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Aubessagne

Étymologies et toponymes
Aubessagne
Aubessagne: Aubessagne et ses reliefs...

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TAubessagne: Étymologies et toponymes

Les toponymes de Aubessagne remontent aux temps les plus reculés pour la plupart, certains du néolithique. Véritables images de ce territoire et de ses générations, ces toponymes, oronymes, hydronymes et leurs significations vous permettent de cerner l'histoire de la commune.

Il n'y a pas si longtemps, champs, prés et lieux, si petits soient-ils, avaient un nom: microtoponyme définissant ce lieu avec précision et fort riche d'information. Ces noms, avec une modernité toponymique, se perdent dans l'oubli ; nous tentons de les inscrire quand découverts et localisés fiablement.

Aubessagne

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tFrançais Aubessagne
tPopulation 698 hab
tGentilé Aubessagnois
tSuperficie 27,51 km²
tDensité25.37 hab/km²
tLatitude 44°45'23" N
tLongitude 6°0'25" E
tLatitude44.756276
tLongitude6.006832


Rue Bric et Brac

Étymologies et toponymes

tAubessagne

Aubessagne, lors de la création de la nouvelle commune, était en concurrence avec d'autres noms possibles, néo-toponymes particulièrement tristes et limités. Les élus ont fait choix de revitaliser l'ancien nom de Chauffayer et ils ont eu raison.

Ce toponyme, passionnant, était aussi le nom du mandement incluant la commune actuelle et celle des Costes.

Nous retrouvons un Alba sanea en l'an 1135 dans les archives du Monastère de Durbon. Les archives du Monastère de Bertheaume nous donne indication identique pour l'année 1293. Aubessagne signifierait Blanc marais ; le toponyme Le Marais, tout proche confirmant cette interprétation.

S'il est tentant de penser au blanc avec sens de couleur, nous pencherions ici, pour ce toponyme celtique, au sens de saint, sanctifié ; en breton et langues celtiques, le mot blanc - gwen en breton, ayant toujours et aussi gardé ce sens.

La sanctification par les peuples celtiques de certains lieux marécageux - et pas tous - nous permet une remarque sur Ana, ou Dana pour un de ses alias les plus connus. Ana, déesse celte, est la protectrice des vivants, des morts et des lieux humides. Ana est la mère de tous les Dieux du Panthéon Celtique et donc aussi une déesse de la fertilité. Nous noterons que le marais, chez les celtes et peuples du nord européens, est un lieu de passage entre le monde visible - celui du vivant, et le monde invisible - celui des morts ; c'est un lieu où l'eau et la terre se lient, où l'un est l'autre et réciproquement, une porte liant deux mondes.

Une visite au Yeun Elez en Bretagne, présenté comme portes de l'Enfer avec la christianisation mais, anciennement, porte séparant deux mondes qui ne sont opposés est interessant. Ce culte et respect très forts en monde celtique pour Ana, la vraie, expliquerait aussi le culte important pour Sainte Anne en Bretagne contemporaine.

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tHameaux et quartiers

  • Beaurepaire -
    Long: : 6.023826 - Lat: : 44.739816
    Nous retrouvons le toponyme de ce hameau de Aubessagne en 1406 avec un Pulchrum Repayre puis, la même année et dans la même source, un Bellum Repayre devenant Bellum Riparium en 1540 dans les archives du Chapitre de Gap. Les archives du château Picomtal, en Crots, nous font découvrir le premier Beaurepaire en Champsaur.

    Ce toponyme est passionnant avec son Repaire. Si le mot dérive du latin Repatriare - retour dans la Patrie, il est, à notre époque, devenu un lieu où se réfugient les bêtes féroces ou les brigands ; l'ancien sens était celui de lieu où l'on se retire. Le toponyme de 1540, dérivant de Ripa - rive, nous ferait pencher pour un beau lieu sur les rives, sous entendu du marais qui, à l'époque, devait couvrir une surface plus importante qu'actuellement.
  • Le Cros - Lo Cròs
    Long: : 6.014349 - Lat: : 44.742903
    Un toponyme très courant en ces régions que ce Cros que l'on retrouve aussi au proche Saint-Laurent-du-Cros. Cros rappelle un creux, une cavité, une petite dépression. Ce microtoponyme rappelle peut-être une petite cuvette très caractéristique et aisément repérable par les indigènes.
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PNos toponymes

Datant souvent des temps les plus anciens, images de l'Histoire, de ses hommes, de leurs langues, nos toponymes sont reflets de l'occupation des territoires par les civilisations qui se succèdent.

L'immense majorité de nos toponymes datent des temps les plus anciens, parfois du néolithique ou de la période préceltique, notamment les oronymes et hydronymes. Ils sont aussi légions à avoir été créés lors des grands défrichements qui ont fait naitre nos paysages, nos hameaux, nos villages et communes actuelles. Images de l'Histoire, de ses hommes et de leurs langues, plusieurs strates linguistiques y sont visibles.

Déplorons les néo-toponymes passe-partout, tristesse effrayante, déprimante et appliqués sans réflexion à des lieux chargés de si belle histoire. Combien de Kerlouano devenus Semaine des quatre jeudis, pour citer une commune bretonne au riche passé ; combien de nouvelles communes aux noms à faire pleurer pierres et monuments ; simple plaidoyer pour nos toponymes, si riches, si beaux, si maltraités par facilité intellectuelle.

Il n'y a pas si longtemps, champs, prés et lieux, si petits soient-ils, avaient un nom: un microtoponyme définissant ce lieu avec précision et fort riche d'information. Ces noms, avec une modernité toponymique, se perdent dans l'oubli. Nous tentons de les inscrire quand découverts et localisés fiablement.