisse est alors orthographiée Quetguen.

Le sens de ce toponyme est alors aisément compréhensible et signifie Bois Sacré de Koad, ar c'hoad - le bois, forêt et Gwen - blanc mais, ici, au sens de sacré. Sans doute un ancien bois ou forêt sanctifiée et préchrétienne aura donné son nom à la commune en devenir.

L'utilisation du mot Gwen - Blanc = sacré se retrouve dans certains toponymes comme Bourg-Blanc.


QUIBERON > KIBEREN

Quiberon, en breton Kiberen, est attesté en l'an 1037 dans le Cartulaire de l'abbaye de Redon sous la forme Keberoen. Nous le retrouvons sous une forme proche dans le Cartulaire de Saint-Croix en Quimperlé sous la forme Keperoen.

L'étymologie de ce toponyme reste pleine d'interrogations et semble d'origine pré-bretonne. Nombre d'îles bretonnes ne furent pas renommées par les bretons lors de leur arrivée sur la péninsule armoricaine' et gardèrent leur ancien toponyme. Si cette remarque est aussi valable pour des îles comme Houat, Hoedic, Belle-île, Sein et Ouessant dont l'appellation actuelle dérive des noms retrouvés dans l'Itinéraire d'Antonin ou sur les Tables de Peutinger, elle est aussi valable pour nombre d'oronymes et d'hydronymes qui gardent une grande stabilité dans le temps.


QUILY > KILLI

Quily, en breton Killi, est attesté pour la première fois connue dans le cartulaire de Redon; nous sommes en 1082. Quily, selon Hervé Abalin, dériverait du latin 'callis - bosquet'.


QUISTINIC > KISTINID

Quistinic, en breton Kistinid, est attesté pour la première fois connue en 1160 sous une forme identique au breton 'Kistinid-Blaguel' rappelant que cette chataigneraie est située sur les bords du Blavet; provenant de 'Kistin - chataignes'. Le suffixe '-id' signale le lieu ici planté de chataigniers.

Implanté en Bretagne il y a plusieurs siècles, les Chataigniers de Bretagne souffrent d'un champignon parasite et mortel pour l'espèce. L'endothia parasitica semble résister à tous les traitements.


RADENAC > RADENEG

Radenac, en breton Radeneg, est attesté pour la première fois connue en 1280 1281 dans les archives de l'abbaye de Lanvaux. Le toponyme breton donne la signification de ce nom de lieu qui dérive du breton 'Raden - Fougères'. Le suffixe "-eg" caractérisant un lieu ou la fougère abonde. Radenac serait donc la 'Fougeraie'.


REGUINY > REGINI

Réguiny, en breton Regini, est attesté pour la première fois connue sur les tables de Peutinger où il se retrouve sous l'appellation 'Reginea'. Nous le retrouvons en 1280 sous la forme 'Regueni'. Le sens de ce toponyme reste obscur.


RÉMINIAC > RUNENIEG

Réminiac, en breton Runenieg, est attesté pour la première fois connue dans le cartulaire de Redon en 856 et signalé comme dépendant de Caro - Ruminiac, locus in Caroth'.
Comme beaucoup de toponymes en '-iac', celui-ci semble dériver d'un anthroponyme gallo-romain, peut-être 'Réminius'.


REMUNGOL > REMENGOL

Rémungol, en breton Remengol, est attesté pour la première fois connue sur les archives de l'abbaye de Lanvaux sous sa forme actuelle en 1264. Le sens de ce toponyme s'est perdu dans les brumes du passé.


RIANTEC > RIANTEG

C'est sous la forme Rianthec que la paroisse de Riantec est signalée en 1387 dans les archives du chapître de Vannes. Jh Loth signale un 'Riant' en vieux-breton, qui aurait signification de 'parents'. Si cette hypothèse prévalait, il faudrait envisager la présence d'une famille ayant hégémonie sur ce territoire. Selon Méven Modiern, il pourrait s'agir d'un Rian signifiant 'mer, courant marin'. Les courants de la Petite mer de Gâvres - Elle aussi Mor bihan en breton - favoriserait cette hypothèse.
Nous n'avons pas réussi à trouver de correspondance dans les autres langues celtiques contemporaines.


RIEUX > REOZ

Rieux, en breton Reoz, est attesté sur les tables de Peutinger où ce toponyme apparaît au III° siècle sous la forme 'Durécie'. Nous le retrouvons dans le cartulaire de Redon sous la forme 'Reus, castellum' qui signale ainsi la présence du château dont vous pourrez admirer les ruines en visitant la commune de Rieux.
Rieux dérive du vieux français 'Ru - ruisseau' et fait allusion aux marais de Redon très étendus par le passé et aux canaux permettant d'arriver jusqu'au château de Rieux.


