ROSANS
ROSANS: Le village de Rosans
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HAUTES-ALPES

H   Les toponymes des communes

Les toponymes de nos communes, pour certains, remontent aux temps les plus reculés, et même au néolithique pour les plus anciens. Au cours des siècles, ils ont subi les déformations du temps et, semblant parfois méconnaissables, sont une source d'informations remarquables.

Les listes départementales voient des ajouts réguliers ; n'hésitez donc pas à y revenir régulièrement.

HAUTES-ALPES

tFrançais HAUTES-ALPES
tPopulation 135 836 hab
tGentilé HAUT-ALPINS
tSuperficie 5 549,00 km²
tDensité 24.48 hab/km²
tLatitude 44°34'34" N
tLongitude 6°5'43" E
tLatitude 44.559444
tLongitude 6.078611

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HAUTES-ALPES: Toponymes du département


ABRIÈS > ABRIES

Connue dès 1100 sous l'appellation de Abrii, cette commune tire son toponyme du mot Aper, anthroponyme latin signifiant sanglier. Cet Aper est utilisé par Tacite comme anthroponyme dans son Dialogue des Orateurs. Les noms d'animaux se retrouvent souvent dans les anthroponymes celtes; signalons, par exemple, Arzhanoù - Arzano, Finistère, Bretagne - dont le toponyme découle de l'anthroponyme Arzh signifiant 'Ours' = qui a la puissance de l'ours.
En occitan, le nom de la commune est identique au toponyme en français.


AGNIÈRES-EN-DÉVOLUY > ANHIÈRAS

Citée en 1212 sous le nom de Agniera, la commune a rajouté en Dévoluy pour ne pas être confondue avec la commune d'Agnières; celle du Pas-de-Calais.

Selon certains, ce toponyme proviendrait de l'occitan Anhela signifiant lieu où s'élève des brebis. Vu le nombre de bergers, de moutons ou d'espaces utilisés à cet usage au moment de l'apparition de ce toponyme, cela est étonnant; un toponyme se doit d'être caractéristique pour être immédiatement identifiable.

< Agnières-en-Dévoluy et ses toponymes >


AIGUILLES > AGULHA

Aiguilles, Aiguilhas en occitan, est signalé dès 1371 sous le nom de Aiguilli. Certains voudraient voir ce toponyme dériver d'Aiguilhas du latin Accuculas - Aiguille. D'autres pensent que le nom de la commune dérive de Ad Guil - Près du Guil. Nous penchons plutôt pour cette hypothèse - retenue par la commune. En effet, le torrent du Guil coule tout près et confirme plus cette hypothèse qu'un Aiguilles dérivant d'une aiguille montagneuse, d'ailleurs fort nombreuses dans la région.


ANCELLE > ANCELA

Ancelle, en occitan haut-alpin Ancela, doit son toponyme à l'Ancelle, torrent affluent du Drac. Certains auteurs font dériver Ancelle du latin Ansa - courbe - et illa qui est un diminutif - Ancelle serait alors une petite courbe sur un torrent.

L'hypothèse faisant dériver Ancelle du radical ligure à valeur hydronymique Antia semble par contre plus plausible. Nous remarquerons les hydronymes Durance et Avance.

Ancelle est cité dès 739 sous le nom de Ancilla.

< Ancelle et ses toponymes >


ANTONAVES > ANTONAVA

Antonaves, en provençal haut-alpin Antonava, est cité dès l'an mil. Il semble que ce toponyme dérive d'un anthroponyme, peut-être germanique.
Cette commune, existante sur la carte de Cassini, est notée 'Antonave' mais c'est en 965 que ce nom apparaît pour la première fois sous la forme de 'Cella Antonnava'; prieuré dépendant de l'abbaye de Montmajour. En 1152, nous le retrouvons sous la forme de 'Ecclésia Sancte Marie de Antonavis' puis 'Antonavi' en 1215 pour devenir 'Antonaves' avec de faibles variantes orthographiques. Ce toponyme dériverait de l'anthroponyme latin Antonius qui devait être le propriétaire de la villa originelle.


ARVIEUX > ARVIEUS

Arvieux, Arvieus en provençal haut-alpin, semble provenir d'un radical méditérranéen signifiant 'eau courante, torrent'.
Arvieux apparaît sous le nom de 'Arveolum' dès 1311.


ASPREMONT > ASPRAMONT

Aspremont, en provençal haut-alpin Aspramont, est un toponyme aisé à comprendre car le 'Aspra' occitan est aussi le 'âpre' des langues d'oïl.
Quant à 'mont', nous en connaissons le sens. Aspremont est donc un mont difficile, rude, escarpé, rocailleux qui a donné son nom à la commune. Ce toponyme est signalé dès 1230 dans les archives du monastère de Durbon. Vous découvrirez aisément ce 'mont âpre', il porte les ruines du château et surplombe la commune.


ASPRES-LÈS-CORPS > ASPRES-LÈS-CÒRPS

Aspres-les-Corps, en occitan haut-alpin Aspres-lès-Còrps doit une partie de son toponyme à Corps, commune de l'Isère toute proche.
Corps peut dériver de Car rappelant une hauteur. Aspres garde tout son sens de âpre, dur, rocailleux.


ASPRES-SUR-BUËCH > ASPRES-SUS-BUECH

Aspres-sus-Buëch en occitan, Aspres-sur-Buech en français, signifie 'âpre, dur, difficile' sur le Buëch. Sans doute une caractéristique rudesse du lieu aura donné ce nom à la commune.
Cette commune s'appelait autrefois 'Aspres-les-Veynes'.


AVANÇON > AVANÇON

Avançon a gardé une graphie identique en français. En 1100, Avançon est signalé sous le nom de Castrum quod nominatur Avanzu - Château que l'on nomme Avançon. Il passe en Avenzons en 1569, Avanson en 1296 puis Castrum de Avansono en 1334. Il se fixe en Avanson vers 1568...

< Avançon et ses toponymes >


BARATIER > BARATIER

En 1237, Baratier est noté Barater. Ernest Nègre donne la définition de fraudeur, fripon pour Baratier. Si ce mot a cette définition en occitan, il nous semble difficile d'y voir un toponyme. Faire dériver ce toponyme de celui de la famille Bayle, Sieur de Baratier, est une aussi fausse hypothèse. Les Bayle, comme toutes familles de la noblesse, ne donnèrent pas leur nom à un terroir mais prirent celui de leur seigneurie.
< Baratier et ses toponymes >


BARCILLONNETTE > BARCILHONETA

Barcillonnette, en provençal haut-alpin Barcilonheta, est citée dès 1339 sous le nom de 'Barcelonia'. Dès 1492, ce toponyme se fixe en 'Barcilonetta' ou 'Barcillonette' et est un diminutif de 'Barcelone'.

La forme actuelle de 'Barcelone' proviendrait de 'Barjelunah', semble-t'il forme maure d'un toponyme plus ancien. Pendant la Révolution de 1789, la commune de Barcillonnette fut rebaptisée en Valcivique;


BARRET-SUR-MÉOUGE > BARRET-SUS-MEÜJE

Barret-sur-Méouge, jusqu'en 1944, était divisé en deux communes - Barret-le-Haut et Barret-le-Bas - qui fusionneront en 1944 pour devenir Barret-sur-Méouge.

C'est en 1119, dans une bulle du pape Gélase II°, qu'est cité Barret-le-Haut pour la première fois. Il y apparaît sous le toponyme de Barretum capre ce qui donnerait Barret des chèvres.

Barret-le-Bas se retrouve cité dès 1179 dans une bulle d'Alexandre III° sous le nom de Barretum inférior. En vivaro-alpin, c'est Barret-sus-Meüja.


BÉNÉVENT-ET-CHARBILLAC > BENEVENT E CHARBILLAC

Le Benevent e Charbillac haut-alpin se retrouve à l'identique en français sous la forme de Bénévent et Charbillac. C'est en 1166 que Bénévent est cité pour la première fois. Il y apparaît dans les archives de l'abbaye de Durbon sous sa forme latine, Beneventum signifiant 'Bon évènement'. La raison de cette dénomination est inconnue.

Charbillac, idem en français, semble être une paroisse de création plus récente que Bénévent car elle n'est citée pour la première fois qu'en 1307 sous la forme latine de Charbilhacum - 'Charvilhacum' en 1322 dans les archives du monastère de Durbon.


BRÉZIERS > BREZIÈRS

En provençal haut-alpin, c'est Brezièrs et, en français, ce toponyme est devenu Bréziers

Dans ce toponyme, nous pouvons retrouver Bre - prononcé Bré - mot celtique signifiant hauteur, colline et qui est toujours utilisé sous une forme identique en Breton, langue celtique...

< Bréziers et ses toponymes >


BRIANÇON > BRIANÇON

Briançon, idem en occitan vivaro-alpin, dialecte de l'occitan, provient de Bre, Briga, mot celtique signifiant une hauteur, un point surélevé ; Bre est d'ailleurs toujours utilisé en breton avec un sens identique, ainsi que dans d'autres langues celtiques comme le cornique et le gallois. Briançon apparaît dès l'antiquité et nous le retrouvons sous la forme de Brigantium sur les Vases appolinaires et sous la forme de Brigantione sur les Tables de Peutinger. Ce territoire était celui des Brigantes, que l'on pourrait qualifier de Peuple des hauteurs.

< Briançon et ses toponymes >


BRUIS > BRUIS

C'est dans les archives du monastère de Durbon que Bruis, idem en français, est cité - nous sommes alors en l'an 1147 - et 'Bruscum' fait l'objet de transactions en lien avec le monastère. Nous retrouvons 'Bruis' sous la forme latine de 'Brosium' en 1153 dans une bulle d'Eugène II°.

Ce n'est qu'en 1516, que Bruis prend sa forme actuelle 'Brus-is'. Les archives plus anciennes notent toujours ce toponyme en 'Bro-suffixe latin'. Cette remarque nous ferait penser à un radical celtique signifiant 'pays'; Bruis serait lors de 'pays de...'. Nous retrouvons en gallois le mot 'Broyyd' - le pays'.


BUISSARD > BUISSARD

Buissard, apparaissant dès 1152 sous le nom de 'Buxall' et 'Buyssardum' en 1177, est probablement né des grands défrichements du X° au XIII° siècle. Ce toponyme signifierait alors 'buissonnière de mauvaise qualité'.


CEILLAC > CELHAC

C'est en 1119, dans une bulle de Gélase II°, pape, que la vallée de Ceillac ainsi que le village sont cités pour la première fois avec certitude. La paroisse et la vallée y apparaissent sous le nom latin de Fallis Celiaci et Celiacum. Cette bulle confirmait la possession - et les revenus qui en découlaient - des paroisses de Ceillac, Risoul et Guillestre à l'abbaye de Saint-André, Villeneuve-lez-Avignon dans le Gard...

< Ceillac et ses toponymes >


CERVIÈRES > CERVIÈRA

Cervières, en occitan haut-alpin Cervièra, apparaît pour la première fois connue en 1148 sur le cartulaire 'Ulciensis ecclesiam chartarium' sous la forme 'Cerveria'. Ce toponyme revêt une forme très stable à travers les siècles.

Cervières dérive de 'cervier' - cerf; ce toponyme semblerait désigner un lieu giboyeux en cervidés.


CHABESTAN > CHABESTAN

Chabestan, idem en occitan haut-alpin, dérive du latin 'Caput Stagni' signifiant 'tête de l'étang, bout de l'étang, du marais'. On retrouve ce toponyme sous la forme 'Chabestagnum' en 1247. Il est possible de remarquer la présence de nombreux toponymes rappelant le marais et Gap en est un exemple. Les micro-toponymes y faisant référence sont légions.


CHABOTTES > CHABÒTAS

Le Chabòtas haut-alpin est devenu Chabottes en français et est cité en 1307 sous la forme latinisée de 'Locus de Chabotis'. Ce toponyme semble se fixer en Chabottes dès 1516 où il apparaît dans le rôle des décimes de Gap. En provençal haut-alpin, 'lou Chabot' désigne une cabane, ou une hutte en pierres sèche, que l'on trouvera en provençal sous le nom de 'Borie'. Il est, pour la commune de Chabòtas - Chabottes sous la forme plurielle et rappelle l'existence originelles de cahutes en pierre sèches. Le lieu-dit 'Chabottonnes', situé entre Chabottes et Saint-Jean-Saint-Nicolas est le diminutif de Chabottes. Il rappelle donc l'existence de petites cahutes ayant imposé ce toponyme à ce lieu.


