■ Gâvre et prisonniers allemands
Lors de la première guerre mondiale, la majorité des hommes dans la force de l'âge furent appelés au Drapeau. Cela eu fort impact et, même si les femmes remplacèrent les hommes dans l'immense majorité des tâches, certains travaux étaient difficilement réaliseables par la gent féminine.
Le travail en forêt étant de ces travaux, les bois, qu'ils soient à usage ménager ou militaire, manquaient cruellement. Les boulangers du département de Loire-Atlantique, alors Loire-Inférieure, avaient difficultés à alimenter leurs fours et les ménagères se plaignaient du manque de bois.
Il fut alors décidé, en haut-lieu, d'installer un camp de prisonniers allemands au Gâvre ; ils travailleraient dans la forêt du Gâvre...
En ces temps de guerre, tous les hommes jeunes ou dans la force de l'âge envoyés aux Armées, la forêt du Gâvre était plutôt à l'abandon et les bois manquaient dans le département. Il fut décidé d'employer des prisonniers allemands aux travaux forestiers et ces hommes d'entretenir et rentabiliser les 4.464 hectares de cette forêt aménagée en futaie de 180 ans de révolution. Trois essences principales peuplent cette futaie: le chêne pour 80%, le hêtre et pin sylvestre pour 10% chaque.
En ce début 1915, les stocks de bois de chauffage du département de Loire-Inférieure, actuelle Loire-Atlantique, sont épuisés ou presque: les boulangers ne pouvaient chauffer leurs fours ; cela posait multiples problèmes qui ne pourraient que s'amplifier. L'exploitation de la forêt du Gâvre présentait moult avantages: la proximité du canal de Nantes à Brest ainsi que les lignes de chemin de fer de Rennes à Nantes et de Châteaubriant à Saint-Nazaire.
C'est le 11 mars que fut autorisée l'exploitation des futaies par les prisonniers, une cinquantaine d'hommes dont le nombre ira croissant et atteindra 500 hommes en mars 1916.
L'hébergement des premiers travailleurs de la troupe germanique se fit au rond-point de l'Étoile dans une écurie qui avait été cédée à la concession des chasseurs de la forêt ; la garde fut hébergée dans un petit pavillon proche ; il était propriété de l'administration. La construction de barages fut confiée à une équipe de prisonniers étant charpentiers ; ils construisirent de nouveaux baraquements en fonction des besoins.
Les baraques étaient d'un type normalisé. Toutes faisaient 11 mètres de long sur 7,20 de large. 50 hommes y logeaient, encadrés par 2 sous-officiers. Les fondations furent réalisées en des solins en parpaings de ciment et machefer de 0,50 x 0,25 x 0,20 jointés à la chaux. Ces solins recevaient la charpente ; des chevrons de 0,15 x 0,15. Des voliges constituaient murs et toiture ; ils étaient recouverts de carton bitumé. Une porte de 2 x 2 mètres ouvrait le pignon sur l'extérieure et une fenêtre ajourait la pièce sur l'autre pignon ; elle faisait 2 x 1 mètre, à 1 mètre du sol et fermetures extérieures. 12 vitres éclairaient la baraque et 2 manches à air la ventilaient. Des tables et bancs étaient installés dans un passage central ayant 3 mètres de largeur. Le couchage se faisait sur lits en rondins superposés dont le plus bas, à 50 cm du sol et le plus haut à 2.25m pour une largeur de 78cm par homme. Les sous-officiers étaient séparés de la troupe par une cloison. Chaque baraque était équipée d'un poêle, de casiers personnels, de lampes à pétrole et d'un extincteur.
Chaque baraque coûta la modique somme de 860 Francs.
En 1916; la forêt voyait 2 cantonnements: l'un situé au rond-point de l'Étoile accueillait 200 prisonniers ; l'autre, près du Carrefour de Néricourt, voyait 300 prisonniers y séjourner.