ROCHEFORT-EN-TERRE > ROC'H-AN-ARGOED

Rochefort-en-Terre, en breton Roc'h-an-Argoed, est attesté en l'an 1260 dans les archives du Prieuré de Madeleine de Malestroit sous la forme latine 'Rupes Fortis'. Si le toponyme français est une traduction littérale du toponyme latin, la traduction du toponyme breton serait 'Rocher de l'Argoat - Rocher du pays des terres'.


ROHAN > ROC'HAN

Rohan, en breton Roc'han, est attesté en 1128 dans les archives du prieuré de Saint Martin en Josselin qui parle du château de Rohan - Castrum Rohan. Roc'han - Rohan dérive du breton 'Roc'h' - Rocher, et rapelle l'existence de l'élévation rocheuse où fut édifiée le château du même nom.


ROUDOUALLEC > ROUDOUALLEG

Roudouallec est la forme françisée du breton Roudoualleg. Ce toponyme est attesté pour la première fois connue en 1163 sous la forme bretonne 'An Rodoed Gallec, elecmosina'; les archives de la Seigneurie de Kerguz signalent aussi 'Roudouez-Gallec' en 1521.

'Roudouz', et 'Rodoez' en ancien breton, signale un gué. 'Gallec' ne serait pas à prendre au sens de 'Gall, ar C'hall' - le français mais comme une forme dérivant de 'Haleg - saules' - 'un saule: an halegenn'. Un gué voyant une belle saulnaie, caractéristique et ne prêtant pas à confusion, serait donc à l'origine de ce toponyme.


RUFFIAC > RUFIEG

Ruffiac, en breton Rufieg, est attesté en 833 dans le cartulaire de Redon sous la forme Ruffiag, Plebs Condita’.

Ruffiac est un toponyme provenant du latin et devait être un domaine gallo-romain appartenant sans doute à un certain Ruffus.


SAINT-ABRAHAM > SANT-ABRAN

Saint Abraham, en breton Saint Abran est attesté 1433 dans les archives du château de Kerfily.
Ce toponyme est sans doute la christianisation d'un anthroponyme plus ancien.


SAINT-AIGNAN > SANT INAN

Saint Aignan, en breton Sant Inan, est attesté en 1184 sous la forme Ecclesia Santi Inanni dans les archives du duché de Rohan-Chabot.

Le Sant Inan celte a été francisé en Saint Aignan bien que ces deux saint soient deux personnes bien différentes. Saint Inan résidait à Irvine en Écossse au IX° siècle après JC et, d'après la légende, serait venu d'Ionie, actuellement en Turquie...

Les saints de l'époque étaient de aussi de grands voyageurs !!!


SAINT-ALLOUESTRE > SANT-ALEUSTR

Saint Allouestre, en breton Sant Aleustr, est cité en 1280 sous la forme Saint Argoestle. Nous le retrouvons sous la forme latine Sanctus Arnulphus dans les archives du Chapître de Vannes en 1387.

Qui était Allouestre, nul ne le sait...


SAINT-ARMEL > SANT-ARMAEL

Saint-Armel, en breton Sant-Armael, est attestée pour la première fois en 1304 sous la forme Sant Hermel. Nous retrouvons ce toponyme en 1367 sous la forme Prosat dans les archives de l'abbaye de Saint-Gildas-de-Rhuys; en 1475 sous la forme Provosat.

Prosat, ou Provozat était le toponyme originel du lieu et une frairie dépendant de Sarzeau. Le nom du saint patron de l'église reconstruite en 1857 devient aussi le nom de la commune naissant en 1858.

Né en Irlande en 482, Armel fonde un monastère. Lorsque Vortigern, roi breton, fait appel aux Saxons, Angles et autres Jutes pour défendre son territoire contre les Scots venant du Nord, les protecteurs païens s'en prennant aux chrétiens bretons, Armel quitte son pays pour migrer vers la Bretagne continentale. Ermite dans la région de Quimper, Armel fonde un monastère à Plouarzel. Après un séjour parisien à la cour de Childebert, il en est chassé suite à des intrigues. Il vient alors s'installer au sud de Rennes où il finit son existence en grande sainteté. Armel a donné son nom à de nombreux toponymes en Bretagne.


SAINT-AVÉ > SAINT-TEVE

Le saint n'est pas celui que l'on croit et Saint-Avé est aux abonnés absents dans l'annuaire du Vatican. Le toponyme breton - noté Senteve en 1338 - est beaucoup plus intéressant avec Sant Teve - prononcé tévé. Qui était Teve' ?