CHAMPCELLA > CHAMPCELAT

Champcella est la francisation du toponyme haut-alpin Champcelat. C'est au XIII° siècle, dans le cartulaire de l'abbaye de Valbonne, que se retrouve la première citation écrite de ce toponyme; alors sous la forme latinsée de 'Forestum de Chancelata' - Forêt de Champcella.

Les toponymistes donnent à Champcella un sens initial d'abri fermé, de maison d'alpage où il était possible de garder les récoltes à l'abri. Nous retrouvons d'ailleurs toujours le mot français 'cellier' avec le sens que nous lui connaissons.


CHAMPOLÉON > CHAMPOLÉON

Champoléon se retrouve sous une forme identique en occitan haut-alpin et est cité, d'après Chaper, dès 1377 sous la forme de 'Champolinus'. Ce toponyme fluctue longtemps entre 'Champoléon' et 'Champollion' forme sous laquelle on le retrouve en 1675 dans les rôles de décimes de Gap.


CHANOUSSE > CHANÒSSA

Chanousse, en occitan haut-alpin Chanossa, est cité dès 1397 sous sa forme occitane. Lisant le rôle des décimes de la ville de Gap, daté de 1506, Chanousse y est écrit en français; ce n'est plus le cas dans le rôle des bénéfices de la ville de Gap en 1573 où il apparaît de nouveau noté en occitan. Il semblerait que Chanousse dérive du gentilice gallo-romain Cannutius.


CHÂTEAU-VILLE-VIEILLE > CHASTEU-VILA-VIELHA

Chasteu-Vila-Vielha - Château-Ville-Vieille en français est né de la réunion des paroisses de Ville-Vieille-en-Queyras' et 'Château Queyras' lors de la création de la commune en 1830. Château-Queyras se retrouve cité dès 1301 dans les archives de la ville de Guillestre sous sa forme latine 'Castrum Cadrassi'. Il apparaîtra au cours des âges dans de nombreux documents et toujours sous sa forme latinisée. C'est en 1568 - le latin perdant son rôle prépondérant par l'ordonnance de Villers-Cotterêts en 1539 - qu'il est alors cité sous sa forme occitane dans le pouillé d'Embrun. 'Vila-Vielha - Ville-Vieille, est l'autre paroisse formant la commune. Cette paroisse est cité en 739 dans le testament d'Abbon - cartulaire de l'abbaye de Saint-Hugues et cette ancienneté explique l'appellation 'Ville-Vieille'.


CHÂTEAUNEUF-D'OZE > CHASTENÒU D'ÒZA

Châteauneuf-d'Oze, en occitan haut-alpin Chastenòu d'Oza, est cité dès 1307 sous la forme de 'Castrum Novum'. Cette appellation est liée à la création d'un nouveau château, faisant sans doute suite à une ancienne construction. En 1516, la paroisse est citée dans le rôle des décimes du diocèse de Gap sous le nom de 'Chasteauneuf vallée d'Oze'. 'Oze' permet de différencier ce lieu des autres châteaux neufs de la région.


CHÂTEAUNEUF-DE-CHABRE > CHASTENOÙ-DE-CHABRA

Châteauneuf-de-Chabre est la forme francisée du Chastenòu de Chabra gaviot. Les premiers écrits connus citant ce toponyme datent de 1100. C'est en 1288 que nous le retrouvons sous la forme 'Castrum novum de Capra'.

Ce toponyme ne laisse aucun doute quant à sa signification.


CHÂTEAUROUX-LES-ALPES > CHASTERÒS

Chateauroux-les-Alpes, en occitan haut-alpin Chasteròs, est formé de deux paroisses, 'Les Aubergeries' et 'Saint Marcellin'.

C'est en 1154, dans une bulle du pape Eugène III°, qu'est cité Chateauroux-les-Alpes pour la premièer fois connue sous l'appellation de 'Castrum Rudolphi'. Ce toponyme 'le Château de Rodolphe' - dont la vie est inconnue - va évoluer pour devenir un 'Châteauroux' comme noté en 1512, où le 'Chastelroux' du pouillé du diocèse d'Embrun en 1568.

L'église de Saint Marcellin fut construite près des ruines de ce château.


CHÂTEAUVIEUX > CHASTEVIELH

Le Castrum Vetus de 1271 et 'Castrum vetus de Talardo' de 1291 sont notre Châteauvieux actuel.
En 1888, les restes d'un imposant château sont toujours signalés à Châteauvieux. Certains pans de muraille font encore 6 ou 7 mètres de haut, il subsiste de belles traces du donjon ainsi que ceux d'une chapelle. Ce château appartenait aux évêques de Gap.


CHAUFFAYER > CHAUFFAIER

Chauffayer, en occitan haut-alpin Chaufaier, est connu dès 1373 sous la forme 'Chalfanerium'; en occitan haut-alpin, une 'Chau' étant une élévation au sommet plutôt plan. Chauffayer ne fut longtemps qu'un hameau de la commune d'Aubessagne, chef-lieu originel.

< Chauffayer et ses toponymes >


CHORGES > CHÒRGES

Chorges, idem en occitan, est déja cité sur les Gobelets de Vicarello ainsi que sur la Table de Peutinger sous la forme de Caturigomagus dont le toponyme actuel dérive. Ce toponyme est, sans contestation possible, d'origine celtique.

< Chorges et ses toponymes >


CRÉVOUX > CREVÒS

Crévoux est le Crevòs haut-alpin. Ce toponyme relaté dès 1127 sous la forme 'Crevolum'. Ses nombreuses variantes orthographiques le voient passer de 'Crévole' à 'Crévoulx' en 1568.


CROTS > LAS CRÒTAS

Crots, en provençal haut-alpin Las Crotas, les grottes, s'appelait autrefois 'Les Crottes'. Devant ce toponyme difficile à porter quand il est francisé, la commune a demandé un changement de nom en 1970 et qui est devenu 'Crots'.
Ne cherchez pas quelque boue ou autre excrément dans ce toponyme, vous auriez tout faux. Las Crottas signifie simplement 'les Grottes' en provençal. Vous retrouverez ce toponyme 'Cro' ayant un sens identique avec l'homme de Cro-Magnon dont le squelette fut découvert dans la 'Grotte-Magnon'.


EMBRUN > AMBRUN

Embrun, en Provençal haut-alpin Ambrun, est un toponyme d'origine celtique. La ville est cité dans la Géographie de Strabon comme étape sur la voie Domitienne où elle s'appelle alors Eburodunum.

Ce toponyme se décompose en un Dun - la forteresse, le fort - que l'on retrouve dans de nombreux toponymes comme Lon-Don' - Londres, Lug-dun - Lyon... et un Eburo qui, à l'unanimité des linguistes, désigne l'if...
< Embrun et ses toponymes >


ÉOURRES > EORAS

Éourres, en occitan haut-alpin Eoras, est attesté pour la première fois connue en 1365 sous la forme 'Helris'; on retrouve ce toponyme en 1500 sous la forme 'Cura de Euris'.


ESPARRON > ESPARRON

Esparron, idem en occitan haut-alpin, est attesté pour la première fois connue en 1100 sous la forme latine Isparonum. Nous revoyons ce toponyme sous les formes Esparron en 1188 dans le cartulaire de l'abbaye de Bertheaume à Rabou, puis sous la forme Sparronum en 1330 dans les archives du chapitre de Gap qui est possesseur de certaines terres en ces lieux. En occitan, Esparroun signifie poteau, pièce de bois, balustre. La signification la plus communément admise pour ce toponyme est balustrade, en référence aux falaises proches du village qui rappeleraient des balustrades ; cette explication nous semble très légère.


ESPINASSES > ESPINASSAS

Espinasses, en vivaro-alpin Espinassas, se retrouve en 1210 sous le toponyme de 'Espinacie'. Toujours au XIII° siècle, il est noté 'Espinatie' sur les archives de l'abbaye de Valbonne. La graphie de ce toponyme se fixe dès 1512. Le Pouillé - registre des bénéfices du pays concerné pour la levée des taxes et impôts - du diocèse d'Embrun note déjà 'Espinasses' sous sa forme actuelle.

Espinasses dérive de 'spina', mot latin signifiant 'épine'. Sans doute un lieu plein d'épines ou ceinturé d'épines, ou d'arbustes épineux, ayant donné son nom à ce lieu.


ÉTOILE-SAINT-CYRICE > SANT-CIRICI

Étoile-Saint-Cyrice, en Occitan Haut-Alpin Sant-Cirici, est formé de la réunion des hameaux d'Étoile et de Saint-Cyrice.
En 1075, le cartulaire de Saint Victor signale Étoile sous son nom latin 'Stela', que l'on retrouve en 1085 avec un 'Stella', puis dans les archives du Dauphiné sous 'castrum de Stella' au XIII° siècle. Étoile est un astroponyme; sa compréhension ne pose aucune difficulté.

Saint-Cyrice est attesté en 1173 dans le cartulaire du monastère de Durbon sous sa forme latine 'Sanctus Ciricius'. Saint Cyrice, plus connu sous l'appellation Saint Cyr, est le plus jeune martyr chrétien connu. Sa mère, Sainte Julitte, refusant d'abjurer sa foi sous le règne de Dioclétien, fut condamnée au martyr. Le jeune Cyr, âgé de trois ou quatre ans, refusant de quitter sa mère malgré les amadouements du gouverneur et affirmant être chrétien, le gouverneur, excédé, lui explosa la tête contre les marches du tribunal.


EYGLIERS > AIGLIERS

Eygliers, en occitan Haut-Alpin Aigliers, est attesté pour la première fois connue dans le cartulaire de l'Abbaye de Valbonne au XIII° siècle sous la forme latine 'Forestum de Eiglerii'. Eygliers est un toponyme lié à l'eau et peut être rapproché de l'ensemble des toponymes en 'Aigue, Aix, aqua, etc...

Le débit important de la fontaine du gros, ou une autre source aux caractéristiques remaquables, a pu générer ce toponyme.


EYGUIANS > AIGUIANS

Eyguians est la francisation du Aiguians haut-alpin.
Ce toponyme se retrouve cité dès 739 dans le cartulaire de l'abbaye de Saint Hugues et dans le testament d'Abbon sous la forme latine 'Lacquatium'. L'inventaire des archives du Dauphiné le retrouve sous sa forme actuelle dès le XIII° siècle, à quelques variantes orthographiques près. Si les sources d'eau sont nombreuses dans la région, le site originel de la commune, au sud de la colline de Saint-Pierre, devait posséder des sources ou un système lié à l'eau des plus caractérisque. Il aura donné son nom au village moyenâgeux.


FOREST-SAINT-JULIEN > FOREST-SANT-JULIAN

Forest-Saint-Julien, en occitan vivaro-alpin Forest-Sant-Julian, est attesté pour la première fois connue en 1406 sous le simple toponyme latin Forestum. Il faut attendre 1506 pour voir une précision avec Foresti Sancti Juliani.

Si Saint Julien n'est plus à présenter, le mot forest dérive du mot latin Foris définissant une endroit isolé, retiré par rapport à un point de référence. Ce mot désigne très souvent une cabane de berger, isolée et éloignée du village ou paroisse dont elle dépendait.


FOUILLOUSE > FOLHOSAS

Fouillouse, en Occitan Haut-Alpin Folhosas, est attesté pour la première fois connue en 1493 sous le même nom 'Foulhouse' que l'on retrouve en 1497 sous la forme 'Fulhosa'.

'Fulhosa' décrirait un espace dont le couvert végétal serait principalement formé de feuillus.


FREISSINIÈRES > FRESSINIERAS

Freissinières, en occitan Fressinieras, signifie la 'Fresnais', lieu ou pousse du frêne. C'est en l'an 1210 que l'on retrouve 'Freissinières' dans le livre des copies d'Embrun.

La montagne de Dormillouse est attestée en latin dès 1347 - 'Montanea Dormillosa'. Dormillouse serait composé d'un radical celtique 'Dour - Dor', eau, que l'on retrouve dans 'Durance' et autre toponymes. 'Dour' est d'ailleurs toujours utilisé en breton avec un sens identique. Le suffixe 'Osa', que l'on retrouve dans 'Freissinouse' est un suffixe occitan signifiant 'lieu'.
Nous n'avons trouvé de sens à 'Milh' et un rapprochement avec le 'Milin' - moulin, breton, nous semble totalement farfelu.


FURMEYER > FURMEIER

Furmeyer, en Occcitan Furmeier, est cité dès 1239 sous le nom de 'Furmier' et provient du latin 'Formica' - la fourmi via l'Occitan 'Furmigier' signifiant 'Fourmilière'.
N'y cherchez pas quelque monstrueuse fourmilière peuplées de miliards d'individus. Furmeyer est construit sur une petite butte, sans doute rappelant une fourmilière par sa petite taille...


