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Briançon

Briançon - Presse passée
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Briançon: Le soleil perçait la vallée...

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TBriançon: Presse passée

La presse du passé de la commune de Briançon est bonne source pour connaître Briançon.

Ces coupures de presse voient faits-divers, larçins, crimes et violences ou simples cuites verbalisées d'une bonne nuit au violon avec nom, prénom et adresse en clair dans la presse.

À l'époque, les menus larçins pour notre époque voient enquête, et il nous est arrivé de découvrir que le commissaire fait une enquête pour un simple morceau de lard !

Crimes odieux et violences sont aussi légions. La violence était déja forte en ces temps reculés.

Briançon

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tFrançais Briançon
 
tPopulation 11 600
tGentilé briançonnais
tSuperficie 28,07 km²
tDensité413.25 /km²
 
tLatitude 44°54'0" N
tLongitude 6°39'0" E
tLatitude44.900002
tLongitude6.650000


Rue Bric et Brac

Presse passée

TLes prisons sans prisonniers

Briançon, 20 juillet - À la prison de Briançon, il n'y avait, ces temps derniers, qu'un seul prisonnier ; il est vrai que ce prisonnier était un prisonnier de marque : un bandit qui terrorisait depuis des années les Alpes savoisiennes. On l'avait arrêté au mois de mai et on l'avait amené à Briançon, où se trouve une de ces bonnes petites prisons d'arrondissement qui n'ont qu'un seul gardien, et souvent un ou deux prisonniers seulement, voire même pas de prisonniers du tout.
On est bien soigné dans ces petites prisons ; on vit en famille ; c'est la femme du gardien qui fait la cuisine. La bonne petite vie d'auberge à la campagne, quoique le bandit de Briançon ne se laissait pas aller à cette aimable existence de farniente. Il rêvait de liberté. Et, un jour, comme le gardien avait dû s'absenter quelques instants, le laissant à la garde de son épouse, notre homme bouscula quelque peu madame la gardienne et prit la clef des champs.
Si je vous ai raconté ce petit fait divers, assez banal en somme, c'est qu'il va remettre sur le tapis une,question assez intéressante, à l'heure où il s'agit de faire des économies et d'endiguer le flot du fonctionnarisme.
Cette question est celle de la suppression des petites prisons. Quelque temps avant la guerre, j'eus l'occasion de causer avec un inspecteur des services pénitentiaires. Ce distingué fonctionnaire m'affirma que, sur les 350 prisons d'arrondissement que nous possédons, une bonne moitié ne servent à rien.
- Lors de ma dernière inspection, me dit-il, j'ai constaté que plus de 180 d'entre elles avaient moins de dix détenus, et que 238 en avaient moins de vingt. Dans certaines villes, on n'avait pas vu le moindre détenu depuis plusieurs mois...

Or, qu'il y ait des prisonniers ou qu'il n'y en ait pas, il y a toujours du personnel. Si la prison est vide, ce personnel est inutile ; si elle est habitée, il est souvent insuffisant, comme dans le cas de Briançon. Ne serait-il pas plus sage de supprimer toutes ces petites prisons et de les remplacer par de grandes maisons d'arrêt départementales où les prisonniers coûteraient moins cher à nourrir et à garder et seraient infiniment mieux surveillés ?
Mon inspecteur estimait qu'on économiserait ainsi un bon million ; ce n'est pas gros, par le temps qui court, mais, enfin, c'est toujours ça...
Jean Lecoq, journaliste

LE PETIT JOURNAL - 25 juillet 1919

bLes avalanches

Briançon - On écrit de Briançon, Hautes-Alpes, que les avalanches continuent à tomber dans la vallée du Queyras et dans le Briançonnais.
À Briançon, un enfant a été renversé par la neige glissant d'un toit. Il a reçu de graves lésions.
La devanture d'un bijoutier, bien qu'elle fût préservée par les planches, a été enfoncée et les bijoux ont disparu sous un monceau de neige et de glace. On estime la perte à 2,000 francs.

LE PETIT JOURNAL - 11 mars 1885

bDrame au Fontanil

Briançon, 27 février - Dans la soirée d'hier jeudi, deux pauvres femmes, la mère et la fille, habitant le village de Fontanil, près de Briançon, ont été trouvées asphyxiées dans le taudis où elles vivaient misérablement. Leurs voisins, ne les voyant plus vaquer à leurs occupations habituelles, ont pénétré chez elles et ont découvert les cadavres gisant côte à côte dans la pièce enfumée. On croit à un accident et non à un suicide.

LE PETIT JOURNAL - 28 février 1891

bDéserteurs

Briançon, 20 août - Il ne se passe guère de jour sans qu'on voie arriver de nouveaux déserteurs de l'armée italienne. Après les formalités d'usage, les uns sont incorporés dans la légion étrangère, les autres se dirigent sur Grenoble, Marseille, etc.
Tous se plaignent du manque de nourriture et de la dureté des chefs.

LA CROIX - 27 août 1897

TPresse passée

La presse du passé est passionnante !

Regorgeant d'anecdotes ou de faits-divers, parfois croustillante, souvent sordide, parfois amusante, elle nous permet de ressentir la manière de pensée de nos aïeux, de ceux qui ont vécu en cette commune, en ce territoire, de ceux qui l'ont fait vivre et que nous visitons.

La presse passée redonne vie aux simples citoyens, à ces gens qui n'auront jamais nom en livres d'histoire.

Il est plaisant d'y voir l'évolution des importances: en 1900, le commissaire fait une enquête pour un vol de jambon.

La violence est importante: violences ménagères ou non sont courantes, violences villageoises, banditisme ou non aussi ; les comptes se règlent à coups de poings, de bâtons ou autres armes.

Les cuites sont monnaie courante et pas exclusives de certaines régions: nombre de nos aïeux - ayant sans doute très soif, picolent sec !

Un prix spécial devrait être décerné à certains journalistes de cette presse ancienne: les coupures concernant les cuites et amendes en découlant sont parfois d'un humour extraordinaire.

Nous ne pouvons que vous conseiller de lire et acheter la Presse: vous la ferez vivre et imprimerez l'Histoire !