Il a été rapproché du saint gallois Tyfai donné comme fils de Budic II°, Roi de Bretagne né vers 460 et mari de la sœur du Roi Arthur.


SAINT-BARTHÉLEMY > BARTELAME

Saint-Barthélémy, en breton Bartelame, est une commune récente et ne fut portée sur les fonts républicains qu'en 1867.

Saint-Barthélémy est une christianisation du breton Bartelame qui est un toponyme sans rapport avec un saint quelconque et dont la signification ne nous est connue à ce jour.


SAINT-BRIEUC-DE-MAURON > SANT-BRIEG-MAORON

Saint Brieuc de Mauron, en breton Sant-Brieg-Maoron, doit son toponyme à un prieuré dédié à Saint Brieuc. La commune est un démenbrement de la paroisse primitive de Mauron.
Nous vous invitons à consulter la commune de Mauron pour connaître la signification de ce toponyme.


SAINT-CARADEC-TREGOMEL > SANT-KARADEG-TREGONVAEL

Saint-Caradec-Trégomel, en breton Sant-Karadeg-Tregonvael, est attestée en 1273 pour Saint-Caradec sous sa forme latine 'Sanctus Caradocus' et en 1387 dans les archives du chapître de Vannes sous la forme 'Tregoumet' pour Trégomel.

Karadeg, né au V° siècle en Grande-Bretagne, refuse de succéder à Kérédig, son grand-père, sur le trône du Ceredigion, comté situé au centre-ouest du Pays de Galles. Refusant la charge royale, il fonde l'église de Llangrannog puis poursuit son chemin vers l'Irlande où il devient moine itinérant; nous sommes alors dans les environs de l'année 450. Après avoir domestiqué un serpent monstrueux qui terrorisait sa région natale, il migre vers la Bretagne et est le saint patron de la paroisse de Carantec.

Tregonvael - Trégomel provient de 'Trev' qui était une division territoriale civile du bas Moyen-Âge et de l'anthroponyme Konvael provenant de 'Kon' - chien mâle - et de 'Mael' - prince, chef.


SAINT-CONGARD > SANT-KONGAR

Saint-Congard, en breton Sant-Kongar, est attestée en 1387 dans les archives du chapître de Vannes sous la forme francisée Sanctus Congarus puis, en 1422, un Saint Congard très actuel. Nous n'avons encore trouvé d'informations sur la vie méritante de cet homme vénérable mais son nom se retrouve dans plusieurs toponymes bretons, gallois, cornouaillais ou anglais.
< Saint-Congard et ses toponymes >


SAINT-DOLAY > SANT-AELWEZ

En 916, Saint-Dolay est attesté sur le cartulaire de Redon sous la forme latine 'Santus Aelwodus'. Ce toponyme dérive donc d’un anthroponyme.

Qui était Aelwod, nul ne le sait; peut-être un pentiern local qui aura marqué les esprits et l'Histoire du lieu...


SAINT-GÉRAND > SANT-JELAN

Saint-Gérand, en breton Sant-Jelan, est attestée en 1406 dans les archives du duché de Rohan-Chabot sous la forme francisée Saint Gélan.

Nous n'avons encore trouvé d'informations sur la vie méritante de ce saint homme mais pouvons vous certifier que ses faits et gestes furent remarquables...


SAINT-GILDAS-DE-RHUYS > LOKENTAZ

Le Lokentaz breton est devenu Saint-Gildas-de-Rhuys en français et s'est aussi vu appeler Abeilart pendant et après la Révolution de 1789.

Cette commune doit son nom à Saint-Gildas qui, vers 530, fonda un monastère placé sous les règles de Saint Benoît. Ruiné par les incursions normandes, le monastère fut relevé de ses cendres par Saint Félix sous les bons auspices de Geffroy I°, duc de Bretagne.

Nous trouvons ce lieu sous la forme Saint Guydas en 1375.


SAINT-GONNERY > SANT-GONERI

Saint-Gonnery, en breton Sant-Goneri, est attestée en 1264 dans les archives du duché de Rohan-Chabot sous sa forme latine Santus Gounneri.

Nous n'avons encore trouvé d'informations sur la vie méritante de ce saint breton.


SAINT-GORGON > SANT-KOGO

Saint-Gorgon, en breton Sant-Kogo et en gallo sous la forme Saent-Cogo, tire son toponyme du Sant Kogo, breton qui semble avoir occupé la place d'un certain Koko, moine breton arrivé vers le V° siècle. Saint Gorgon est martyr avec sainte Dorothée qui, bien que favoris de l'empereur Dioclétien et officiers de sa garde, refusèrent de renier leur religion chrétienne et Christ. Eusèbe de Césarée, leur contemporain, rapporte leur martyr, un classique en ces temps reculés: Suspendus à un chevalet, leur peau fut arrachée par des onglets de fer. Les bourreaux avivent alors allègrement la douleur avec du sel et du vinaigre puis les pendent lentement pour être étranglés à mort. Saint Gorgon et Sainte Dorothée reposent au cimetière des Deux lauriers sur la voie Labicana, près de Rome.