GAP > GAP

Attesté dès le III° siècle, le toponyme Gap provient du latin Vappinicum qui s'abrégea en Vappum. L'influence de l'accent tonique va transformer le Vappum de nos aïeux - prononcé Wappum en ce Gap que nous connaissons maintenant. Le sens de ce toponyme reste obscur et semble remonter aux Ligures. Le radical Wap semble désigner le cours d'eau ou une étendue d'eau à tendance marécageuse. Le caractère humide de ces zones est confirmé par le quartier de la Palud, route de Rambaud qui présente toujours de beaux spécimens de joncs et par les nombreuses zones humides entre Gap et Chorges.
< Gap et ses toponymes >


GARDE-COLOMBE >


GUILLESTRE > GUILHESTRA

Guillestre, en Occitan Guilhestra, tire son nom du 'Guil', torrent coulant proche. Cette commune est signalée en 1119 sous le nom de 'Guillestra'. Elle apparaît dans une bulle du pape Gélase II°.


JARJAYES > JARJALHAS

Jarjayes, en provençal haut-alpin Jarjalhas, était noté Gargaïa en l'an 1080 et sur le cartaulire de l'Abbaye de Saint-Victor. Le radical Gar- rappellerait les pierres, le roc. L'utilisation du mot Karreg en Breton avec le sens de récif, écueil et, dans un vocabulaire non maritime, le sens de amas de rochers laisserait penser à un radical celtique.
< Jarjayes et ses toponymes >


L' ARGENTIÈRE-LA-BÉSSÉE > L'ARGENTIERAS-LA-BESSAA

L'Argentieras La Bessaa, en français L'Argentière-la-Béssée, tire son nom de la présence d'argent et mine d'argent concédée en 1152 par Frédéric I° Barberousse, Empereur du Saint Empire Germanique, au Dauphin avec droit de battre monnaie. La mine de l'Argentière est signalée dès 1202 sous la forme de 'Castrum de Argenteria'. La Bessée est un hameau proche de la mine signalé sous la forme de 'La Bessa' ou 'La Bessaya', 'la Bezeta'. Le sens lui est donné de 'prairie irriguée'.


L' ÉPINE > L'ESPINA

L'Épine, en occitan haut-alpin L'Espina, est attestée pour la première fois connue en 988 dans les archivse de l'Abbaye de Cluny ou ce toponyme se retrouve sous la forme 'Spina Villa' qui nous rappelle l'existence d'une villa gallo-romaine ayant probablement été le noyau originel de la commune actuelle.

'Spina' est un mot latin signifiant 'épine'. Pourrions-nous donc imaginer une villa gallo-romaine utilisant des haies de prunelliers - plante épineuse - pour délimiter ses parcelles ou une terre favorable à la croissance de ces épineux ?...
Nous ne pouvons y répondre.


LA BÂTIE-MONTSALÉON > LA BASTIA-MONTSALEON

La Bâtie-Montsaléon, en occitan La Bastia-Montsaléon, est attestée pour la première fois connue sur l'itinéraire d'Antonin sous la forme 'Monte Seleuco'. Nous retrouvons ce toponyme dans l'itinéraire de Bordeaux à Jérusalem sous la forme 'Monte Seleuci'. Au XIV° siècle, il devient la 'Bastida Montis Ciley'.


LA BÂTIE-NEUVE > LA BASTIA-NÒVA

La Bâtie-Neuve, en occitan La Bastia-Nòva, est attestée pour la première fois connue en 1225 dans le Cartulaire Uliciensis sous sa forme occitane. Nous retrouvons ce toponyme en 1234 sous la forme occitane 'Bastida Nova' dans les archives du monastère de Durbon.

La compréhension de ce toponyme ne pose aucune difficulté et rappelle le développement du village autour de son château 'nouveau' par rapport à celui qui existait dans la commune proche de La Bâtie-Vieille. Vous trouverez les ruines du château, détruit en 1951 suite à son éboulement, en périphérie du centre du village.


LA BÂTIE-VIEILLE > LA BASTIA-VIELHA

La Bâtie-vieille, en occitan La Bastia-Vielha, est attestée pour la première fois connue en 1271 dans les archives du monastère de Valbonne sous sa forme occitane 'Castrum bastide Veteris'. Au XV° siècle, cette vieille bâtie est alors appelée 'Bastida Antica'.

La compréhension de ce toponyme ne pose aucune difficulté et rappelle une maison fortifiée, 'ancienne' permettant de la qualifier par rapport à la maison fortifiée plus récente qui fut bâtie dans la commune proche de La Bâtie-Neuve.


LA BEAUME > LA BAUMA

La Beaume, en occitan haut-alpin La Bauma, est attestée pour la première fois connue dans le cartulaire de l'Abbaye de Durbon en 1136 sa forme occitane 'La Bauma'. La Beaume était connue sous le toponyme 'La Beaume des Arnauds' et rappellait ainsi l'appartenance de ce territoire à la famille 'de La Flotte'; famille dont le prénom 'Arnaud' était porté de père en fils dans cette branche. Une baume - bauma est une grotte ou caverne située sur une hauteur.


LA CHAPELLE-EN-VALGAUDEMAR > LA CHAPELLA-EN-GAUDEMAR

La Chapelle-en-Valgaudemard, en occitan haut-alpin La Chapella-en-Gaudemar, apparaît pour la première fois connue en 1284 dans les archives de l'abbaye de Durbon sous la forme latine Capella Vallis Gaudemarii. La Chapelle-en-Valgaudemard s'est construite autour d'une chapelle originelle désservant sans doute les hameaux voisins. Le Valgaudemard signifie Vallée de Gaudemard - ou Godomar. D'après l'Histoire, Godomar II°, dernier roi des Burgondes, vint se réfugier dans cette vallée après la destruction du Royaume Burgonde par les Francs en 534.


LA CLUSE > LA CLUZA

La Cluse, en occitan haut-alpin La Cluza, est attestée pour la première fois connue dans le cartulaire de l'Abbaye de Durbon en 1150 sous la forme occitane Cluzita. Une cluse, dans la région concernée, est un étranglement de vallée pouvant aisément être fermé ou protégé. Le castrum de la Cluza que nous retrouvons en 1245 dans le cartulaire de l'abbaye de Durbon rappelerait l'existence d'un site fortifié en ces lieux.


LA FARE-EN-CHAMPSAUR > LA FARA

La Fare-en-Champsaur, en Occitan Haut-Alpin La Fara, est attesté pour la première fosi connue en 1180 dans le cartulaire 'Ulciensis...' sous sa forme occitane. Nous le retrouvons en 1183 dans une bulle de Lucien III° à l'abbaye de l'Île-Barbe.

Selon Ernest Nègre, 'La Fare' signifierait 'ruines d'habitations', selon d'autres, ce mot signifierait 'famille' et dériverait du germanique 'Fara' signifiant 'famille' d'après Ernst Koelher.

La Fare est un des hameaux de La Fare-en-Champsaur.


LA FAURIE > LA FAURIA

La Faurie, en occitan haut-alpin La Fauria, apparaît pour la première fois connue en 1176 dans le cartulaire de l'abbaye de Durbon sous la forme 'Las Fauréas'. La forme 'Fabrice', que l'on retrouve en 1416, explique ce toponyme qui, en français, se traduirait par 'La Fabrique'; sans doute une forge ou espace lié au travail du métal; 'Fauria' désigant toujours une forge en Ocitan.

Le métal et son travail, au bas Moyen-Âge, revêtait une grande importance et acquérir une faux, une scie ou tout autre outil métallique était une lourd investissement. Le forgeron, personnage transformant du minerai brut en fer ou autre métal, était craint et dôté de pouvoir surnaturels. Ces pouvoirs prêtés aux forgerons expliquent, entre autre, la possibilité pour les forgerons écossais de célébrer des mariages.


LA FREISSINOUSE > LA FREISSINOSA

La Freissinouse, en provençal haut-alpin La Freissinosa, dérive de Fraisse - le frêne en Occitan; une frênaie aurait donc été assez caractéristique pour donner son nom à ce lieu qui signifierait La Frênaie. Le Vallis Fraxenesia du XI° siècle, se retrouvant sous la forme latine Fraisenosa vers 1250, puis Fraissenoza, pour devenir sous une forme occitane La Frechenosse vers 1500.

< La Freissinouse et ses toponymes >


LA GRAVE > LA GRAVA

La Grave, en occitan haut-alpin La Grava, apparaît pour la première fois connue en 1080 sous la forme latine 'Arene subetories'. Le cartulaire de l'abbaye de Saint Hugues la signale sous l'appellation 'Arene inferiores', soulignant ainsi sa position moins élevée que celle de Villar-d'Arène, sa voisine.

Ce toponyme est lié à la présence d'arènes dont les sables grossiers et anguleux ont généré ce toponyme.


LA HAUTE-BEAUME > LA BAUMA AUTA

La Haute-Beaume, en occitan la Bauma Auta, est un démembrement de la paroisse de La Beaume. Longtemps appelée 'Chateau de La Beaume' ou 'Les Hommes de Gabriel Raymond', ce toponyme est attesté en 1326 sous la forme de 'Castrum supérieur de Balma'.

L'appellation 'Les Hommes de Gabriel Raymond' est intéressante. Elle provient d'un partage effectué vers 1450 entre Gabriel et Claude Raymond, fils de Henri, seigneur de la Beaume; Gabriel eu pour part les terres et hommes habitant la Haute-Beaume.


LA MOTTE-EN-CHAMPSAUR > LA MOTTA

La Motte-en-Champsaur, en occitan haut-alpin La Motta, apparaît pour la première fois connue en 1179 sous la forme latine 'Motta' dans le cartulaire de Saint-Chaffrey. La Motta rappelle une motte sur lequel pouvait peut-être bâti un chateau féodal ou une petite construction défensive maintenant disparue.


LA PIARRE > LA PIARRA

La Piarre, en occitan haut-alpin La Piarra, est attesté en 1100 pour la première fois connue dans les écrits sous la forme latine 'Petra'; ce toponyme se trouvant dans le cartulaire de l'abbaye de Durbon. la cmpréhension de ce toponyme ne laisse aucue dout et signifie 'la pierre'.


LA ROCHE-DE-RAME > LA ROCHA DE RAMA

La Roche de Rame, en occitan haut-alpin La Rocha de Rama, se retrouve sur l'itinéraire d'Antonin, les tables de Peutinger ou l'itinéraire de Bordeaux à Jérusalem. Rame, que l'on retrouve sous son appellation latine et occitane Rama, est une station romaine située sur la voie Domitienne et fut détruite au XIV° siècle par les débordements de la Durance.


LA ROCHE-DES-ARNAUDS > LA ROCHA DELS ARNAUDS

La Roche des Arnauds, en occitan haut-alpin La Rocha dels Arnauds est attestée pour la première fois connue dans les écrits en 1134; le toponyme se retrouve dans les archives de l'abbaye de Durbon sous la forme latine Rupes. Rupes, mot latin, désigne une paroi naturelle et rocheuse; ce que l'on retrouve bien à la La Roche des Arnauds. Le prénom Arnaud rappelle l'appartenance de ce territoire à la famille de La Flotte; famille dont le prénom Arnaud était porté de père en fils dans cette branche.


LA ROCHETTE > LA ROCHETTA

Un toponyme doit permettre de localiser un lieu sans équivoque par rapport aux lieux voisins. La Rochette, en vivaro-alpin La Rochetta, semble devoir son toponyme à cette falaise la surplombant appelée La Rochetta et devenu Chapeau de Napoléon et dériverait de l'occitan vivaro-alpin Ròcha - roche et du diminutif -eta.
< La Rochette et ses toponymes >


LA SALLE-LES-ALPES > LA SALA

La Salle-les-Alpes, en occitan La Sala, est attesté pour la première fois connue en 1118 sous sa forme occitane actuelle 'La Sala'. Ce toponyme rappelle l'existence d'une demeure ou maison fortifiée noble ou non et probablement située au niveau du village.


LA SAULCE > LA SALÇA

La Saulce, en occitan haut-alpin La Salça est attestée pour la première fois connue dans les écrits en 1215; le toponyme se retrouve dans les archives de l'abbaye de Durbon sous la forme latine 'La Salsa' et rappelle l'existence d'une source d'eau salée maintenant disparue.