C'est le 11 mars que fut autorisée l'exploitation des futaies par les prisonniers, une cinquantaine d'hommes dont le nombre ira croissant et atteindra 500 hommes en mars 1916.
L'hébergement des premiers travailleurs de la troupe germanique se fit au rond-point de l'Étoile dans une écurie qui avait été cédée à la concession des chasseurs de la forêt ; la garde fut hébergée dans un petit pavillon proche ; il était propriété de l'administration. La construction de barages fut confiée à une équipe de prisonniers étant charpentiers ; ils construisirent de nouveaux baraquements en fonction des besoins.
Les baraques étaient d'un type normalisé. Toutes faisaient 11 mètres de long sur 7,20 de large. 50 hommes y logeaient, encadrés par 2 sous-officiers. Les fondations furent réalisées en des solins en parpaings de ciment et machefer de 0,50 x 0,25 x 0,20 jointés à la chaux. Ces solins recevaient la charpente ; des chevrons de 0,15 x 0,15. Des voliges constituaient murs et toiture ; ils étaient recouverts de carton bitumé. Une porte de 2 x 2 mètres ouvrait le pignon sur l'extérieure et une fenêtre ajourait la pièce sur l'autre pignon ; elle faisait 2 x 1 mètre, à 1 mètre du sol et fermetures extérieures. 12 vitres éclairaient la baraque et 2 manches à air la ventilaient. Des tables et bancs étaient installés dans un passage central ayant 3 mètres de largeur. Le couchage se faisait sur lits en rondins superposés dont le plus bas, à 50 cm du sol et le plus haut à 2.25m pour une largeur de 78cm par homme. Les sous-officiers étaient séparés de la troupe par une cloison. Chaque baraque était équipée d'un poêle, de casiers personnels, de lampes à pétrole et d'un extincteur.
Chaque baraque coûta la modique somme de 860 Francs.
En 1916; la forêt voyait 2 cantonnements: l'un situé au rond-point de l'Étoile accueillait 200 prisonniers ; l'autre, près du Carrefour de Néricourt, voyait 300 prisonniers y séjourner.
Nous avons description de ces deux cantonnements:
Sur 500 prisonniers de guerre, 400 furent assignés à éclaircir les parcelles de feuillus et réalisèrent les stères destinées à l'armée ; les 100 autres étant chargés de réaliser des cotrets et fagots, pour les villes de Nantes et Saint-Nazaire.
Le rendement fut faible au départ mais augmenta avec régularité pour atteindre une stère / homme / jour comme minimum exigé par l'administration.
L'état sanitaire des prisonniers était bon dans son ensemble et le nombre de malades peu élevé. Les statistiques nous indiquent que 80% des prisonniers étaient au travail ; ceci en ayant déduit les hommes distraits du service par les corvées et tâches diverses non liées à l'exploitation forestière.
Les bois exploités étant destinés à l'Armée ainsi qu'aux villes de Nantes et Saint-Nazaire, il fallait les transporter à destination. Une brigade de prisonniers fut décidée et assignée à cette tâche. Ils furent installés dans la gare de La Maillardais située sur la ligne Rennes-Nantes.
L'administration des Eaux et Forêts fit construire 2 écuries de 15,20m sur 8,40m pour y loger la brigade de chargement, soit 60 hommes et leurs 42 chevaux. Les hommes logeaient au-dessus d'une écurie ; l'autre grenier servant aux fourrages. Le montant de ces baraquements s'éleva à 1.475 Francs.
Les prix de ventes étaient de 12 Francs la stère et 65 francs le cent de fagots. Chaque jour et en moyenne, les brigades de prisonniers expédiaient 150 stères pour l'Armée, 1.000 cotrets à Nantes et 150 fagots à Saint-Nazaire. l'administration de sEaux et Forêts calcula le bénéfice de ces livraisons qui s'élevaient à 2,20 francs par stère et 9,50 Francs par centaine de cotrets.
Le bilan de cette exploitation fut positif et eu impact sur la hausse des prix.