Ce toponyme est attesté pour la première fois connue au XI° siècle sous la forme Sen Koko. Nous le retrouvons en 1189, 1249, etc... sous sa forme fancisée.


SAINT-GRAVÉ > SANT-GRAVEZ

Saint-Gravé, en breton Sant-Grave tire son nom du saint éponyme. Ce toponyme est cité pour la première fois attestée en 1387 dans les archives du chapître de Vannes sous sa forme latine Santa Gravida. Nous retrouvons ce même toponyme sous la forme Santus Gravidus en 1516 dans ces même archives.

Nous ne connaissons pas encore les hauts faits de ce saint homme...


SAINT-GUYOMARD > SANT-GWIONVARC'H

Saint-Guyomard, en breton Sant-Gwionvarc'h tire son nom du saint éponyme. Ce toponyme est cité pour la première fois attestée dans les archives du château de Kerfily en 1542.

La vie de Saint Guyomard, s'il a existé, nous est totalement inconnue. Nous ne doutons par contre point qu'elle fut chargée de hauts et extraordinaires faits en tous genres.


SAINT-JACUT-LES-PINS > SANT-YAGU-AR-BINED

Saint-Jacut-les-Pins, en breton Sant-Yagu-ar-Bined, tire son nom du saint éponyme. Les pins a été rajouté au toponyme originel pour le différencier de Saint-Jacut-de-la-Mer et de Saint-Jacut-du-Méné et favoriser le développement du tourisme.

Jacut, fils de saint Fragan et sainte Gwen, frère de saint Gwethenoc, Sainte Klaervia - Clervie - et saint Gwenole - Guenolé, arrive en Bretagne au V° siècle, vers 460 semble-t'il. Saint Jacut est le fondateur du monastère qui portait son nom dans la commune de Saint-Jacut-de-la-Mer. Décadent depuis le XV° siècle, la tourmente révolutionnaire de 1789 finit de détruire un monastère qui est alors arrivé bien mal en point.

Nous retrouvons Saint-Jacut-les-Pins pour la première fois attestée en 1387 dans les archives du chapître de Vannes sous la forme Santus Jacutus puis en 1424 sous la forme Saint Jagu dans les archives du château de Castellan.


SAINT-JEAN-BRÉVELAY > SANT-YANN-BREVELE

Le bourg et paroisse de Saint-Jean-Brévelay, en breton Sant-Yann-Breleve, est attesté en 1392 dans les archives de l'abbaye de la Joie d'Hennebont ; la paroisse est signalée sous la forme Saint-Jean. Nous retrouvons le bourg cité dans les archives du chapître de Vannes en 1461 sous la forme de Saint Jehan. La commune et paroisse sont placées sous la protection de Jean de Beverley - John of Beverley connu aussi sous le nom de John d'York et est fêté le 7 mai. Jean de Beverley, mort en 721, après avoir été moine, puis évêque d'Hexham, devint archevêque d'York pour terminer sa vie au monastère de Beverley - Yorkshire, Angleterre - dont il est le fondateur.

Berveraly ne serait donc pas un mot breton mais un mot saxon brittonisé en Brévelay qui dériverait du vieil anglais Beofor lēac - Beaver lodge - Hutte de castor.

* Disparu de Grande-Bretagne vers 1600-1700, le castor européen - Castor Fiber - a été réintroduit dans ce pays il y a quelques années


SAINT-JEAN-LA-POTERIE > SANT-YANN-AR-WERN

Saint-Jean-la-Poterie, en breton Sant-Yann-ar-Wern, fut crée de toutes pièces en 1850 de la réunion administrative de Saint-Jean-des-Marais et de La Poterie, autre village au nom évocateur. Avant de devenir commune indépendante, St Jean la Poterie dépendait d'Allaire.


SAINT-LAURENT-SUR-OUST > SANT-LAORAÑS-GRAENNEG

Saint-Laurent-sur-Oust, en breton Sant-Laorañs-Graenneg, fut placée sous la protection de Saint Laurent et, en français, perdit ce Graenneg, toponyme originel qui apparaît en 1330 dans les archives du chapître de Vannes sous la forme Grennoc ; forme que l'on retrouve en 1422 dans ces mêmes archives sous la forme Grennnec. La construction de l'église paroissiale en 1433 la verra dédiée à Saint Laurent qui devient ainsi protecteur de la paroisse et s'insère ainsi dans ce toponyme.

