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Cerdon - 01
Émile Bourcier de Cerdon

CERDON

CERDON
( CERDON )
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🎲 ⤇ Saransk en 1941

Cerdon - 01

■ Émile Bourcier de Cerdon



Cerdon - 01

Cerdon - 01
  • Français: Cerdon - 01
  • Arpitan: Cèrdon
    ( Arpitan )
  • Population: 779
    Gentilé: Cerdonnais
  • Type:
  • Superficie: 12,30 km²
    Densité: 63.33 hab/km²
  • Latitude: 46°5'51" N
    Longitude: 5°28'54" E
  • Latitude: 46.080708
    Longitude: 5.464958
  • pages: 54

⌘ Émile Bourcier de Cerdon

Page précédente, nous suivions le parcours de Pierre, frère jumeau d'Émile.

Le destin des deux frères seront bien différents car, service militaire terminé, Pierre, travaillant comme journalier s'installe d'abord à La Seyne-sur-Mer puis Toulon ; c'est dans cette ville qu'il décède de maladie le 20 août 1900.

Émile est fait son service militaire du 12 novembre 1896 au 20 septembre 1897. Tout comme Pierre, il ne fera qu'un an de service au lieu des 2 ans réglementaires: quand deux frères sont au service au même moment, ils ont droit à dispense d'un an suivant l'article 21.

Ce 12 novembre 1896, Émile se présente donc à Chaumont devant la caserne du 109° Régiment d'Infanterie ; il est immédiatement incorporé comme 2° classe sous le matricule N°7785. Aucun fait particulier n'est signalé sur le dossier militaire d'Émile qui, le 20 septembre 1897 se voit envoyer en disponibilité et accordé certificat de bonne conduite ; document fort important pour l'avenir. Le 1° novembre 1899, Émile est envoyé dans la réserve du 133° RI basé à Belley.

Crée après la Révolution, le 109° fut constitué à partit des régiments coloniaux de Martinique et Guadeloupe, régiments d'Ancien Régime. Sa devise est Renaître et Vaincre et Saint Maurice d'Agaune le saint patron du régiment.

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Pierre et Émile Bourcier

Le 29 août 1900 voit Émile s'installer à Toulon au 18 rue Saint Michel avec son jumeau ; sans dout y exerce-t-il le même métier de journalier que son frère. Le 25 novembre 1901, Émile arrive à Alger, il y passera 6 ans, résidant Rampe de la Pêcherie jusqu'au 4 avril 1901, puis s'installera à Fort de l'Eau, actuel Bord el Kiffan, situé dans la Baie d'Alger, à l'est de la capitale algérienne.

Que fait Émile pendant ces années ?
Il nous est malheureusement impossible de spécifier son emploi à Fort de l'Eau. Travaille-t-il dans les champs comme journalier ou dans cette station balnéaire à la mode qu'est devenue Fort de l'Eau ?

Habitant l'Algérie, il fera ses deux périodes militaires au 1° Zouaves du 10 septembre au 7 octobre 1902 puis du 4 septembre au 1° octobre 1905.

Le 9 novembre 1907, Émile est rentré à Cerdon et il déclare son retour à la mairie communale qui le fera suivre aux autorités militaires.

◎ La guerre 1914-1918

Le 1° août 1914, les moissons étaient prometteuses mais l'ordre de mobilisation tombe et, à 4 heures, toutes les cloches de France sonnent le tocsin ; dans quelques jours elle commenceront à sonner le glas. Les classes mobilisées ce mois d'août vont de la classe 1893 à la classe 1910. Ils doivent rejoindre le corps entre le 3 et le 13 et, pour les survivants, seront libérés en janvier 1919.

Émile, de la classe 1895, alors âgé de 39 ans, se trouve mobilisé et doit rejoindre son corps le 13 août ; il arrive le 14 au dépôt du 56° RIT.

Le 56° RIT est stationné à Belley, Ain. L'effectif du régiment se compose de 3499 hommes, dont 193 sous-officiers, 3306 hommes de troupe. L'État-Major est formé de 40 officiers allant de sous-lieutenant à lieutenant-colonel pour le plus gradé. Le régiment se compose de 3 bataillons, chacun formé de 4 compagnies, soit 12 compagnies commandées par un chef de bataillon et renforcée d'une section de mitrailleuses ; chaque compagnie voit la présence d'un médecin aide-major.

Le 6 août voit les Pépères du 56° désignés à défendre le camp retranché de Belfort. Parti le 7 août à 17:41, arrivé le 8 à 1:30, le 1° bataillon est cantonné à Vétringe ; une compagnie sur 4 est en poste à l'abri de combat nord des pentes sud du Fort de Roppe dit Abri du Balcon de Vétrigne.

Arrivé plus tard ce 7 août, le 2° bataillon, cantonné à Pérouse, est chargé d'occuper le secteur de Bessoncourt dominé par le Fort de Sénarmont

Parti le 7 à 4:41 du matin, le 3° bataillon arrive à 22h30. Il se voit cantonné à Argiésans et en défense dans le secteur du le Fort du Bois d'Oye en Bermont. Pour les 3 bataillons, tous les hommes disponibles sont employés à des travaux de génie ; ils creusent et organisent les défenses de la place.

Émile n'est encore arrivé au régiment qui a été placé en alerte le 10. Les ordres sont formels: chaque homme doit être à son poste de combat et tenir jusqu'à la dernière extrémité. Les avant-postes n'ont droit au recul et doivent ternir jusqu'au dernier homme. Le 12, à 1h30, les allemands attaquent Dannemarie ; l'alerte est au maximum.

Le 19 septembre, le journal de régiment signale l'arrivée d'un détachement de 181 soldats encadrés par 2 sergents et 3 caporaux ; ils sont répartis entre les différents bataillons. Il est probable qu'Émile arrive avec ce détachement.