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Camps-Saint-Mathurin-Léobazel
Poésie

À définir

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Camps-Saint-Mathurin-Léobazel

■ Camps-Saint-Mathurin-Léobazel: Poésie



Camps-Saint-Mathurin-Léobazel

Camps-Saint-Mathurin-Léobazel
  • Français: Camps-Saint-Mathurin-Léobazel
  • Occitan: Camps, Sent Maturin e Leubagel
    ( Occitan )
  • Population: 200
    Gentilé:
  • Type: Commune
  • Superficie: 34,08 km²
    Densité: 5.87 hab/km²
  • Latitude: 44°59'58" N
    Longitude: 1°59'23" E
  • Latitude: 44.982800
    Longitude: 1.989720
  • pages: 17

⌘ Ce qui dure

◎ Ce qui dure

Le présent se fait vide et triste,
Ô mon amie, autour de nous ;
Combien peu de passé subsiste !
Et ceux qui restent changent tous.

Nous ne voyons plus sans envie
Les yeux de vingt ans resplendir,
Et combien sont déjà sans vie
Des yeux qui nous ont vus grandir !

Que de jeunesse emporte l’heure,
Qui n’en rapporte jamais rien !
Pourtant quelque chose demeure :
Je t’aime avec mon cœur ancien,

Mon vrai cœur, celui qui s’attache
Et souffre depuis qu’il est né,
Mon cœur d’enfant, le cœur sans tache
Que ma mère m’avait donné ;

Ce cœur où plus rien ne pénètre,
D’où plus rien désormais ne sort ;
Je t’aime avec ce que mon être
A de plus fort contre la mort ;

Et, s’il peut braver la mort même,
Si le meilleur de l’homme est tel
Que rien n’en périsse, je t’aime
Avec ce que j’ai d’immortel.

Sully Prudhomme - Les vaines tendresses, 1875

Sully Prudhomme

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