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Miquelon

Étymologies et toponymes

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TMiquelon: Étymologies et toponymes

Les toponymes de Miquelon remontent aux temps les plus reculés pour la plupart, certains du néolithique. Véritables images de ce territoire et de ses générations, ces toponymes, oronymes, hydronymes et leurs significations vous permettent de cerner l'histoire de la commune.

Il n'y a pas si longtemps, champs, prés et lieux, si petits soient-ils, avaient un nom: microtoponyme définissant ce lieu avec précision et fort riche d'information. Ces noms, avec une modernité toponymique, se perdent dans l'oubli ; nous tentons de les inscrire quand découverts et localisés fiablement.

Miquelon

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tFrançais Miquelon
tPopulation 627 hab
tGentilé Miquelonnais
tSuperficie 205,00 km²
tDensité3.06 hab/km²
tLatitude 47°6'60" N
tLongitude 56°23'41" W
tLatitude47.099939
tLongitude-56.377939


Rue Bric et Brac

Étymologies et toponymes

tMiquelon

Les toponymes de Miquelon

Miquelon et Langlade étaient certainement connues des premiers habitants de la région ; ici, les Béothuks, peuple amérindien peuplant la région de Terre-Neuve, fréquentant certainement l'archipel mais maintenant disparus sans nous laisser trace des toponymes qu'ils utilisaient en ces lieux.

Miquelon, en breton Mikelon, en basque Mikelune et en normand Miquelon, est attesté dans un routier édité à Bordeaux en 1579 et intitulé Les voyages aventureux du capitaine Martin de Hoyarçabal, habitant de Cubiburu , contenant les règles et enseignements nécessaires à la bonne et sûre navigation, né de la plume du capitaine basque du même nom. L'an 1625 voit sur une carte dite Carte de Manson ce toponyme sous la forme Micklon.

Les cartes de navigation et autres portulans de l'époque étant des secrets jalousement protégés - les divulguer entrainant de sévères peines de prison ou plus, il est peu probable que ce toponyme puisse être attribué à Giovanni Caboto, explorateur de ces côtes vers 1497 et connu des francophones sous le nom Jean Cabot ; l'utilisation immédiate de ce toponyme par les pêcheurs bretons ou autres aurait alors été alors impossible.

Faire dériver ce toponyme du portugais Miguel, Michel est aussi hypothèse peu plausible ; les portugais ne semblent pas avoir fréquenté ces lieux de pêches à cette époque.

Une autre hypohèse, la plus plausible, ferait dériver Miquelon du basque Miquele - Michel. Certains éléments confortenet cette hypothèse comme la Carte de Champlain qui signale Miquelon et langalde et spécifie Île aux Basques. Martin Sapian, capitaine basque navigant vers 1697, parle de San Pierre, Fortuna, Miquele Portu et renforce encore cette hypothèse et confirme le texte de Martin de Hoyarçabal.

Une troisième voie, citée pour mémoire, ferait dériver ce toponyme d'une famille Miquelin habitant l'île mais n'arrivant qu'au XVIII° siècle.

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tHameaux et quartiers

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PNos toponymes

Datant souvent des temps les plus anciens, images de l'Histoire, de ses hommes, de leurs langues, nos toponymes sont reflets de l'occupation des territoires par les civilisations qui se succèdent.

L'immense majorité de nos toponymes datent des temps les plus anciens, parfois du néolithique ou de la période préceltique, notamment les oronymes et hydronymes. Ils sont aussi légions à avoir été créés lors des grands défrichements qui ont fait naitre nos paysages, nos hameaux, nos villages et communes actuelles. Images de l'Histoire, de ses hommes et de leurs langues, plusieurs strates linguistiques y sont visibles.

Déplorons les néo-toponymes passe-partout, tristesse effrayante, déprimante et appliqués sans réflexion à des lieux chargés de si belle histoire. Combien de Kerlouano devenus Semaine des quatre jeudis, pour citer une commune bretonne au riche passé ; combien de nouvelles communes aux noms à faire pleurer pierres et monuments ; simple plaidoyer pour nos toponymes, si riches, si beaux, si maltraités par facilité intellectuelle.

Il n'y a pas si longtemps, champs, prés et lieux, si petits soient-ils, avaient un nom: un microtoponyme définissant ce lieu avec précision et fort riche d'information. Ces noms, avec une modernité toponymique, se perdent dans l'oubli. Nous tentons de les inscrire quand découverts et localisés fiablement.