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Saint-Sauveur - 29
Abgrall Yves-Marie

AN DRE-NEVEZ

AN DRE-NEVEZ
( SAINT-SAUVEUR )
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🎲 ⤇ Les trois frères

Saint-Sauveur - 29

■ Abgrall Yves-Marie

Abgrall Yves-Marie est né à Saint-Sauveur - 29 le 14-12-1888.

Il mesurait mètre, avait les cheveux et sourcils , les yeux , le front , le nez , le menton et le visage . Yves-Marie .

Il décèdera le 09-05-1915 à Saint-Laurent-Blangy ; il avait 27 ans.

Mort pour la France en 1914-1918, disparu, il était soldat de 2° classe au 48° Régiment d'Infanterie.

Lors de son incorporation militaire, il était de Profession non connue.

Ne l'oublions pas et gardons lui mémoire !



Saint-Sauveur - 29

Saint-Sauveur - 29
  • Français: Saint-Sauveur - 29
  • Breton: An Dre-Nevez
    ( Brezhoneg )
  • Population: 827
    Gentilé: Salvatoriens
  • Type: Commune
  • Superficie: 13,24 km²
    Densité: 62.46 hab/km²
  • Latitude: 48°27'51" N
    Longitude: 4°0'12" W
  • Latitude: 48.447619
    Longitude: -4.003470
  • pages: 21

⌘ Abgrall Yves-Marie

Abgrall Yves-Marie

◎ États de service

◎ Yves-Marie: Les derniers jours...

  • Le régiment est dans la région d'Arras et est envoyé occuper régulièrement les tranchées de Chanteclerc, entre autre sur la commune de Saint-Laurent-Blangy. Au 30 avril, le 1° Bataillon monte aux tranchées de Chanteclerc, le 2° Bataillon quitte Arras pour se rendre à Saint-Nicolas, 1 section de mitrailleuses quitte Warlus pour renforcer le front.
  • Samedi 1° mai 1915

    Rien de noté
  • Dimanche 2 mai 1915

    Le 2° Bataillon relève le 1° Bataillon dans les tranchées de Chanteclerc et vient cantonner à Arras.

    Le 3° Bataillon quitte Arras pour se rendre à Saint-Nicolas.

    Pertes: 1 blessé
  • Lundi 3 mai 1915

    Pertes: 1 blessé
  • Mardi 4 mai 1915

    Constructions de boyaux en préparation de l'attaque de Chanteclerc. Le régiment subit de fortes pertes.

    Pertes: M. de la Tour, blessé et 2 autres blessés
  • Mercredi 5 mai 1915

    Construction de boyaux et préparation de l'attaque de Chanteclerc.
    19 heures ⤇ Le 3° Bataillon relève le 2° Bataillon dans les tranchées et vient cantonner à Arras. Le 1° Batatillon quitte Arras pour se rendre à Saint-Nicolas.
  • Journées des 6-7 mai 1915

    Tout le régiment exécute des travaux importants de terrassement, boyaux de renforcement et d'évacuation, sapes, parallèles de départ, places d'armes pour préparer une attaque contre les retranchements de Chanteclerc.

    Pertes: 6 mai ⤇ 1 blessé
  • Samedi 8 mai 1915

    Le 1° Batatillon relève le 3° Bataillon dans les tranchées de Chanteclerc. Le 2° Bataillon va cantonner à Saint-Nicolas
  • Dimanche 9 mai 1915

    Dans la nuit du 8 au 9 mai, le régiment vient se disposer en profondeur dans le segment de Chanteclerc, face à ses objectifs.

    En 1° ligne ⤇  dans la parallèle de départ, les 1°, 22°, 10° et 11° Compagnies ; immédiatement derrière elles et dans les sapes ; une section de chacune des 3°, 4°, 9° et 12° Compagnies et une section de pionniers et des sapeurs du Génie.

    En 2° ligne ⤇ dans les tranchées de tir, les 3°, 4°, 9° et 12° Cies avec les Commandants Sierp et Quonian
    En 3° ligne ⤇ Le Bataillon de Soyer et disposé dans les boyaux: Quentin, Massiou et Jubault.
    Derrière le 48° sont placées les 3 Bataillons du 71° également disposés en profondeur.

    4 heures ⤇ Toutes les unités sont en place à 4 heures du matin. Le Colonel a installé son poste de Commandement dans l'ouvrage N° 1 de la 1° ligne.

    6 heures à 10 heures ⤇ De 6h à 10h, préparation par l'Artillerie de campagne qui s'éfforce de créer des brèches dans les fils de fer et par l'Artillerie lourde qui cherche à bouleverser les organisations de Chanteclerc. Cette préparation est insuffisante.

    10 heures ⤇ À 10 heures, déclenchement de l'Attaque pour toute l'Armée. Le 48° s'élance à l'attaque des retranchements de Chanteclerc dans la formation ci-après.

    Une 1° vague est formée de 4 Cies.

     ⤇ À droite, le 1° Bataillon - Sierp, avec les Cies Dugenet - 1° Cie et Chevalier - 2° Cie
     ⤇ À gauche, le Bataillon Quonian - 3° Bat, avec les Cies Caillé - 10° Cie et Mahé, 11° Cie.