Graenneg dérive de Krann, mot très présent en toponymie bretonne. Nous retrouvons toujours en breton contemporain le mot Digrannañ signifiant défricher une parcelle pleine de fougères. Graenneg rappellerait dont un territoire défiché où la fougère abondait probablement.


SAINT-LÉRY > SANT-LERI

La commune de Saint-Léry, en breton Sant-Leri, est placée sous la protection du saint breton éponyme. La vie de Sant Leri - Saint Léry est décrite dans un manuscrit relativement tardif relatant l'assassinat crapuleux de Vinegrial, prêtre desservant un sanctuaire dédié à Saint Léry.

Léry, Livry ou Laurus aurait été disciple de saint Méen et semble être le fils d'une noble famille de Grande-Bretagne; il serait né à Aleth, dans la grande-île. Arrivé à Saint-Malo, il vint peu après dans la région. Le roi Judicaël l'ayant doté de terres près de Mauron. Après y avoir vécu en anachorète et, par sa vie exemplaire, attiré de nombreux disciples, il y fonda un un monastère situé entre la Doueff et le presbytère actuel. Pendant de longues années, Saint Léry, aimé des simples comme des puissants, y prodigua les meilleurs conseils à toutes, à tous et pour leur plus grand bonheur.

La version bretonne a vu l'apparition d'une version pro-française faisant naître Léry à Tours sous le prénom de Jérôme. Ce Jérôme ne fit qu'un seul miracle - et tout à son avantage - en faisant apparaître une source proche du presbytère où il servait un prêtre difficile et exigeant. Reconnaissons que le saint breton est quand même plus sympa et moins égoiste que l'autre...


SAINT-MALO-DE-BEIGNON > SANT-MALOÙ-BENION

La commune de Saint-Malo-de-Beignon, en breton Sant-Maloù-Benion est attesté en 1062 dans le cartulaire de Redon sous la forme Sanctus-Masloo de Bidainono et est signalé la présence d'une église. Ce toponyme se retrouve en 1409 sous la forme latine Sanctus-Maclovius de Bedano.

Placé sous la protection de Saint Malo, Saint-Malo-de-Beignon était le lieu de résidence d'été des évêques de Saint-Malo et dépendait de cet évêché jusqu'à la révolution.

Beignon reste de sens obscur ; ce toponyme pourrait dériver de Bennius - anthroponyme celte - ou de Pign, décrivant une hauteur ou une source. Beignon pourrait être rapproché de Bignan.


SAINT-MALO-DES-TROIS-FONTAINES > SANT-MALOÙ-AN-TEIR-FEUNTEUN

La commune de Saint-Malo-des-trois-Fontaines, en breton Sant-Maloù-an-Teir-Feunteun est une commune récente et fut portée sur les fonts Baptismaux de l'Administration en 1858. Placée sous la protection de Saint-Malo, la commune a rappelé la présence de ses trois fontaines dans son toponyme.


SAINT-MARCEL > SANT-MARC'HELL

La commune de Saint-Marcel, en breton Sant-Marc'hell, est placée sous la protection du saint éponyme. La première attestation écrite connue dans les écrits date de l'an 1130; nous le retrouvons sous la forme latine Sancto Marcello.


SAINT-MARTIN-SUR-OUST > SANT-VARZHIN-AN-OUD

La commune de Saint-Martin-sur-Oust, en breton Sant-Varzhin-an-Oud, est placée sous la protection du saint éponyme. Saint-Martin-sur-Oust est une ancienne trêve et démembrement de la paroisse primitive de Glénac. Saint-Martin-sur-Oust devient commune en 1790 et paroisse en 1802.

La commune est placée sous la protection de Saint Martin de Tours. Né en Hongrie, ce saint est un des plus grands de la Chrétienté et a marqué l'imagination populaire par son manteau qu'il partagea avec un miséreux.


SAINT-NICOLAS-DU-TERTRE > SANT-NIKOLAS-AR-ROZ

La commune de Saint-Nicolas-du-Tertre, en breton Sant-Nikolaz-ar-Roz, est placée sous la protection du saint éponyme. Saint Nicolas-du-Tertre est une ancienne trêve et démembrement de la paroisse primitive de Ruffiac. Apparaissant pour la première fois connue dans le cartulaire de Redon au IX° siècle, Saint-Nicolas-du-Tertre devient commune en 1790 et paroisse en 1802.

La commune est placée sous la protection de Saint Nicolas dont les hauts faits sont toujours très appréciés des petits et des grands de 7 à bien au-delà de 77 ans...