LAGRAND > LAGRAND

Lagrand, idem en occitan haut-alpin, est attestée pour la première fois connue dans les écrits en 739; le toponyme se retrouve dans le cartulaire de l'abbaye de Saint-Hugues et dans le testament d'Abbon sous la forme latine 'Agraciani'. En 1177, la commanderie de Joucas, dépendant de l'orde de Malte, signale ce lieu sous la forme 'Sancta Maria Grandis'.


LARAGNE-MONTÉGLIN > L'ARANHA

Laragne-Montéglin, en occitan Haut-Alpin L'Aranha, est une commune récente et, comme Savines-le-Lac - doit son existence à la présence d'une auberge sur la route menant de Serres à Sisteron. Cette aubergne était à l'enseigne de l'araignée, en occitan L'Aranha et c'est sous la forme 'Laranea' que nous trouvons ce toponyme cité pour la première fois en 1429 dans les archives de la ville de Sisteron.

Nous trouvons trace de Montéglin dès 1306 dans les archives du Dauphiné. Le toponyme est cité sous la forme latine 'Mons Ayglinus'.


LARDIER-ET-VALENCA > LARDIER-E-VALENÇA

Lardier et Valença est né de la réunion des paroisses de Lardier et Valença.

Lardier est cité dès 1152 dans une bulle du pape Eugène III° sous son appellation latine de 'Castrum Larderii'.


LAYE > L'AÏA

Laye est signalé dès 1150 sous la graphie de Laïa. Ce toponyme, une contraction de La Aïa, signifie sylve, forêt, massif forestier. Frédérique Mistral y apporte une précision en désignant ce massif forestier comme une sylve primaire. Provenant du francisque Hadja - die Hecke en allemand - Aïa a donné la haie française.


LAZER > LAZARI

Lazer, Lazari en Occitan haut-Alpin, est cité en 1152 dans une bulle d'Eugène III°, pape de 1145 - 1153, sous le nom latin de 'Castrum Lazari'. Nous le retrouvons dans le 'Livre rouge de Gap' en 1271 sous le nom de 'Castrum de Lazaro'.
Le 'Château de Lazare' originel est devenu le Lazer que nous connaissons maintenant.

Saint Lazare est donné pour être le premier évêque de Marseille de 42 à 80 après JC. Malheureusement, aucune archive antérieure au XIII° n'existe à Marseille - du fait de l'occupation et des rezzou sarrazins. Martyrisé, il ressussite après 4 jours...


LE BERSAC > LO BERSAC

Le Bersac, en Occitan Haut-Alpin Lo Bersac, est attesté pour la première fois connue dans les écrits en 1203; il se retrouve sous la forme 'Barzas', 'Barzanum' dans le cartulaire de l'abbaye de Durbon. D'après certains auteurs, Le Bersac proviendrait de l'anthroponyme 'Bersius'.


LE DÉVOLUY > LE DÉVOLUY

Le Dévoluy est nom de commune depuis 2013; la commune de Dévoluy étant née de la fusion des communes d'Agnières-en-Dévoluy, La Cluse, Saint-Disdier et Saint-Étienne-en-Dévoluy.

Si le toponyme, en tant que nom de commune est récent, le toponyme Dévoluy est, par contre bien plus ancien et apparaît au XI° siècle avec un Devologium. Nous le retrouvons en 1150 avec Devolodium dans le cartulaire de l'abbaye de Durbon.


LE GLAIZIL > LO GLAIZIU

Le glaizil, en Occitan Haut-Alpin Lo Glaiziu, est attesté pour la première fois connue dans les écrits en 1271; il se retrouve sous la forme 'Glaysilium' dans le cartulaire de l'abbaye de Valbonne; ce toponyme reste très stable à travers les siècles. le Glaizil - Lo Glaiziu semble rappeler l'existence d'une église primitive existant en ces lieux.


LE MONÉTIER-LES-BAINS > MONESTIER LOS BANHS

Monétiers-les-Bains, en Occitan Haut-Alpin Monestier los Banhs, est attesté pour la première fois connue sur les tables de Peutinger où il apparaît sous l'appellation 'Stabatio'. Nous retrouvons Monétiers-les-Bains sur l'itinéraire de Ravennes sou l'appellation 'Sanatio'. La création d'un monastère en ces lieux va changer le toponyme antique en 'Monasterium', forme sous laquelle est désigné ce lieu en l'an 1020, qu'il gardera jusqu'à nos jours sous sa forme occitane ou francisée. Longtemps fut où ce toponyme était précisé en 'Monsatère de Briançon'.


LE NOYER > LO NOIER

La présence d'une ancienne piste ou voie de communication traversant le torrent du Noyer et reliant Agnières par le col du Noyer, nous ferait pencher pour un gué sur ce même torrent. Cette évolution de 'Passage Noyé' à 'Noyer', relativement courante, concerne de nombreuses voies antiques ou médiévales.
Rapprocher 'Le Noyer' à l'arbre du même nom nous semble totalement érroné.

La première mention que nous connaissions de cette commune date du XII° siècle. Elle apparaît sous le nom de 'Naugérum' dans une bulle de 1152. Suspecte, cette bulle place la paroisse du Noyer qui a toujours appartenu au diocèse de Gap, dans le diocèse de Grenoble: La paroisse, et surtout les revenus qu'il est possible d'en tirer, intéressaient fortement les moines de l'abbaye italienne de Bréma.


LE POËT > LO POÈT

C'est en 1280, pour la première fois connue dans les écrits, qu'est signalé Le Poet, en occitan Lo Poèt. Le passage où apparaît ce toponyme parle du chateau du Poet, 'Castrum de Poyeto'. En 1290, nous retrouvons ce toonyme sous la forme latine 'Pogetum'.
Ce toponyme dérive du latin 'Podium' désignant une 'petite hauteur peu élevée'. Ce mot 'Podium' est toujours utilisé en français avec le sens que nous lui connaissons.


LE SAIX > LO SAIS

Le Saix - le x se prononce, est la forme francisée du toponyme occitan Lo Sais et c'est en 1208 que l'inventaire du Dauphiné signale l'existence d'un latinisé Saysium. Ce toponyme semble être d'une grande stabilité car se retrouve toujours avec une prononciation identique en occitan, toponyme réel de la commune.

Ce toponyme dérive du mot latin Saxum signifiant Roche, Rocher ; rocher qui vit s'édifier un château maintenant disparu près duquel se développa le village.

< Le Saix et ses toponymes >


LE SAUZE-DU-LAC > LO SAUZE

Le Sauze-du-Lac, en occitan Lo Sauze, est attesté pour la première fois connue en 1155 sous la forme latine 'Villa de Salcetis'. Ce toponyme se retrouve en 1238 dans le cartulaire de l'abbaye de Saint Victor de Marseille sous la forme 'Salix'; la commune deviendra Le Sauze-du-Lac' après la mise en eau du lac de Serre-Ponçon.

Ce toponyme d'origine latine, dérive de salix - le saule; sans doute une partie du territoire communal voyait-il des saules pousser de manière significative pour caractériser l'emplacement de manière fiable.


LES COSTES > LAS CÒSTAS

C'est en 1500, pour la première fois connue dans les écrits, qu'est signalé le village des Costes, en occitan Las Còstas. Ce toponyme est alors au singulier bien qu'il soit utilisé en pluriel, forme sous laquelle on le retrouve en 1508 dans le rôle des décimes du diocèse de Gap. Sa compréhension ne pose aucune difficulté.


LES INFOURNAS > LOS INFORNÀS

Les Infournas, en occitan Los Infornàs, est attesté au XI° siècle sous l'appellation latine 'Villa Fornax'. En 1307, nous le retrouvons en 'Locus de Infornasis'. En latin, 'Fornax' désigne un four à chaux ou à poterie ainsi, cela en découle, la déesse des fours. Sans doute une unité de production de poteries aura laissé son nom à ce lieu.


LES ORRES > LOS UÈRIS

En 1127, Les Orres, en occitan Los Uèris, est attesté sous la forme latine 'Oree Locus'. Les archives enbrunaises voient ce toponyme sous la forme 'Horrei' en 1238. Ce toponyme semble provenir du latin 'Horreum' désignant un grenier ou un cellier.


LES VIGNEAUX > LOS VINHAUS

Los Vinhaus est devenu Les Vigneaux en français. Ce toponyme, avant sa fixation administrative, se retrouve sous des formes très libres comme Vinal, Vignau, Vineales, Vinholi, etc... signifiant les vignobles. Il existait en effet des vignobles dans la vallée de Vallouise. Bien que cela ne fut pas exceptionnel en la région, ce toponyme est certainement lié à l'exposition favorable pour la culture de la vigne...

< Les Vigneaux et ses toponymes >


LETTRET > L'ESTRECH

Lettret, en occitan haut-alpin L'estrech apparaît dans les écrits en 1271 sous le nom latin de 'Villa strictus' et 'Villa de Strictis'. On le retrouve en 1317 en 'Castrum de Strechis'. Ce toponyme va évoluer en 'Strichti', 'Estrichti', et 'L'Etroig' dans les archives du château Picomtal de Crots. Il est fort probable que la situation du village, dans ce passage étroit entre la falaise et la Durance est à l'origine de ce toponyme.

En 1789, comme tant de communes françaises, Lettret se retrouve rebaptisé en 'Le Trait'.


MANTEYER > MANTEIER

Manteyer, en occitan Manteier, apparaît en 1188 sous le nom de 'Mantier'. Sur le cartulaire de Durbon - 1209 - il est noté 'Manteer'. Nous n'avons trouvé de signification plausible à ce toponyme.


MÉREUIL > MEREULH

Mereuil, en occitan haut-alpin Mereulh est attesté dès 739 dans le cartulaire de l'abbaye de Saint Hugues sous la forme 'Mauriovilla'. Nous retrouvons ce toponyme dans les archives de l'abbaye de Cluny sous la forme latine 'Mauririo Villa'. C'est en 1120 que nous voyons la première graphie proche du toponyme actuel avec un 'Merul'.

Ce toponyme dérive probablement de l'anthroponyme romain 'Mauriolus'


MOLINES-EN-CHAMPSAUR > MOLINAS

Molines-en-Champsaur, en occitan vivaro-alpin Molinas de Champsaur est attesté en 1345 et 1390 sous la forme Molini. Ce toponyme est aisément compréhensible et signifie moulin. La Rouanne, nom de la Séveraissette sur son cours supérieur, voyait la présence d'un moulin maintenant disparu.


MOLINES-EN-QUEYRAS > MOLINAS EN QUEIRÀS

Molines-en-Queyras, en occitan haut-alpin Molinas-en-Queiràs est attesté dès 739 dans le cartulaire de l'abbaye de Saint Hugues sous la forme 'Millunaricii' puis 'Molini' en 1301. Ce toponyme rappelle la présence de moulins sur la commune.


MONÉTIER-ALLEMONT > MONESTIER-ALLAMONT

Monetier-Allemont que l'on retrouve noté Monestier-Alamont en provençal haut-alpin, est déjà cité le 7 décembre 963 dans un privilège que signe Conrad, Roi de Bourgogne et de Provence. Il s'agit alors d'un minuscule monastère dépendant de l'Abbaye de Montmajour. Ce monastère laissera sa trace dans ce toponyme avec ce Monetier.
Allemont était un poste romain qui apparaît sur la table de Peutinger sous le nom de Alarante. Il est aussi présent sur les vases apollinaires sous la forme de Alabonte. Le sens de cette partie du toponyme est obscur.


MONT-DAUPHIN > MONT DAUFIN

C'est lors de sa construction dans les dernières années du XVI° siècle que le plateau va devenir Mont-Dauphin en l'honneur du fils du Roi. La commune se verra appelée Mont-Lion en 1793 pour, cette période sanglante terminée redevenir le Mont-Dauphin que nous connaissons actuellement. Avant la construction de la forteresse, ce plateau s'appelait Malaure.


MONTBRAND > MONTBRAND

Monbrand, idem en occitan haut-alpin, est attesté dans le cartulaire de l'abbaye de Durbon en 1150 sous sa forme actuelle. Nous retrouvons aussi le toponyme sous les formes, latines ou non, Mont Brant, Mont Bran, Mont brandus...

Ce toponyme pourrait dériver de l'anthroponyme celtique Bran - Corbeau.


MONTCLUS > MONCLÙS

Montclus est connu dès 1150, date à laquelle il est signalé dans les archives de l'Abbaye de Durbon sous sa forme latine Mont Clusus. La commune doit son toponyme à la cluse remarquable que vous empruntez en venant de Serres.


MONTGARDIN > MONTGARDIN

Montgardin, idem en provençal haut-alpin portait ce nom en 1080.