    Ces 4 Compagnies partent sur un seul rang, baïonnette au canon, et ont ordre de gagner, d'un seul bond et sans tirer, les retranchements ennemies. Elles ne doivent s'arrêter sous aucun prétexte, de façon à franchir la 1° ligne de tranchées et se jeter de suite sur la 2° ligne.

    Les 4 Compagnies se lancent avec un élan superbe, alignées et en ordre. Malheuresement la distance à parcourir est trop forte - environ 250 m, et elels trouvent les blockhaus et abris de mitrailleuses intacts, et fils de fer très peu endommagés. Au bout d'une centaine de mètres, le crépitement de la fusillade et des mitrailleuses se fait entendre et prend bientôt une grande intensité. L'élan des compagnies de tête n'est cependant pas enrayé et malgré des pertes extrêmement fortes, chaque compagnie parvient à amener quelques éléments jusqu'aux fils de fer ou aux parapets ennemis.

    À droite, la Compagnie Dugenet franchit la route et subit de très fortes pertes sous le feu croisé des mitrailleuses. Deux sections parviennent à franchir les fils de fer mais doivent s'arrêter au pied du parapet où elles se trouvent en angle mort. Décimées à coups de grenades, elles se maintiennent cependant jusqu'au soir où quelques fractions parviennent à rejoindre nos lignes.

    La Compagnie Chevalier parvient jusqu'à hauteur de la route mais trouve des fils de fer intacts et des ouvrages extrêmement forts: blockhaus maçonnés pour mitrailleuses, caponnières non bouleversées par l'Artillerie. Quelques hommes se maintiennent couchés dans les trous d'obus ou le long d'un talus. Ils se retirent à la nuit avec les lieurttenants Chevalier blessé et Grange.

    La Compagnie Caillé qui marche au centre subit des pertes extrêment fortes du fait des mitrailleuses. Elle continue cependant jusquéaux fils de fer qu'elle trouve intacts. Les quelques hommes qui y parviennent sous le commandement du Capitaine caillé se couchent et ouvrent le feu sur les tranchées. Une fraction, avec le Sous-Lieutenant Bason trouve une brêche et se jette dans la tranchée ennemie où elle engage la lutte à coups de pétards. Aucun homme ne revient de cette fraction.
    Les unités devant les fils de fer sont décimées et doivent bientôt cesser le feu. Quleques hommes seulement, avec le Capitaine Caillé et le Sous-Lieutenant Hubert rejoignent nos lignes le soir.

    La Compagnie Mahé, à gauche,doit obliquer pour se placer face à son objectif. Prise sous le feu des mitrailleuses, elle subit des pertes considérables, notamment au passage de la Route de Roclincourt où le Capitaine Mahé tombe. Elle est, elle aussi, arrêtée par les fils de fer intacts.

    Pendant ce temps, la deuxième vague, formée à droite des Cies de Torqut - 3°, et Denolle - 4°, sous le commandement du Commandant Sierp et des Compagnies Pochard - 9°, et Quéro - 12°; sous le commandement du Capitaine Quonian, s'est rassemblée dans la parallèle de départ.

    Elle s'élance à son tour, bien que la fusillade fasse rage, mais elle ne tarde pas à être fauchée par le feu croisé des mitrailleuses. Les Cies doivent se coucher après avoir parcouru de 50 à 150 m et ayant perdu la moitié de leur effectif. Pas un homme ne recule.

    Les unitiés ainsi dispersées dans la plaine se trouvent dans des conditions des plus défavorables ; le terrain formant glacis, les hommes sont en butte toute la journée au tir rasant des mitrailleuses. Ils ne peuvent se replier qu'à la nuit tombante.

    La Bataillon Soyer vient occuper les tranchées de 1° ligne.

    L'échec de l'attaque menée avec un remarquable vigueur par toutes les compagnies soit être attribué à l'éloignement trop grand de la parallèle de départ, ) la destruction inssuffisante des fisl de fer et surtout à la solidité des abris blindés de Chanteclerc que notre Artillerie n'avais pu désorganiser. Ces abris étaient bondés de mitrailleuses qui ont été très rapidement mises en action et ont fauché nos hommes en quelques minutes.

    13 heures ⤇ Les 5° et 8° Cies viennent occuper la parallèle de départ pous parer à une contre-attaque éventuelle de l'ennemi ou pour coopérer à la reprise de l'offensive dans l'après-midi.

    Les 6° et 7° Cies restent dans les trancées de 1° ligne.

    16 heures ⤇ Reprise de l'offensive à la gauche - 70° RI. Violente fusillade et vive canonnade sur nos tranchées. Rafales de 77 et quelques 105. Action d'environ 30 minutes.

    18 heures ⤇ Offensive à droite par le 47° RI. La fusillade reprend et nos tranchées sont bombardées avec du 77.

    Nuit ⤇ La nuit est relativement calme et employée à relever la majeure partie de nos blessés. Les hommes valides des 1° et 9° Bataillons rejoignent nos lignes et sont rassemblés dans les places d'armes Nord et Sud.

    Pertes: À ce combat, le régiment a subi comme pertes: Officiers: Tués  ⤇ 3 - Blessés ⤇ 12 - Disparus ⤇ 8 - Sous-Officiers et Soldats: Tués ⤇ 93 - Blessés ⤇ 531 - Disparus ⤇ 414
   ◎ Honorons sa mémoire et faisons-lui Honneur !