SAINT-NOLFF > SANT-NOLF

La commune de Saint-Nolff, en breton Sant-Nolf est placée sous la protection du saint éponyme. Saint Nolff est attestée en 1374 dans les archives du Chapître de Vannes sous la forme latine Santus Majolus. Nous retrouvons Saint-Nolff en 1421 sous la forme Saint Molff.

Saint Majolus est aussi connu sous le nom de Saint Mayeul de Cluny ou Saint Mayeul de Forcalquier.

Né vers 910 à Valensole - Alpes-de-Haute-Provence, ce moine est mort vers 994 à Souvigny. Quatrième abbé de Cluny, il fut choisi par Odon, comme co-adjudicateur de l'abbaye quand Aymar, son prédécesseur devint aveugle. Son abbatiat vit le développement des relations avec la Papauté et l'extension de l'aire d'influence de l'abbaye de Cluny vers l'Est; extension favorisée par ses relations privilégiées avec le Saint-Empire. Saint Mayeul se vit canoniser immédiatement après sa mort et son culte fut l'un des plus importants du Moyen-Âge.

L'étymologie de Saint-Nolff est trouble et il est probable que le nom de la commune dérive d'un saint local ou, ce qui est aussi plausible, du nom d'un pentiern ayant marqué ces lieux et devenu saint local avec les ans.


SAINT-PERREUX > SANT-PEREG

Ancien passage sur l'Oust; simple gué qui deviendra pont, Saint-Perreux était aussi connu sous le toponyme de Recsac en l'an 1182 puis se voit sous la forme Sant Perreuc en l'an 1398, dans les archives du château de Kastellan.

La paroisse, puis commune s'est placée sous la protection de Saint Petroc, en breton Sant Pereg, qui, né en Cornouailles insulaire, est l'auteur de faits grandioses et miraculeux dont nous n'avons pas trouvé trace.

Plus sérieusement, il est probable que Pereg était un chef breton respecté qui aurait été christianisé ultérieurement.


SAINT-PHILIBERT > LOKFILIBERZH

Saint Philibert, en breton Lokfiliberzh doit son nom à Philibert de Tournus et de Noirmoutier. La première citation connue de Saint-Philibert date de 1695. Philibert est un prénom germanique signifiant très brillant, très célèbre.

Honoré dans toute la Bretagne, Philibert est né en 617 ou 618 à Éauze dans le Gers. Tour à tour évêque d'Aires-sur-Adour en 620, il devient abbé de l'abbaye de Rebois près de Meaux en 650, abbé de l'abbaye de Jumièges près de Rouen en 654, Il meurt en 685 à Noirmoutier, île où il avait fondé un monastère.

Menacés par les vikings, les moines migrent entre 836 et 875 de l'île de Noirmoutier au lac de Grandlieu, puis à Cunauld en Anjou, puis dans le Poitou à Messay pour arriver à Tournus après avoir fait un séjour à Saint-Pourçain.

Tournus voit la reconstitution de leur communauté et la création d'une abbaye dont l'apogée se situera au XII° siècle.


SAINT-PIERRE-QUIBERON > SANT-PÊR-KIBEREN

Saint Pierre Quiberon, en breton Sant-Ber-Kiberen, est placé sous la protection de Saint Pierre, premier pape.
Démembrée de Quiberon en 1856, la paroisse de Saint-Pierre devient commune en 1856 sous le nom de Saint Pierre !
C'est en 1962, et pour favoriser le développement touristique, qu'est rajouté Quiberon au nom de la commune. Pour connaitre l'étymologie de Quiberon, vous pouvez consulter la page consacrée à cette commune.


SAINT-SERVANT > SANT-SERVANT

Saint-Servant, en breton Sant-Servant, est attesté pour la première fois connue dans les écrit en 1387 et se retrouve dans les archives du chapître de Vannes sous la forme latine Sanctus Serviacus.

Nous n'avons pas encore retrouvé d'informations sur ce personnage.


SAINT-THURIAU > SANT-TURIAV

Nous n'avons pas trouvé trace écrite du toponyme Saint-Thuriau, en breton Sant-Turiav, avant le XIX° siècle.
Thuriau était évêque de Dol-de-Bretagne au VII° siècle. Ses hauts faits et actes héroïques nous sont totalement inconnus.


SAINT-TUGDUAL > SANT-TUDAL

Saint Tudal s'est francisé en Saint-Tugdual. Ce toponyme est attesté dès 1286 dans les archives de l'abbaye de Bon-Repos.

'Tudal - Tugdual', évêque de Tréguier, est un des sept saints fondateurs de Bretagne et, comme il se doit, est vénéré par les participants du Tro-Breizh. Venu de Cambrie - notre pays de Galles, il aurait évangélisé l'Armorique avec ses 723 compagnons.