Il pourrait s'écrire Mont-Jardin en français contemporain. N'y cherchez pas un beau jardin d'agrément avec fleurs et parterres gazonnés. Ce toponyme signifie simplement que ce mont était cultivé; cela le différenciant fortement des autres.

Nous retrouvons Montgardin en l'an 1080 dans le cartulaire de l'abbaye de Saint Victor de Marseille ; il y est présent sous la forme Monsgardin.


MONTGENÈVRE > MONTGINEBRE

La commune de Montgenèvre, Montginebre en occitan haut-alpin, doit son nom au col éponyme. Sa situation, hautement stratégique lors de la traversée des Alpes, font du col un passage des plus ancien dont le toponyme se retrouve déjà sur les tables de Peutinger sous la forme 'Alpis Cottia', et sur les vase apollinaires sous la forme 'Summae Alpes'. Montgenèvre se retrouve aussi sur de nombreux documents écrits du Moyen-Âge; en 1065, il est attesté en 'Mons Jani'.

Montgenèvre doit son toponyme au dieu romain 'Janus' qui était le dieu tutélaire du col. Janus, dieu à deux visages, présidait à toute transition entre deux états, que ce soit dans l'espace - porte, intérieur vers l'extérieur ou inversement, etc... Le col du Mongenèvre, passage obligé pour traverser les Alpes était donc tout à fait dans sa fonction et protégeait les voyageurs passant ce col.


MONTJAY > MONTJAI

Montjay, en occitan haut-alpin Montjai, est connu dès 1246, date à laquelle il est signalé sous une forme identique à celle que nous connaissons.


MONTMAUR > MONTMAUR

Montmaur, en occitan haut-alpin Montmaur, est connu dès 1120, date à laquelle il est signalé dans le cartulaire de l'abbaye de Durbon. Ce toponyme n'est pas lié aux Maures ou autres envahisseurs arabes mais dérive du mot latin 'Maurus' signifiant noir, sombre. Montmaur était sans doute un mont aux caractéristiques suffisamment sombres pour lui imposer ce toponyme.


MONTMORIN > MONTMAURIN

Montmorin, en occitan haut-alpin Montmaurin, est connu dès 1242 et 1269, dates le voyant signalé sous la forme latine 'Castrum Montis Maurini' et signalant la présence d'un château sur le mont concerné. Montmorin ne rappelle pas la présence de quelques envahisseurs arabes et leur installation sur le mont mais dérive du latin 'Maurus' signifiant noir, sombre. Montmorin était sans doute un mont aux caractéristiques suffisamment sombres pour lui imposer ce toponyme.


MONTROND > MONTROND

Montrond, en provençal haut-alpin Montrond doit son toponyme au mont surplombant la commune. Sa forme arrondie et très caractéristique dans le paysage local ne pouvait qu'imposer ce toponyme à l'espace concerné puis à la commune.

Montrond apparaît en 1209 dans les archives de l'abbaye de Durbon où il est connu sous sa forme latine Mont Rontundus.


MOYDANS > MOIDANS

Moydans, en occitan haut-alpin Moidans, est signalé en 988 dans le cartulaire de l'abbaye de Cluny sous son appellation latine 'Mogdanis villa'. Moydans est alors une villa gallo-romaine dont le propriétaire est, ou était, un certain 'Mogdanius' ou anthroponyme proche de celui-ci.


NEFFES > NEFAS

Neffes, en occitan haut-alpin Nefas, est signalé en 1135 dans le cartulaire de l'abbaye de Durbon sous une forme identique à la forme occitane contemporaine. Ernest Nègre propose une racine occitane Nefos signifiant nuages, nuée poussée par le vent et rappelle la position de Neffes qui devait se trouver dans les brumes alors que les basses terres ne l'étaient.

< Neffes et ses toponymes >


NÉVACHE > NEVACHA

Le Nevacha haut-alpin s'est francisé en Névache. Ce toponyme est attesté dès 739 sous la forme Annavasca et ne laisse aucun doute sur son origine ligure. Les différents étymologistes ont émis plusieurs hypothèses sur le sens de ce toponyme ; la plus récente - émise par Bouquier en 1974 - fait dériver Névache du radical ligure nav - surface plane, vallée à fond plat. Le suffixe asca étant certifié ligure et se retrouve dans de nombreux toponymes comme Manosque.


NOSSAGE-ET-BÉNÉVENT > NOSSAGE E BENEVENT

Le Nossage e Bénévent haut-alpin s'est francisé en Nossage e Bénévent.
Bénévent se retrouve dans le cartulaire de l'abbaye de Durbon en 1166.


ORCIÈRES > ORCIÈRAS

Le Orcieras haut-alpin s'est francisé en Orcières.
Orcières se retrouve cité dans le cartulaire de l'abbaye de Durbon en 1166 sous sa forme latine 'Urseria' que l'on pourra aisément rapprocher du français 'Oursière', tanière d'un ours.


ORPIERRE > ORPEIRA

C'est en 1177 qu'Orpierre apparaît dans les archives des chevaliers de l'ordre des Hospitaliers Saint Jean de Jérusalem. La paroisse y est citée sous sa forme occitane 'Orpeira'. Elle se retrouve, toujours dans les même archives, en 1241 sous sa forme latine 'Auripetra'. L'allusion à l'or, prétendu exister dans les montagnes proches, n'aura que beaucoup influé sur l'apparition de ce toponyme.


OZE > AUZA

Oze, en occitan haut-alpin Auza est une paroisse attestée dans le cartulaire de l'abbaye de Durbon dès 1171. Elle y apparaît alors sous le toponyme de 'Ozeda'. Le toponyme se fixe en 1516 sous sa forme actuelle. C'est ainsi qu'il se retrouve dans le rôle des décimes du diocèse de Gap en 1516.


PELLEAUTIER > PELAUTIER

Pelleautier, en occitan haut-alpin Pelautier est une paroisse attestée dès 1080 sous l'appellation latine 'Ecclesia de Monte Lauterio'. Ce toponyme se retrouve en 1288 sous la forme latine 'Castrum de Podio Lauterio', et y signalant par là même la présence d'un château et c'est en 1493 que nous retrouvons une forme proche du toponyme actuel.

Si 'Podio' signifie 'podium' en latin, il signifie aussi 'petite éminence'. Nous retrouvons toujours cette éminence - 1128m - proche du village et s'appelant maintenant 'Lautier' dont voici les coordonnées: 44°31'44"N - 5°59'05"E.


PELVOUX > PELVOS

Pelvoux, Pelvos en occitan haut-alpin, n'est devenu le nom de la commune qu'en 1893. Le toponyme précédent de cette commune de haute-montagne était 'La Pisse'; ce qui vit les habitants appelés Pichallets; une 'pisse' était une cascade ou tout autre écoulement d'eau un peu violent. En occitan haut-alpin, 'la Picho' n'a aucune vulgarité mais celà n'étant pas en en français, les braves habitants de Pelvoux, lors de la francisation du territoire, réclamèrent de changer 'La Pisse' par le nom d'un sommet existant dans leur commune. Il se fixèrent sur 'Pelvoux'. Une raison identique fera changer la commune de 'Les Crottes' en 'Crots'.

'Pelvoux' - ou des formes proches - se retrouve régulièrement dans les Alpes comme au Pelvas, Péouve, Paravas, Peuvé... Les linguistes se rejoignent pour donner une racine pré-indo-européenne à ce toponyme et le sens de 'montagne élevée'; elles sont nombreuses dans les parages...

Rapprocher 'Pelvoux' des langues celtiques nous semble aussi une hypothèse intéressante. Nous retrouvons en breton contemporain le mot 'Peulvan', signifiant 'Menhir' - qui est aussi un mot breton. 'Peulvan', provenant de 'Peul' - pieu et 'Maen, ar vaen' - pierre; 'peulvan' est donc un pieu de pierre. À rapprocher - avec la prononciation locale - de 'Pelvos' ?


POLIGNY > POLINHI

Poligny, en occitan haut-alpin Polinhi est une paroisse attestée dès 1271 dans le cartulaire de l'abbaye de Valbonne avec une citation parlant du château, 'Castrum de Pollinaco'. Ce toponyme semble dériver de l'anthroponyme latin 'Poliniacus'.


PRUNIÈRES > PRUNIÈRAS

Prunières, en occitan haut-alpin Prunièras est une paroisse attestée dès 1210 sous la forme latine Prunerii. Ce toponyme est aisément compréhensible et dérive de l'occitan Prunièr - pruniers. Probablement un espace où ces arbres poussaient allègrement.


PUY-SAINT-ANDRÉ > PUEI-SANT-ANDREU

Puy-Saint-André, en occitan haut-alpin Puei Sant Andreu est attesté dès 1382 dans les archives de Briançon sous la simple appellation 'Podii - éminence' puis 'Podium sancti Andree' au XV° siècle. Le toponyme actuel n'a pas changé de signification.


PUY-SAINT-EUSÈBE > PUEI-SANT-EUSÈBI

Puy-Saint-Eusèbe, en occitan haut-alpin Puei Sant Eusèbi est attesté dès 1365 dans les archives de Briançon sous la simple appellation 'Sanctus Eusebius - Saint Eusèbe'. Nous le retrouvons dans le livre des copies d'Embrun sous la forme 'Podium sancti Euzebii' qui va simplement devenir Puei Sant Eusèbi en occitan pour être francisé en Puy-Saint-Eusèbe.


PUY-SAINT-PIERRE > PUEI SANT PEIRE

Puy-Saint-Pierre, en occitan Puei-Sant-Peire, est attesté en 1148 sous sa forme latine 'Podium'. qui aura donné 'Puei' en occitan, que les locuteurs de langue d'Oïl connaissent pour être un mont. Saint-Pierre permet de différencier ce toponyme des autres 'Puys' du département et de la région.


PUY-SAINT-VINCENT > PUEI-SANT-VINCENT

Puy-Saint-Vincent, en occitan Puei-Sant-Visant, est attesté en 1380 sous sa forme latine 'Podium', puis avec plus de précisions en 1438 avec un 'Podium Sanctii Vicentii'. Comme pour tous les autres 'Puys' de la région et du département, ce Puy-Saint-Vincent dérive d'un mont qui, sans doute, aura été consacré à Saint Vincent pour le christianiser et, très probablement, 'extirper' quelques restes de paganismes.


PUY-SANIÈRES > PUEI-SANHIÈRAS

Puei Sanhièras - Puy-Sanières, provient de 'Puy', équivalent occitan de 'Mont'.
'Sanhièras' est toujours usité en provençal haut-alpin et signifie, il est içi au pluriel, des 'lieux couverts de plantes marécageuses'.
Puei Sanhièras est donc le 'mont entouré de zones marécageuses'.


RABOU > RABÒU

Rabou, Rabòu en vivaro-alpin, semble désigner un endroit escarpé, une gorge ou un ravin ; la topologie du terrain avec ses toutes proches gorges du petit Büech semble confirmer l'interprétation de ce toponyme.

Nous retrouvons ce toponyme dans le cartulaire du monastère de Durbon en 1188 sous la forme Rabaorum, puis en 1220 dans le même document, sous la forme Rabaons, puis Rabaonum en 1232.


RAMBAUD > RAMBAUD

Rambaud, idem en occitan, est attesté en 1100 sous sa forme latine 'Mons Erembaldii', puis 'Castrum Raymbaudi' en 1271. Ce toponyme dérive d'un anthroponyme.


RÉALLON > RÉALON

Réallon, en occitan Réalon, est attesté en 739 sur le cartulaire de l'abbaye de Saint-Hugues et le testament d'Abbon. Nous retrouvons Réallon en 1269 sous la forme latine 'Realonum'. Certains feraient le toponyme Réallon du latin 'Rivalis' - Ruisseau.


REMOLLON > REMOLON

Remollon, en occitan Remolon, est attesté en 1152 sous sa forme latine Rumulonum ; nous le retrouvons en 1176 sous la forme Remulonum. Ce toponyme dérive de l'anthroponyme latin Romulus.


RÉOTIER > REOTIER

Réotier, idem en occitan, est connu dans les écrits dès la fin du XII° siècle, siècle où ce toponyme se retrouve dans le cartulaire de l’abbaye de Boscodon avec un ‘Mons reorterius’. En 1202, la présence du château est soulignée avec un ‘Castrum Reoterio’. D’après Ernest Nègre, Réotier serait un lieu où poussait aisément des saules ou autre plants produisant des tiges souples permettant la vannerie.


