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Molines-en-Champsaur

Étymologies et toponymes
Molines-en-Champsaur
Molines-en-Champsaur: Chaines de déneigeuses...

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TMolines-en-Champsaur: Étymologies et toponymes

Les toponymes de Molines-en-Champsaur remontent aux temps les plus reculés pour la plupart, certains du néolithique. Véritables images de ce territoire et de ses générations, ces toponymes, oronymes, hydronymes et leurs significations vous permettent de cerner l'histoire de la commune.

Il n'y a pas si longtemps, champs, prés et lieux, si petits soient-ils, avaient un nom: microtoponyme définissant ce lieu avec précision et fort riche d'information. Ces noms, avec une modernité toponymique, se perdent dans l'oubli ; nous tentons de les inscrire quand découverts et localisés fiablement.

Molines-en-Champsaur

molines-en-champsaur


tFrançais Molines-en-Champsaur
tPopulation 139 hab
tGentilé molinais
tSuperficie 0,00 km²
tDensité hab/km²
tLatitude 44°26'12" N
tLongitude 5°57'58" E
tLatitude44.436668
tLongitude5.949444


Rue Bric et Brac

Étymologies et toponymes

tMolines-en-Champsaur

PMolines-en-Champsaur

Molines-en-Champsaur, en occitan vivaro-alpin Molinas de Champsaur est attesté en 1345 et 1390 sous la forme Molini. Ce toponyme est aisément compréhensible et signifie moulin. La Rouanne, nom de la Séveraissette sur son cours supérieur, voyait certainement la présence d'un moulin maintenant disparu.

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tHameaux et quartiers

  • Ferrière -
    Long: : 6.136546 - Lat: : 44.734320
    Une maison existait en ces lieux. Elle fut emporté par une avalanche qui tua 3 personnes. Ne survécurent que le maitre de maison, Étienne Villaron, et son fils Jean. Aucune occupation humaine ne fut réalisée en ces lieux ; un micro-toponyme dérivant sans doute du nom de la première famille s'y installant.
  • La Londonière -
    Long: : 6.138382 - Lat: : 44.736240
    Nous n'avons malheureusement pas retrouvé de formes anciennes pour ce toponyme. La Londonière, hameau comptant 8 habitants et deux maisons en 1856, fut abandonné définitivement en 1874. Rapprocher ce toponyme de Onde noire nous semble étonnant et ne trouve aucun lien avec la langue occitane. Avec toutes les réserves que cela implique, nous rapprocherions ce toponyme du gaulois avec un Lon-dun qui pourrait correspondre à un enclos à bétail, construit en dur, dans un lieu assez isolé ; toponyme dérivant alors de Lundo - sauvage, hardi, que l'on retrouve en ancien irlandais sous forme et sens identique, et de Dun, enclos, fort, etc...
  • La Valette -
    Long: : 6.095780 - Lat: : 44.741740
    Abandonné en 1875, ce hameau ne comptait que 2 maisons et trois habitants en 1856. Bien que nous n'ayons pas retrouvé de formes anciennes pour ce microtoponyme qui, en occitan, est Valeta, nous pouvons en donner signification en le reliant au mot vallon, simple traduction du mot occitan ; ici, un petit vallon.
  • Le Roy -
    Long: : 6.154153 - Lat: : 44.724994
    Pourquoi ce hameau, maintenant disparu, fut-il nommé Le Roy, question qui se pose aussi pour le chemin y menant depuis Molines ?
    Nulle réponse !
    Quant aux formes anciennes, nous n'en avons trouvé aucune pour ce hameau qui comptait 15 habitants en 1856, vit son école fermer en 1914 et fut abandonné en 1916.
  • Les Boyers -
    Long: : 6.148875 - Lat: : 44.727663
    Il semble que les premiers habitants s'étant installés en ces lieux s'appellaient Boyer-Jolly. En l'absence de formes anciennes connues à ce jour, nous ne pouvons étudier ce micro-toponyme. Cet écart de Molines comptait 2 maisons regroupant 11 habitants en 1856 ; il fut abandonné en 1915.
  • Sellon -
    Long: : 6.160903 - Lat: : 44.727974
    En 1406, ce lieu est attesté sous la forme Sechalonum. Abandonné en 1916 suite à avalanche, ce hameau comptait 5 maisons et 32 habitants en 1856. Peut-être, et toujours avec réserves, du latin Sěcāle, seigle.
    Adapté aux terres froides et pauvres, le seigle peut parfaitement pousser en ces lieux. Est-ce du seigle sauvage ou cultivé ?
    Impossible de répondre.
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PNos toponymes

Datant souvent des temps les plus anciens, images de l'Histoire, de ses hommes, de leurs langues, nos toponymes sont reflets de l'occupation des territoires par les civilisations qui se succèdent.

L'immense majorité de nos toponymes datent des temps les plus anciens, parfois du néolithique ou de la période préceltique, notamment les oronymes et hydronymes. Ils sont aussi légions à avoir été créés lors des grands défrichements qui ont fait naitre nos paysages, nos hameaux, nos villages et communes actuelles. Images de l'Histoire, de ses hommes et de leurs langues, plusieurs strates linguistiques y sont visibles.

Déplorons les néo-toponymes passe-partout, tristesse effrayante, déprimante et appliqués sans réflexion à des lieux chargés de si belle histoire. Combien de Kerlouano devenus Semaine des quatre jeudis, pour citer une commune bretonne au riche passé ; combien de nouvelles communes aux noms à faire pleurer pierres et monuments ; simple plaidoyer pour nos toponymes, si riches, si beaux, si maltraités par facilité intellectuelle.

Il n'y a pas si longtemps, champs, prés et lieux, si petits soient-ils, avaient un nom: un microtoponyme définissant ce lieu avec précision et fort riche d'information. Ces noms, avec une modernité toponymique, se perdent dans l'oubli. Nous tentons de les inscrire quand découverts et localisés fiablement.