SAINT-VINCENT-SUR-OUST > SANT-VISANT-AN-OUD

Saint-Vincent-sur-Oust, en breton Sant-Visant-an-Oud, est attesté pour la première fois connue dans les écrits en 1330 sous la forme latine Sanctus Vicientus.

La paroisse et commune sont placées sous la protection de Saint Vincent d'Embrun, qui est aussi le saint patron des vignerons et fêté comme il se doit le 22 janvier.


SAINTE-ANNE-D'AURAY > SANTEZ-ANNA-WENED

Sainte-Anne-d'Auray, en breton Santez Anna Wened, fut longtemps connue sous le toponyme Keranna et était lié à une chapelle maintenant disparue et consacré au culte de la mère de Marie. Le culte d'Anne, grand-mère de Jésus, s'est développé en ces lieux suite à l'apparition de celle-ci à Yvon Nicolazic, laboureur local.


SAINTE-BRIGITTE > BERC'HED

La commune de Saint Brigitte, qu'en breton nous appelons Berc'hed, doit son toponyme à Sainte Brigitte d'Irlande.

Sainte Brigitte d'Irlande est la version christianisée de Brigit - Brigantia, déesse-mère d'une grande beauté, symbolisant la fécondité de la terre. Elle est associée à l'arrivée du printemps et chasse l'hiver symbolisé par Kaillac'h, la sorcière de l'hiver. Brigit était invoquée pour la venue des enfants et aidait les femmes à allaiter.

Avec l'arrivée du christianisme, Elle est devenue la sainte patronne des crémiers !...
Allez savoir pourquoi !


SAINTE-HELENE > SANTEZ-ELEN

La commune de Sainte-Hélène, en breton Santez-Elen était une trève de Locoal-Mendon et doit son nom à Sainte Hélène.

Née vers le milieu du III° siècle, elle est la première femme de Constance I° - dit Constance Chlore, le Pâle, empereur romain. Ses hagiographes en font une fille d'étable, mais d'une grande noblesse de comportement qui, préféra la vie simple et dévouée aux grandeurs de la royauté.

Au-delà de la propagande religieuse, Hélène fut la mère de l'empereur Constantin I° qui sera le premier empereur romain à se convertir au Christianisme.


SARZEAU > SARHZAV

Le Sarzhav - prononcé Sarzao, n'a subi, comme de nombreux toponymes francisés, qu'une simple écriture version langue française. Ce toponyme Sarzeau est attesté en 1396 dans les archives des Trinitaires de la presqu'île de Rhuys.

Nous reconnaissons le Arz - Ours que nous retrouvons régulièrement dans d'autres toponymes comme Arzano ou des toponymes de communes proches comme Arz et Arzon. En 1790, la commune de Sarzeau fut renommée Ville de Rhuys pour mieux retrouver son toponyme originel ultérieurement.


SAUZON > SAOZON

Sauzon, en breton Saozon, provient du breton 'Saoz', toujours utilisé, désignant un 'anglais', un 'saxon'. Sans doute une petite communauté saxonne ayant migré avec les bretons ou ultérieurement et s'étant établie à Belle-Île.


SÉGLIEN > SEGLIAN

En breton, on dit Seglian, l'administration française en a fait Séglien et ce toponyme est attesté dans les parchemins du chapître de Vannes en 1387 dans une forme identique à la forme bretonne contemporaine.

Le sens de ce toponyme est inconnu et certains auteurs en font un toponyme antérieur à l'arrivée des bretons en Armorique. Il serait peut-être profitable de rapprocher ce toponyme des Sig, Seg, Sed que l'on retrouve notamment dans certaines régions du Sud-Est.


SÉNÉ > SINE

Séné, en breton Sine, est attesté pour la première fois connue dans les écrit en 1387 et se retrouve dans les archives du chapitre de Vannes sous une forme identique. Nous n'avons pas encore retrouvé d'informations sur ce toponyme.


SÉRENT > SERENT

Sérent, idem en breton et sans l'accent, est attestée dans le cartulaire de l'abbaye de Redon - Serent, Plebs.

Ce toponyme reste totalement abscons.


SILFIAC > SILIEG

Silieg, que les francisants connaissent sous le nom de Silfiac, est cité dans le cartulaire de Redon dès 871 sous la forme latine Selefiac Ecclesia

Selev pourrait être un Pentiern, chef de tribu bretonne, ou un Saint ou le possesseur d'un domaine gallo-romain caractérisé par le suffixe -ac.


SULNIAC > SULIEG

Le Sulnieg breton est devenu Sulniac en français. Attesté dès 1160, Sulniac est alors écrit Suluniac, écriture sous laquelle il apparaît encore Sulunyac en 1387 dans le chapitre de Vannes.

