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Larmor-Baden
Poésie

AN ARVOR-BADEN

AN ARVOR-BADEN
( LARMOR BADEN )
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Larmor-Baden

■ Larmor-Baden: Poésie



Larmor-Baden

Larmor-Baden
  • Français: Larmor-Baden
  • Breton: An Arvor-Baden
    ( Brezhoneg )
  • Population: 800
    Gentilé: larmoriens
  • Type: Commune
  • Superficie: 3,93 km²
    Densité: 203.56 hab/km²
  • Latitude: 47°35'60" N
    Longitude: 2°54'60" W
  • Latitude: 47.583302
    Longitude: -2.900000
  • pages: 18

⌘ Ce qui dure

◎ Ce qui dure

Le présent se fait vide et triste,
Ô mon amie, autour de nous ;
Combien peu de passé subsiste !
Et ceux qui restent changent tous.

Nous ne voyons plus sans envie
Les yeux de vingt ans resplendir,
Et combien sont déjà sans vie
Des yeux qui nous ont vus grandir !

Que de jeunesse emporte l’heure,
Qui n’en rapporte jamais rien !
Pourtant quelque chose demeure :
Je t’aime avec mon cœur ancien,

Mon vrai cœur, celui qui s’attache
Et souffre depuis qu’il est né,
Mon cœur d’enfant, le cœur sans tache
Que ma mère m’avait donné ;

Ce cœur où plus rien ne pénètre,
D’où plus rien désormais ne sort ;
Je t’aime avec ce que mon être
A de plus fort contre la mort ;

Et, s’il peut braver la mort même,
Si le meilleur de l’homme est tel
Que rien n’en périsse, je t’aime
Avec ce que j’ai d’immortel.

Sully Prudhomme - Les vaines tendresses, 1875

Sully Prudhomme

Sully Prudhomme