RIBEYRET > RIBEIRET

Nous retrouvons Ribeyret, en occitan Ribeiret, en 1282 sous sa forme latine 'Riperium'; puis en 1325 sous une localisation précisée avec un 'Ripperii in Rosanesio'.


RIBIERS > RIBIÈRS

Ribiers, en occitan haut-alpin Ribièrs, dérive de 'Ribier, Rivier' signalant une plaine située le long d'un cours d'eau ou d'un rivage. Dérivant du latin 'Ripa', il a un sens identique à l'italien 'Riviéra' désignant les côtes ligures ainsi que la célêbre 'Côte d'Azur'.
Nous retrouvons Ribiers sous l'appellation latine Riperii en 1241, sous l'appellation Ripperii prope Sistaronum au XIV° siècle, Rivaria dans les archives du monastère de Durbon ou Riperii supra Bochium en 1573.


RISOUL > RISOUL

Risoul, idem en occitan, est attesté en 1113 pour la première fois connue dans les écrits. Un Castrum Risols apparaît dans une bulle du papae Gélase II°. Nous retrouvons ce toponyme en 1143 dans une bulle d'Innocent III° sous la forme latine signalant toujours le château originel avec un Castrum Risoli. Le cartulaire de l'abbaye de Durbon signale Risol en 1150.


RISTOLAS > RISTOLAS

Ristolas, idem en occitan, est attesté vers 1265 sous l'appellation latine Ristolacium. Nous retrouvosn ce toponyme en 1415 dans l'expression Ristolaciumm Castellanie Quadratii. Selon certains toponymistes, Ristolas rappellerait que ce territoire voit la présence de multiples ruisseaux.


ROCHEBRUNE > ROCHABRUNA

Rochebrune, Rochabruna en occitan, est attesté en 1238 avec un Roqua bruna in ripa Durantie - Roche brune sur la rive de la Durance. Nous retrouvons un Villagium de Rochebrune au XIII° siècle. Une roche tirant sur les bruns et facilement reconnaissable a généré ce toponyme.


ROMETTE > ROMETTA

Romette est attesté pour la première fois connue dans les écrits sous la forme latine Roma; nous étions en l'an 739 et ce toponyme se retrouve dans le cartulaire de l'abbaye de Saint Hugues et le Testament d'Abbon. L'an 1113 nous signale un Santus Petrus de Roma qui deviendra Romuta en 1152 puis Rometa en 1177.

Ce toponyme se pose aucun problème de compréhension et signifie Petite Rome.


ROSANS > ROSANS

Rosans, idem en occitan haut-alpin, est cité avec certitude dès 1027 sous la forme latine 'Rosanum'. La dénomination 'Villa de Rosants' dans les archives delphinales est aussi à remarquer. Le pays Rosannais apparaît plus avant - en 988 - dans les archives de l'abbaye de Cluny sous la forme latine de 'Pagus Rosanensis'. Le territoire formait alors un archiprêté couvrant la rive ouest du Buëch.


ROUSSET > ROSSET

Rousset, Rosset en occitan, est attesté en 1050 dans le cartulaire de l'abbaye de Saint Victor; nous y trouvons Rousset sous sa forme latine Rossetum, puis Roset en 1080 dans ce même document. Ce toponyme, d'après Ernest Nègre, découlerait du coloris de champs aux coloris un peu fauve, un peu roux. Le barrage de Serre-Ponçon ayant totalement modifié la morphologie des lieux, nous ne pourrons vérifier la couleur des champs au coeur de l'été et près de la Durance.


SAINT-ANDRÉ-D'EMBRUN > SANT-ANDREU-D'AMBRUN

Saint-André d'Embrun, en occitan Sant Andreu d'Ambrun, est attesté au XIII° siècle pour la première fois connue dans les écrits: il apparaît sous la forme latine Sanctus Andrea dans le cartulaire de l'abbaye de Valbonne. Nous le retrouvons en 1284 dans les archives de l'évêché d'Embrun sous une forme identique.

Saint André, saint patron de la marine et apôtre, il est le frère de Simon (Saint Pierre). Pêcheur, tout comme son frère, Saint André est le premier disciple de Jésus.


SAINT-ANDRÉ-DE-ROSANS > SANT-ANDREU-DE-ROSANS

Saint-André de Rosans, en occitan Sant Andreu de Rosans, ancien prieuré conventuel de Cluny fondé en 988, est attesté au XI° siècle pour la première fois connue dans les écrits; il apparaît sous la forme latine Sanctus Andrea Rosanensis. Nous le retrouvons en 1075 dans une bulle clunisienne sous la forme Cella sanctis Andree.

Premier disciple du Christ, Saint André est le frère de Saint Pierre.


SAINT-APOLLINAIRE > SANT-APOLINARI

Saint-Appolinaire, en occitan Sant Apolinari, est attesté en 1352 sous sa forme latine Sanctus Apolinarius. Saint Appolinaire fût évêque de Valence et est mort vers l'an 520. Il était né vers 453, il semble à Valence mais plus probablement à Vienne.


SAINT-AUBAN-D'OZE > SANT-AUBAN-D'AUZE

Saint-Auban-d'Oze, en occitan Sant Auban d'Auze, est attesté en 1525 sous la forme latine Sanctus Albanus parrochie Oze. La paroisse fut placée sous la protection d' Alban de Mayence, martyrisé pour sa foi à Mayence au tout début du V° siècle.


SAINT-BONNET-EN-CHAMPSAUR > SANT BONET

La commune de Saint-Bonnet-en-Champsaur est placée sous la protection de Saint Bonnet - Santus Bonitus, mort vers 710. Chancelier du roi Sigebert III°, il devient magistrat de Marseille et se caractérise par sa lutte contre l'esclavage. A la demande de son frère, évêque de Clermont, il accepte ce poste et, démissionnant après quelques années, se retire dans un monastère où il finira sa vie comme simple moine. Pendant la Révolution, Saint-Bonnet changera de nom pour devenir la commune de Bonnet-Libre.


SAINT-CHAFFREY > SANT-CHAFREI

La commune de Saint-Chaffrey, en occitan Sant Chafrei, est attestée en 1118 pour la première fois connue dans les écrits. Nous le retrouvons dans le cartulaire Ulciensis ecclesiae chartarium d'Oulx, en Italie sous la forme latine Sanctus Theolfredus. Ce saint reste stable dans son appellation jusqu'en 1540; date à laquelle nous voyons Théofred devenir Chaffrey avec un Saint Chaffrey qui s'est maintenu définitivement.


SAINT-CLÉMENT-SUR-DURANCE > SANT CLEMENÇ

Saint-Clément-sur-Durance, en vivaro-alpin Sant Clemenç, doit son nom au saint éponyme.

Saint Clément est né à Rome dans une famille riche. Paien à la recherche de la vérité, il se convertit au Christianisme et seconde particulièrement bien les Apôtres dans leurs prédications. Nommé évêque, par Saint Pierre lui-même, il se retrouve devant les tribunaux romains qui, bien qu'émerveillés par sa sagesse, l'exilent dans un pays lointain et plein de Chrétien !...

Saint Clément nous aurait laissé une multitude de lettres toutes les plus charmantes les unes que les autres mais, étant de venu vraiment dérangeant, Trajan décide de le comdamner à mort et le fait jeter à la mer lesté d'une ancre bien lourde. Les Chrétiens, priant sur une plage proche, virent soudain la mer se retirer sur plusieurs lieues et découvrir le corps du martyr reposant calmement dans une chapelle de marbre construite par les anges.

La commune de Saint-Clément-sur-Durance est attesté en 1124 sous la forme latine Sanctus Clemens. Nous le retrouvons en 1154 dans une bulle d'Eugène III° signalant une Villa Sanctis Clementis. Il existe plusieurs auctres Saint Clément aux faits glorieux.


SAINT-CRÉPIN > SANT CRESPIN

Saint Crépin se retrouve sous la forme latine Sanctus Crepinus dès le XI° siècle, dans un cartulaire d'Oulx. En 1180, le cartulaire de Saint Victor signale l'existence d'un castrum avec un Castrum Sancti Crispini. Saint Crépin, honoré avec Saint Crépinien, était, semble-t-il natif de Rome. Chrétiens, ils exerçaient le métier de cordonniers à Soissons.

< Saint-Crépin et ses toponymes >


SAINT-DISDIER > SANT-DISDIER

Saint-Disdier, en occitan Sant Disdier, est attesté en 1152 sous l'appellation latine Sanctus Desiderius. Il est probable que la paroisse, puis commune de Saint Disdier, ait été placée sous la protection de Didier de Vienne. Né à Autun, Didier fut élevé à Vienne, ville dont il devint évêque. Sur les ordres de Thierry, roi, Didier fut martyrisé et écrasé sous de lourdes pierres.


SAINT-ÉTIENNE-EN-DÉVOLUY > SANT ESTIENE

Saint-Étienne-en-Dévoluy, en occitan Sant Estiene, est attesté en au XI° siècle, date à laquelle nous retrouvons ce toponyme sous sa forme latine Santus Stephanus in Devologio. La paroisse primitive et ses habitants furent placées sous la protection du saint éponyme. Il existe plusieurs personnages de ce nom qui furent béatifiés. Ne sachant s'il s'agit de Saint Étienne de Lyon, ou de celui d'Apt, ou de Saint Étienne de Bourg, le fondateur de la Grande Chartreuse, ou d'un autre Étienne appartenant à la bonne trentaine de saints et bienheureux personnages portant ce prénom, nous ne le préciserons pas.


SAINT-ÉTIENNE-LE-LAUS > SANT ESTIENNE LO LAUS

Saint-Étienne-le-Laus fut autrefois connu sous le nom de Saint-Étienne d'Avançon. Les apparitions du Laus ont modifié le toponyme devenu Saint-Étienne-le-Laus. En 1245, nous retrouvons un Sanctus Stéphanus de Avanzon dans le cartulaire du monastère de Durbon. En 1334, dans le cartulaire de Valbonne, nous retrouvons un Locus de Sancto Stephano. La commune est placée sous la protection de Saint Étienne.


SAINT-EUSÈBE-EN-CHAMPSAUR > SANT EUSEBI

Saint-Eusèbe-en-Champsaur, en provençal haut-alpin Sant Eusebi, se retrouve dans le cartulaire de l'abbaye de Saint Chaffré situé sur la commune de Monastier-sur-Gazeille. Nous retrouvons ce toponyme dans un paragraphe énumérant les propriétés de l'abbaye dans l'Ecclesia Sanctii Eusebii en 1179. 1330 voit un Sanctus Ausuibius puis un Sanctus Eusebius en 1340. Lors de la Révolution de 1789, la paroisse devenue commune sera baptisée en Mont-Eusèbe qui laissera sa place à l'ancien toponyme quelques années plus tard.

Il existe de nombreux porteurs du nom devenus saints et bienheureux. Nous ne savons quel est l'Eusèbe concerné.


SAINT-FIRMIN > SANT FIRMIN

Saint-Firmin, en provençal haut-alpin Sant Firmin, se retrouve en 1178 dans une bulle d'Alexandre III; ce toponyme y apparaît sous la forme latine Sanctus Firminus et reste d'une grande stabilité dans le temps. Pendant quelques années, lors de la Révolution de 1789, la commune sera appelée Firmin Fort puis retrouvera son toponyme historique après les passions révolutionnaires apaisées.

Mort en 553, Firmin est originaire de Narbonne. Parmi les premiers évêques d'Uzès, il est un des signataires du Concile d'Orléans.


SAINT-GÉNIS > SANT GENIS

Saint-Génis, en provençal haut-alpin Sant Genis, est attesté dans le cartulaire de Durbon sous la forme latine Sanctus Giniesus en 1180; cartulaire dans lequel nous le retrouvons sous la forme Sanctus Genesius en 1209.

Greffier à Arles, Genès, encore catéchumène, refusa d'enregistrer les édits de Rome ordonnant la persécution des chrétiens. Arrêté et emprisonné par la police, il fut décapité et baptisé dans son propre sang. Il est mort en 308.


