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Authon

Étymologies et toponymes
Authon
Authon: Les charmes de la pierre...

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TAuthon: Étymologies et toponymes

Les toponymes de Authon remontent aux temps les plus reculés pour la plupart, certains du néolithique. Véritables images de ce territoire et de ses générations, ces toponymes, oronymes, hydronymes et leurs significations vous permettent de cerner l'histoire de la commune.

Il n'y a pas si longtemps, champs, prés et lieux, si petits soient-ils, avaient un nom: microtoponyme définissant ce lieu avec précision et fort riche d'information. Ces noms, avec une modernité toponymique, se perdent dans l'oubli ; nous tentons de les inscrire quand découverts et localisés fiablement.

Authon

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tFrançais Authon
tPopulation 62 hab
tGentilé Authoniers
tSuperficie 40,16 km²
tDensité1.54 hab/km²
tLatitude 44°14'18" N
tLongitude 6°8'35" E
tLatitude44.238222
tLongitude6.126477


Rue Bric et Brac

Étymologies et toponymes

tAuthon

Authon, en provençal Auton, est attesté en l'an 1237 sous la forme Autono.

Nous y verrions aisément un toponyme celtique se terminant par le suffixe -dun que l'on retrouve dans des toponymes aussi éloignés que Lugdun-um, forteresse du Dieu Lug, Lyon, London, Londres, etc... Dun rappellant que ce lieu vit sans doute l'existence d'un lieu fortifié dont nous ne pouvons présumer l'importance. La première partie du toponyme pourrait, d'après Charles Rostaing, être reliée à Alt-, ce mot latin désignant une hauteur. Authon, un ancien lieu fortifié placé sur une hauteur caractéristique ayant donné son nom à la commune ?
Une étude plus poussée le montrerait peut-être.

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tHameaux et quartiers

  • Briançon - Briancoun
    Long: : 6.107444 - Lat: : 44.247720
    Briançon - Briancoun en provençal, est attesté en l'an 1190, année ou Guigo de Brienzo témoigne d'une donation au bénéfice de Saint-Géniez. Le samedi 2 septembre 1385, un certain Perrotin de Termes, homme d'armes salarié, prête hommage-lige au château de briançon - chastel nommé Brienson à la Reine et au Roi. Nous reconnaitrions la racine celtique Bre-, hauteur, au suffixe qui nous reste hermétique. Ce toponyme, comme celui de Briançon, pourrait aussi dériver de Brigantia, déesse celte particulièrement passionnante.
  • Champ Dolent -
    Long: : 6.103849 - Lat: : 44.257526
    Champ Dolent, en provençal Cairiera, rappellerait un champ difficile à travailler, peu fertile. Ce toponyme dérive du latin Campo Dolent.
  • Feissal -
    Long: : 6.179702 - Lat: : 44.241248
    Cité dès l'an 1113 sous la forme Fiscal, Feissal est une possession de l'Abbaye Saint Victor de Marseille et apparaît dans son cartulaire ; cette possession, villa de Feissal, étant confirmée dans une bulle d'Innocent III°, Pape. Il semble que cette même abbaye y avait un prieuré rural dédié à Saint Madeleine probablement édifié après l'an 1079 car il n'apparaît pas dans la bulle de confirmation de Grégoire VII°. Ce toponyme dérive probablement du latin Fiscus - trésor de l'État pour évoluer en Fiscus - Domaine de l'Église.
  • Lèbre - Lèbre
    Long: : 6.099687 - Lat: : 44.247966
    Lèbre, idem en provençal, signifierait lièvre, mais nous n'avons pas de formes anciennes l'attestant et ce toponyme n'apparaît pas sur les cartes des frères Cassini, bien que cela ne prouve rien concernant l'existence ou non d'un habitat en ces lieux. Ce toponyme pourrait alors désigner un lieu riche en lièvres ; ou n'être que le nom de famille des premiers propriétaires des constructions. Il s'agirait alors d'une famille Lèbre, sobriquet devenu nom de famille et rappelant une personne courant rapidement ou particulièrement couarde.
  • Queirière - Cairiera
    Long: : 6.188779 - Lat: : 44.240464
    Queirière, en provençal Cairiera, ne présente pas de formes anciennes. Sur les cartes des Cassini, ce lieu est appelé La Bâtie, confirmant l'existence d'un habitat ou lieu de travail. Ce toponyme semble dériver du latin Quadriaria - Lieu où l'on équarrit la pierre, carrière.
  • Seilles - Selh
    Long: : 6.109343 - Lat: : 44.260376
    Seilles - en provençal Selh ? - ne présente pas de formes anciennes de nous connues. Il semblerait que ce microtoponyme signifierait congère en provençal.
  • Taillefer - Talhafer
    Long: : 6.103892 - Lat: : 44.252669
    Taillefer, en provençal Talhafer, est un sommet culminant à 1398 mètres. D'où provient ce toponyme ? D'un sommet tirant sur le rougeâtre à cause d'un oxyde ferreux ? D'un lieu où était extrait du minerais de fer ?
    Nous n'y répondrons pas dans l'immédiat.
  • Théous - Teüs
    Long: : 6.098401 - Lat: : 44.256118
    Nous pourrons immédiatement rapprocher ce toponyme de Théus, en département des Hautes-Alpes. Ancienne ferme commune, Théous que l'on pourra rapprocher de l'ancien Téodone nous relie directement au Théopolis qui fait briller ce terroir et dont nous retrouvons le nom gravé sur la pierre dite Peira escricha) - Pierre écrite, en contrebas du Chardavon.
    Théopolis fit couler beaucoup d'encre et de sueur. Plus qu'une cité remarquable que cherchèrent certains, nous pencherions pour un lieu spirituel, villa gallo-romaine, ou lieu religieux dont l'importance spirituelle se voit soulignée par ce Théopolis préféré à un Teodunum plus temporel.
  • Trabuc - Trabuc
    Long: : 6.101875 - Lat: : 44.264625
    Trabuc, en provençal Cairiera, montre quelques ruines rappelant l'existence d'un habitat en ces lieux. Ce toponyme dériverait de l'occitan Trabuc, ici signifiant empêchement, obstacle. La configuration des lieux et le relief proche expliquent bien ce toponyme.
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PNos toponymes

Datant souvent des temps les plus anciens, images de l'Histoire, de ses hommes, de leurs langues, nos toponymes sont reflets de l'occupation des territoires par les civilisations qui se succèdent.

L'immense majorité de nos toponymes datent des temps les plus anciens, parfois du néolithique ou de la période préceltique, notamment les oronymes et hydronymes. Ils sont aussi légions à avoir été créés lors des grands défrichements qui ont fait naitre nos paysages, nos hameaux, nos villages et communes actuelles. Images de l'Histoire, de ses hommes et de leurs langues, plusieurs strates linguistiques y sont visibles.

Déplorons les néo-toponymes passe-partout, tristesse effrayante, déprimante et appliqués sans réflexion à des lieux chargés de si belle histoire. Combien de Kerlouano devenus Semaine des quatre jeudis, pour citer une commune bretonne au riche passé ; combien de nouvelles communes aux noms à faire pleurer pierres et monuments ; simple plaidoyer pour nos toponymes, si riches, si beaux, si maltraités par facilité intellectuelle.

Il n'y a pas si longtemps, champs, prés et lieux, si petits soient-ils, avaient un nom: un microtoponyme définissant ce lieu avec précision et fort riche d'information. Ces noms, avec une modernité toponymique, se perdent dans l'oubli. Nous tentons de les inscrire quand découverts et localisés fiablement.