Il semble que Sulniac dérive de Sul, dont le sens est obscur ou d'un anthroponyme Solemnius. Aucune de ces deux pistes ne faisant l'unanimité.


SURZUR > SURZHUR

Surzur, en breton Surzhur est attesté en 1220 sous une forme identique. Ce toponyme reste énigmatique et semble dériver d'un anthroponyme latin 'Sartorius'.


TAUPONT > TALBONT

En breton, c'est Talbont ; en français, c'est Taupont.

En 1399, le bourg apparaissait sous l'écriture Tauppont et en 1476, sous la forme Taulpont.

La voie romaine Vannes - Corseul et Rieux - Tréguier devant franchir la vallée de l'Yvel, on construit un pont qui, point important, doit être protégé par une troupe. Cette occupation donnera son nom au village: Campus Ponti. Bretonnisé, il se transformera au cours des ans en cet actuel Talbont - Taupont.

La traduction bretonne de ce toponyme est le bout du pont, peut-être que le village et garnison originelle n'étaient bâtis que sur une des rives.


THÉHILLAC > TEHELIEG

Théhillac, en breton Tehelieg, est un toponyme d'origine incertaine. Pour certains, ce toponyme provient du nom d'un monastère, Tincillac - toujours non localisé et dont le prieur aurait été Saint Aubin, patron de Gwenrann - Guérande. Certains y cherchent une relation avec le tilleul, faisant dériver de toponyme de Tilla, le tilleul en latin.

Une certitude se dégage de toutes les études. Le peuplement breton de Téhillac ne fait aucun doute. Sur cette certitude, il serait possible de lier Tehelieg à une toponymie bretonne rappelant le saule - haleg en breton.


THEIX > TEIZ

Le Teiz breton est devenu Theix avec un 'X' venu d'on ne sait où...

Si ce toponyme est attesté dès 1387 dans le chapître de Vannes sous la forme Theis que l'on retrouve dans ce même chapître avec un Theys en 1437, la signification ou sens possible de Theix reste totalement hermétique à ce jour.


TRÉAL > TREAL

Treal, que l'on retrouve francisé en Tréal, est attesté dès 858 dans le cartulaire de l'abbaye de Redon où il apparaît sous sa forme latine Treal Plebs - la paroisse de Tréal.

Comme toutes les communes dont le toponyme commence par Tré, il s'agit d'une ancienne et petite division territoriale celtique qui sera transformée en paroisse par la religion chrétienne qui s'imposait en ces temps lointains.

La deuxième partie du toponyme est probablement un anthroponyme inconnu à cette heure.


TRÉDION > TREDION

Trédion, idem en français, est attesté dès le XII° siècle sous la forme Tréduihon et semble se fixer dès le XIII° siècle sous sa prononciation actuelle.

Ce toponyme est formé de Tre, subdivision territoriale celte de base, qui évoluera vers nos paroisses. Le second terme est probablement un anthroponyme, sans doute Gwion.

Trédion serait sans doute le Territoire de Gwion.


TRÉFFLÉAN > TREVLEAN

Tréffléan, en breton Trevlean, dérive du moyen-breton Treff. Antérieure aux notions de paroisses, qui viendront simplement se superposer aux divisions territoriales du monde celte, la Treff, ou Trev, est une entité territoriale de base. De petite taille, sa superficie est inférieure à ce qui deviendra nos paroisses et communes.

Ce type de division se retrouve dans tout le monde celtique avec les Baìle d'Irlande ou les Tref galloises, Trev corniques et treen mannoises.
< Tréffléan et ses toponymes >


TRÉHORENTEUC > TREC'HORANTEG

Tréhorenteuc, en breton Trec'horanteg est attesté en 1330 sous la forme Trehorentuc. Nous retrouvons ce toponyme en 1420 avec un Treharentet, puis en 1444 avec un Tregaranteuc. Le Tré nous rappelle l'existence en ces lieux d'un prieuré originel, subdivision paroissiale de l'époque.

< Tréhorenteuc et ses toponymes >


VANNES > GWENED

Vannes, que nous connaissons en breton sous la forme Gwened, dérive du nom des Vénètes, peuple celte habitant la région et défait par les légions romaines. Au V° siècle, l'ancien toponyme de 'Darioritum' a laissé la place au toponyme actuel prononcé Djouened en breton. Vers l'an 400, nous trouvons un Benedetis, puis un Venetis au VII° siècle qui, passant par un Veneda et autres changements arrivera au Vannes que nous connaissons actuellement. Le toponyme en langue française dérive donc du latin.


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