SAINT-JACQUES-EN-VALGODEMARD > SANT JAUME DE GAUDEMAR

Saint-Jacques-en-Valgodemard, en provençal haut-alpin Sant Jaume en Gaudemar, est attesté dans le cartulaire de l'abbaye de Saint Chaffre situé sur la commune de Monastier-sur-Gazeille; nous retrouvons un Sanctus Jacobus en 1179 puis un Sanctus Jacobus de Valle Gaudemarii en 1390. Multitudes de paroisses devenues communes ayant été rebaptisées lors de la Révolution de 1789, Saint-Jacques-en-Valgodemard va devenir la commune de Jacques Républicain le temps que les passions s'apaisent. La commune est placée sous le vocable de Saint Jacques le Majeur, aussi connu sous le nom de Jacques de Zébédée.
Saint Jacques, né en Judée, tenta d'évangéliser l'ouest de l'Espagne sans grand succès. Lassé par ce travail infructueux, il retourne alors dans son pays de naissance, la Judée où il travaille encore à la propagation de sa foi. Ne sachant pas qu'il est dangereux de jouer avec les magiciens, il en convertit un célèbre, Hermogène, qui, sous l'influence de Jacques, jette tous ses livres de magie à la poubelle mais reste sous l'influence des Pharisiens. Mauvaise idée provoquant l'immense colère du grand prêtre local. Saint Jacques payera cette erreur tactique de sa vie et sera décapité en 43 après JC.
La légende ne parle plus du magicien; souhaitons qu'il ait gardé quelques connaissances de son ancien savoir...


SAINT-JEAN-SAINT-NICOLAS > SANT JOAN - SANT NICOLAU

Saint Jean-Saint Nicolas, en occitan Sant Joan-Sant Nicolau, tire son toponyme de l’apôtre Saint Jean et de Saint Nicolas.
Saint Jean est attesté en 1179 dans le cartulaire de Saint Chaffre sous la forme latine Ecclesia Sancti Joannis. En 1397, nous retrouvons le toponyme sous la forme Sancti Johannis de Monteroserio.
Nous retouvons aussi Saint Nicolas en 1179 dans le même cartulaire sous la forme latine Ecclesai de Moterosirio.


SAINT-JULIEN-EN-BEAUCHÊNE > SANT JULIAN DE BUECHAINE

Saint-Julien-en-Beauchêne, en occitan haut-alpin Sant Julian de Buechaine, doit son toponyme à Saint Julien L'Hospitalier. Saint Julien, martyr chrétien né à Antioche, actuellement Antakya en Turquie était marié à Sainte Basilisse. Ils firent choix de chasteté et se dévouèrent totalement aux malades. Après le décès de sa femme, les persécutions contre les Chrétiens recommencèrent. Il fût emprisonné et condamné à mort. Le feu n'ayant aucune prise sur lui et les bêtes féroces refusant de le manger, il fût décapité le 9 janvier 313. Près de son tombeau, le jour de son enterrement, plus de 10 lépreux furent instantanément guéris.


SAINT-JULIEN-EN-CHAMPSAUR > SANT JULIAN DE CHAMPSAUR

Saint-Julien-en-Champsaur, en occitan vivaro-alpin Sant-Julian-de-Champsaur, se retrouve en 1152 sous la forme latin Sanctus Julianus puis, en 1296, sous la forme Sanctus Julianus de Buyssardo. C'est en 1490 que nous retrouvons ce toponyme sous la forme Sanctus Julianus de Camposauro. Plusieurs saints chrétiens s'appelaient Julien. Citons Julien l'Hospitalier et des Julien de Carthage, de Sora, de Brioude, du Mans, etc...
Nous n'avons pu déterminer le saint concerné.


SAINT-LAURENT-DU-CROS > SANT-LAURENÇ-DO-CRÒS

Saint-Laurent-du-Cros, en occitan Sant-Laurenç-Dos-Cròs, est attesté pour la première fois connue en 1152 sous la forme latine Santus Laurencius puis se retrouve en 1179 sous Ecclesia de Santii Laurencii. Le Cros est hameau et est attesté en 1377 sous la forme latine Crossum.

Si Saint Laurent est des plus célèbre, un Cròs occitan correspond à un creux et se retrouve dans de nombreuses utilisation allant de la fosse à fumier - en Ariège, au berceau de bébé danns d'autres régions. Içi, il semble que ce Cròs' soit une doline peu profonde et fertile.


SAINT-LÉGER-LES-MÉLÈZES > SANT-LAGIER-LOS-MEUZES

Saint-Léger-les-Mélèzes, en occitan Sant-Lagier-los-Meuzes, est attesté pour la première fois connue en 1378 sous la forme latine Santus Lagerius puis se retrouve en 1479 sous une forme identique. C'est en 1936 que la commune se voit ajouter -Les-Mélèzes sur décision municipale.

Saint Léger est né vers 615 sur les bords du Rhin. Après des études à Poitiers, il devient abbé de l'abbaye de Saint-Maixent puis rejoint la cours mérovingienne où il devient précepteur des enfants de Clovis; Childéric et Théodoric. Querelle de succession faisant, Léger d'Autun prend le parti de Childéric qui gagne la partie mais sera assassiné en 675; assassinat qui voit le retour de Théodoric aux affaires. Assiégé dans son siège épiscopal d'Autun par les troupes d'un autre prétendant au trône, Léger se rend. Il est alors affreusement torturé. Bien qu'on lui ait arraché les lèvres, la langue et crevé les yeux, il survit seul dans une forêt proche. Recueilli par le couvent de Fécamp, il y retrouve miraculeusement la parole quelques temps après...


SAINT-MARTIN-DE-QUEYRIÈRES > SANT-MARTIN-DE-CAIRIERA

Saint-Martin-de-Queyrières, Sant Martin de Cairiera en occitan haut-alpin, est placée sous la protection de Saint Maurice. Nous retrouvons Saint-Martin-de-Queyrières sous la forme latine Sanctus Martinus de Ponte rufo en 1118 ; et sous la forme Sanctus Martinus de Caireria en 1120.

Queyrières dériverait du préfixe ligure Kar signifiant rocher. Une visite à Saint-Martin-de-Queyrières vous permettra de retrouver ce rocher remarquable; c'est le verrou qui barre la vallée de la Durance juste au-dessus du pont Roux aussi appelé Pont Rufo.


SAINT-MAURICE-EN-VALGODEMARD > SANT MAURICI DE GAUDEMARD

Saint-Maurice en Valgaudemard, Sant Maurici de Gaudemard en occitan haut-alpin, est placée sous la protection de Saint Maurice.

Maurice, général de la Légion Thébaine, ainsi que l'ensemble de la légion, furent massacrés à Augane - actuellement Saint-Maurice, Suisse, canton du Valais. Ce massacre se fit, en raison de la foi chrétienne du général et de ses légionnaires, sur ordre de Dioclétien vers 285-306. Cette légion n'apparaissant pas sur les registres des légions de l'Empire romain, et l'histoire de ce massacre ne se basant que sur des sources religieuses, l'hagiographie de Saint-Maurice et de sa légion est considérée comme une légende. Le règne de Dioclétien - toujours présenté par l'Eglise comme cruel, sadique et vilain de service - une période fréquemment attribuée aux martyrs légendaires de la Chrétienté alors en plein essor. Certains chercheurs ont émis l’hypothèse d’un rapport entre cette légende de la mort de Saint Maurice et la bataille semblant s’être déroulée vers 275-277 à Augane. Les Alamans, après avoir vigoureusement razzié la région, semblent avoir été arrêtés à la cluse de Saint-Maurice, facilement défendable. Une stèle parlant de la mort de Junius Marinus lors de ce combat a été retrouvée sur place.


SAINT-MICHEL-DE-CHAILLOL > SANT MICHEU DE CHAIÒU

Paroisse attestée en 1336 - Parrochia Sancti Michaelis, Sant Micheu de Chaiòu - Saint Michel de Chaillol s'est placée sous la protection de Saint Michel.

Saint Michel est un archange - ange de haut-grade - dont la protection est importante contre la mort subite ou violente mais, ne pouvant nous rendre immortel, l'archange Saint Michel nous apporte aussi une mort douce et calme.

< Saint-Michel-de-Chaillol et ses toponymes >


SAINT-PIERRE-AVEZ > SANT PEIRE AVEZ

Saint-Pierre-Avez, en occitan haut-alpin Sant Peire Avez se retrouve dès 1119 cité dans une bulle de Gélase II° sous la forme latine Santus Petrus Vese. Si Saint-Pierre reste une forme fixe de ce toponyme, Veze se retrouve rapidement sous Vez et sous la forme Aves en 1177.


SAINT-PIERRE-D'ARGENÇON > SANT PEIRE D'ARGENÇON

Saint-Pierre d'Argençon, en occitan Sant-Per d'Argençon, est attesté pour la première fois connue en 1516 sous la forme latine Santus Petrus de Argensono. Si le nom de cette commune est placé sous le vocable de Saint Pierre, premier pape, elle tire aussi son toponyme de Argençon qui est attesté pour la première fois connue en 1126 et que l'on retrouve dans le cartulaire de l'abbaye de Durbon sous la forme Argenco.


SAINT-SAUVEUR > SANT SAUVAIRE

Le Sant-Sauvaire occitan, traduit en français, est devenue un Saint-Sauveur, toponyme courant en France. Notre Saint-Sauveur haut-alpin est attesté dans le cartulaire de l'abbaye de Valbonne en 1321 sous sa forme latine Santus Salvator. Il est à noter que les moines et autres copistes spécifient bien sa localisation dans la forêt d'Embrun. La commune doit donc son nom à un sanctuaire présent dans ce qui était alors la forêt d'Embrun.


SAINT-VÉRAN > SANT-VERAN

Saint-Véran, en occitan Sant Veran, doit son nom à Véran, illustrissime évêque de Cavaillon. Né dans le Gévaudan, Véran est contemporain de Grégoire de Tours. Il meurt à Arles le 11 novembre 590. Parmi ses hautes et glorieuses actions, nous devons vous signaler que c'est lui qui débarrassa La Fontaine-de-Vaucluse d'un terrible dragon qui ravageait les environs.

< Saint-Véran et ses toponymes >


SAINTE-COLOMBE > SANTA COLOMBA

Sainte-Colombe, en occitan haut-alpin Santa Colomba, doit le nom de sa commune à Sainte Colombe, martyre chrétienne du III° siècle.

Colombe, serait née à Saragosse, dans une famille païenne, sous le règne d'Aurélien - 270-275 après JC. Convertie au Chritianisme, elle migre en Gaule avec quelques compagnons. Baptisés à Vienne, en Dauphiné, ils furent dénoncés à l'administration romaine qui, en ces temps lointains, ne badinait pas avec les personnes remettant en cause le pouvoir divin de l'Empereur à Rome. Si tous les compagnons de Colombe furent condamnés et exécutés - suivant les méthodes de l'époque. Colombe, graciée en raison de ses origines nobles, fût néanmoins condamnée à être violée par un soudard puis brûlée au bûcher. Celui-ci s'avançant pour exécuter la sentence, une ourse apparût pour défendre la sainte; cette apparition convertit immédiatement le spadassin.

Dans l'impossibilité de la brûler car il pleuvait systématiquement, elle fût exécutée par le glaive, comme tous noble romain. Les reliques de Sainte Colombe reposent à Sens.


SAINTE-MARIE > SANTA MARIA DE ROSANS

Sainte-Marie, en occitan Santa Maria de Rosans est attesté en 1242 sous sa forme latine 'Sancta Maria' et c'est toujours sous cette forme que nous la retrouvons en 1296 dans les annales du Dauphiné. Sainte-Marie est un toponyme provenant de 'Marie', mère de Jésus et doit peut-être sa naissance d'un oratoire ou d'un lieu de culte placé sous la protection de la Vierge Marie.


SALÉON > SALEON

Saléon - idem en occitan haut-alpin - et se retrouve, en latin, sous la forme 'Ecclesia de Celedone' vers l'an 1100, si le Gallia Christiana est juste et se retrouve sous la forme 'Celéonum' en 1297. Il reste sous cette forme, à quelques variantes orthographiques près jusqu'en 1516, où, dans le rôle des décimes de la ville de Gap, il apparaît en langue française.


SALÉRANS > SALERANS

Salérans, en provençal Haut-Alpin, Salerans, est une paroisse connue dès 1125 quand l'évêque de Gap fait don de l'Ecclesia Salardani à l'abbaye de Saint-André, en Villeneuve-les-Avignon. L'Ecclesia Salardani englobe non seulement l'église mais aussi toute la population, ses biens et les avantages qu'il est possible d'en tirer. Le toponyme de Salérans se fixe vers 1516.


SAVINES-LE-LAC > SAVINA DAU LAU

Savines, aussi connu sous le nom occitan haut-alpin de Savina dau Lau, est un toponyme récent et lié à l'auberge qui marquait ce lieu où les habitants, venant de Gap ou d'Embrun, traversaient déjà la Durance. L'auberge vit se développer un hameau dénommé 'Le Cognet'; il dépendait de Montmirail. Le Cognet devint La Charriéra - la route, pour se voir ultérieurement nommé Savina - Savines. Les archives du monastère de Boscodon indiquent ce lieu sous le nom latin de Locus de Lojis juxta Barnafred puis sous celui de Cugnum en 1428. En 1728, les archives du château Picomtal font apparaître le toponyme Cognet de Savina. Il semble que La Charrièra soit le toponyme le plus couramment usité; il se retrouve toujours sous cette forme en 1783.

Dau laus- du Lac est un ajout récent lié à la création du lac de Serre-Ponçon.


SAVOURNON > SAVORNON

Savournon, en occitan haut alpin Savornon, se retrouve cité pour la première fois connue dans le cartulaire de Durbon en 1178 puis 1252 sous la forme Saorno. La forme occitane de ce toponyme est aussi la forme retrouvée en 1516 dans le rôle des décimes du diocèse de Gap.
Jean-Claude Bouvier, dans sa toponymie dauphinoise fait dériver Savournon de l'anthroponyme romain Saturno, laissant alors entendre que cetoponyme serait lié à l'existence d'un domaine gallo-romain en ces lieux.


SERRES > SERRES

Serres, en occitan Serres et rare nom de commune étant un palindrome, se retrouve dans les archives de l'Abbaye de Cluny dès 988 sous la forme latine 'Castrum Cerredum'. La commune apparaît aussi dans les archives de l'abbaye de Durbon sous sa forme occitane 'Serre' en 1173.

Un serre est un relief allongé et vif, rectiligne et fortement pentu, séparant deux vallées parallèles. La morphologie des lieux est assez significative.


SIGOTTIER > SIGOTIER

Sigottier se retrouve sous la forme Sigotier en occitan haut-alpin. Cette commune, alors paroisse, se retrouve vers 1100 sous la forme latine Cigoterium Castrum puis, en 1120, dans le cartulaire de l'abbaye de Durbon sous la forme Cigoter.

Ce toponyme nous reste aussi obscur que Sigoyer, bien que sa racine ligure Sig- soit connue.


SIGOYER > SIGOIER

Sigoyer, en occitan haut-alpin Sigoier, se retrouve dès 739 dans le cartulaire de l'abbaye de Saint-Hugues et le testament d'Abon sous la forme Ciconiolat mais la certitude n'est pas absolue. C'est par contre avec fiabilité que ce toponyme est cité dans le cartulaire de l'abbaye de Durbon en 1121 sous la forme Cigioer.

Ce toponyme reste obscur. Selon certains, il dériverait de Sigowar - un prénom germanique ; selon d'autres, il serait d'origine ligure et dériverait de Sig, Seg définissant un type de relief particulier. Nous ne trancherons pas.

Sur les cartes anciennes, Sigoyer se retrouve sous la forme Sigoyer du Doù ; cette forme permettant de le différencier de l'autre Sigoyer appelé autrefois Sigouiar de Maoupi'ou - Sigoyer de Maoupiou.


SORBIERS > SORBIERS

Sorbiers, en occitan haut-alpin Sorbiers, est cité dès 988 dans le cartulaire de l'abbaye Cluny sous la forme Villa Sorbiera. Il se retrouve en 1251 sous la forme de Castrum de Sorbiéro.

Il s'agit probablement d'un lieu planté de sorbiers, aussi appelés cormiers en pays de langue d'oïl - Sorbus domestica. Cet arbre était très prisé pour la qualité de son bois et pour ses fruits permettant la réalisation d'une boisson proche du poiré. Il ne faut pas le confondre avec le sorbier des oiseleurs - Sorbus aucuparia, qui avait d'autres usages.


TALLARD > TALARD

Le 'Talarnum' de 739 est devenu Tallard, via un 'Tallardum' en 1271. Il est possible que ce toponyme trouve ces racines dans le celtique et dérive de 'Tal' signifiant 'front'. Ce mot Tal, ar Tal est toujours utilisé en breton avec un sens identique. Le suffixe -dum serait à rapprocher du -dun celtique attestant la présence d'un fort, ou retranchement, probablement situé à l'emplacement du château actuel. Nous retrouvons ce mot utilisé en suffixe dans de multiples toponymes liés à l'aire celtique; les exemples sont nombreux avec des Loudun ou Dinan.
En Occitan, Tallard, s'il se prononce à l'identique, s'orthographie Talard.


THÉUS > TEÜS

Théus, en occitan Teüs, se retrouve manuscrit sous la forme 'Teuisium' en l'an 1152. L'étymologie de ce toponyme communal n'est pas parfaitement éclairci. Certains pensent qu'il a subit une aspiration de son préfixe 'Tab-' rappelant un 'trou' ; d'autres y voient une évolution du mot 'Théopolis', sans doute par allusion au Théopolis de Saint Géniez. Nous restons neutres...


TRESCLÉOUX > TRESCLEÙS

Trescléoux, en occitan haut-alpin Trescléus, est cité dès 1075 dans le cartulaire de l'abbaye Saint Victor de Marseille sous la forme Trescleux. Les différents formes observées - Triclivium, de Tribus Cliviis, Tréclivium, etc... rappellent toutes un toponyme d'origine latine pouvant rappeler l'existence de trois pentes sans doute suffisamment caractéristiques pour avoir signification en ce lieu. Une explication erronée du toponyme le christianiserait et le defrait dériver des trois clous ayant servi à crucifier le Christ ; si plaisante à titre anecdotique, cette explication est malheureusement infondée.


UPAIX > UPÀIS

Upaix, en provençal haut-alpin Upaìs se retrouve sur une inscription latine - l'inscription de Ventavon - sous le nom de Pagus Epotius - Pagus étant, dans l'Empire Romain, une circonscription territoriale d'une taille proche à celle de nos cantons. Upaix se retrouve en l'an 739 sur le cartulaire de Saint-Hugues sous la forme Opaga, puis nous retrouverons un Upsal en 1241, suivi d'un Castrum de Upaysio en 1262.

Le sens d'Epotius reste obscur bien que l'archéologie a prouve qu'un oppidium celte existant en ces lieux.


VAL-BUËCH-MÉOUGE > VAU-BUECH-MEÜJE

Val-Buëch-Méouge étant nouvelle commune, son toponyme l'est aussi. Ce toponyme tient son nom du Buëch, rivière naissant de la confluent du Petit Buëch et du Grand Buëch au niveau de la commune de Sigottier. Nous trouvons cet hydronyme cité sous la forme Buchium en 1202 pour la première fois connue dans les écrits. La Méouge,
La Méouge, aux gorges impressionnantes, prend source dans la Drôme. Son hydronyme est attesté en 1177 sous la forme latine Mulgia.


VAL-DES-PRÉS > VAU DELS PRATS

Vau dels Prats - en français Val-des-Prés, est un val où il y avait des prés, des herbages suffisamment significatifs - et riches - pour imposer ce nom sans risque de confusion avec le val voisin. Nous retrouvons Val-des-Prés en l'an 1289 avec un Vallis Pratorum, puis en l'an 1317 sous une forme identique et changeant du Prati trouvé en l'an 1307. La signification de ce toponyme est aisée à trouver...


VALLOUISE > VAU LOÏSA

Vau Loïsa s'appelait Vau Puta il y a quelques siècles. Ne traduisez pas 'Vau Puta' par 'Vallée des P...', vous auriez tout faux, 'Vau Puta' signifie 'vallée infecte'. Les présécutions et extermination des Vaudois pour fait de religion, avaient vidé la vallée de ses habitants, ou presque. Louis XII° aida à son repeuplement et lui transmit son nom. Vallis Puta devint alors Vallis Louysa, La vallée de Louis. Louis XII° régna de 1498 à 1515.


VALLOUISE-PELVOUX >


VALSERRES > VAUSERRES

Vauserres en occitan haut-alpin, Valserres en français, est un vallon entouré de serres ou proche d'un serre; un serre étant un relief vif, aux pentes raides, plutôt linéaire. Valserres est cité, pour les premières sources connues, dans les archives de l'abbaye de Boscodon en 1120 sous la forme latinisée de 'Valserra'.


VARS > VARS

Vars, idem en provençal haut-alpin, est connu dès l'an 1108 où il apparaît dans une charte ecclésiastique. Nous le retrouvons sous la forme latine Varcium dans une bulle du pape Eugène III° en 1154 puis est signalé dans les archives de <Guillestre sous la forme Castrum de Varcio en 1310. Vars est donné pour être un préfixe préceltique signifiant Escarpement. En breton, langue celtique, escarpement se dit tarrouz.


VENTAVON > VENTAVON

Ventavon se retrouve dès 1140 dans les archives de l'Abbaye de Bertheaud - en Rabou - sous le nom de Ventaio. Il est communément admis que le toponyme Ventavon dériverait d'une racine celtique Ven signifiant hauteur ou rocher. Nous pourrons remarquer que pierre se dit Maen en breton, langue celtique...

< Ventavon et ses toponymes >


VEYNES > VEINAS

La commune apparaît comme mutatio sur la table de Peutinger et celle d'Antonin. Elle est confirmée dans ce rôle sur l'Itinerarium Burdigalense seu Hierosolymitanum - Itinéraire de Bordeaux à Jérusalem daté de 333 après JC - Une mutatio est l'équivalent de nos relais-routiers le long des voies romaines et médiévales. Le voyageur peut s'y restaurer, y coucher et y changer son cheval. Elles s'espacent tous les 15 à 20 km.

< Veynes et ses toponymes >


VILLAR-D'ARÈNE > VILARD ARENAS

Vilar Arenas, en français Le Villar d'Arène est déjà cité sur la table de Peutinger où il apparaît sous le nom de 'Durotinco'. Il s'agissait alors d'un relais sur la voie romaine menant du Mont-Genèvre à Grenoble.

Ce toponyme se retrouve sur le cartulaire de Die sous le nom d'Arèbe Supériores en 1080 puis Arène en 1310. ce n'est qu'en 1334 - Archives de valbonne - qu'apparaît le toponyme Vilarimu Arenarum - Villar d'Arène.

Villar garde son sens de 'villa', au sens latin du terme et implique donc une unité d'habitat, hameau, unité villageoise. Arène définit un sable plus ou moins grossier et issu de la décomposition de la roche.


VILLAR-LOUBIÈRE > VILLARD-LOBIERA

Le Vilard-Lobiera occitan a donné 'Villar-Loubière' en français. 'Villar' dérive de la 'Villa' latine et ne soulève aucun doute. 'Lobiera', quant à lui, dérive du 'Loubo' occitan et signifie 'louve'.
Imaginer que des loups vivant - ou étant élevés en ces lieux - expliquerait ce toponyme ne nous semble pas plausible: les loups sont chassés - sauf depuis peu dans nos pays - mais ne sont pas apprivoisés. Des chiens ayant vécu avec des loups - ou moitié loups - auraient subit le même sort.
Nous pencherions plutôt pour la scie des scieurs de long, se disant aussi Loubo en occitan. Si les outils métalliques sont maintenant aisément accessibles, il fut un temps où cela n'était pas le cas. Au Moyen-âge, celui qui possédait un outil de fer, surtout spécialisé, acquérait une certaine notoriété dans son terroir. Sans doute, la possession, en ce lieu, d'une ou plusieurs de ces scies doubles à grosses dents aura influencé la toponymie locale.


VILLAR-SAINT-PANCRACE > VILLARD-SANT-PANCRACI

Villar-Saint Pancrace, en Occitan Vilard Sant Pancraci est citée sous la forme de 'Sanctus Pancratius' en 1158.
'Villar' dérive du latin 'villa' qui définissait ces immenses domaines ruraux parsemant les campagnes de l'Empire Romain. 'Villa' après avoir défini le village, la maison ou le hameau est devenu notre 'ville'. Quant à Pancrace, il est célébré le 12 mai.

Né en Phrygie et orphelin, Pancrace arrive à Rome avec un oncle. Devenu Chrétien - il est converti par le pape Corneille, 251 à 253 - Pancrace est décapité en 304 à l'âge de 14 ans. Incarnant la foi enfantine, Saint Pancrace connu un succès important et donna son nom à de nombreux toponymes dont une gare de Londres. Il est toujours très honoré en Corse.


VITROLLES > VITRÒLA

Le Vitrola du XI° siècle est devenu Vitròla en occitan, puis francisé en ce Vitrolles que vous ne confondrez pas avec l'autre Vitrolles, proche de Marseille et de l'étang de Berre.

Vitrolles dériverait de l'occitan vitre, vitra - verre, vitre et nous savons que la réalisation de verre plat est apparue avant JC ; il était déjà utilisé à Pompeï pour fermer les ouvertures.
< Vitrolles et ses toponymes >


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