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L'Île-d'Yeu

Étymologies et toponymes

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TL'Île-d'Yeu: Étymologies et toponymes

Les toponymes de L'Île-d'Yeu remontent aux temps les plus reculés pour la plupart, certains du néolithique. Véritables images de ce territoire et de ses générations, ces toponymes, oronymes, hydronymes et leurs significations vous permettent de cerner l'histoire de la commune.

Il n'y a pas si longtemps, champs, prés et lieux, si petits soient-ils, avaient un nom: microtoponyme définissant ce lieu avec précision et fort riche d'information. Ces noms, avec une modernité toponymique, se perdent dans l'oubli ; nous tentons de les inscrire quand découverts et localisés fiablement.

L'Île-d'Yeu

ile-yeu


tFrançais L'Île-d'Yeu
tPopulation 4 800 hab
tGentilé
tSuperficie 23,32 km²
tDensité205.83 hab/km²
tLatitude 46°43'27" N
tLongitude 1°39'6" E
tLatitude46.724201
tLongitude1.651670


Rue Bric et Brac

Étymologies et toponymes

tL'Île-d'Yeu

Les toponymes de l'Île d'Yeu

L'Île d'Yeu  L'Île d'Yeu

L'Île d'Yeu, que nous retrouvons sur d'anciennes cartes sous l'appellation Îsle Dieu - peut-être par confusion avec l'ïle du pilier, près de Noirmoutier. Nous avons retrouvé trace de cette île, citée sous la forme latine Insula Oia à la fin du VII° siècle par le moine Baudemont dans le récit qu'il consacre à l'hagiographie de Saint Amand. En l'an 863, Ermentar, autre moine, rapportant les incusrions normandes dans la région cite l'île sous appellation identique. Strabon, géographe latin, né vers 66 avant JC et morte vers 26 après JC, cite l'île sous la forme Ogia. En 1205, l'acte de fondation de l'abbaye de la Blanche de Noirmoutier cite un Isula de Oys. En 1425, le 11 novembre, un écrit nous rapporte un Isle de Eoys. Bréatrix de Clisson, femme d'lain VIII, vicomte de Rohan, cite l'L'Isle d'Oix.

La présence nombreuse de toponymes en Ker + nom de famille, atteste l'importance du peuplement breton sur l'île ; même si cette langue a disparu il semble rapidement. Une carte antérieure à 1695 nous montre la toponymie îlienne en Ker- exclusivement.

L'origine de ces toponymes étant d'une obscurité totale, et les hypothèses parfois capillotractées, nous éviterons d'aller sur ce terrain.

L'Île d'Yeu  L'Île d'Yeu, ses lieux et ses quartiers

  • Ker Châlon - Lat: 46.717185 - Long: -2.34027
    D'origine breton et probablement dérivant d'un Ker Salaün, ce toponyme, comme tous les toponymes bretons en Ker-, maison, ajoutés d'un anthroponyme correspondrait à un Maison de Salomon, Salaün en breton. Une carte datée de 1695 nous fait connaitre un Keruichalons attestant d'une exsitence antérieure à 1700.
  • Ker Poiraud - Lat: 46.708684 - Long: -2.363996
    Bien amusant ce toponyme n'ayant aucun rapport avec une production ou consommation de poireaux, ou une famille Poiraud ayant donné nom à ce lieu. D'origine bretonne, et probablement un Kerbirioù en breton, ce toponyme serait la maison de Pirioù, de Ker-, maison, et du nom de famille considéré. Une carte datée de 1695 nous fait connaître un Keraipoireau attestant d'une première date. Tout proche de ce lieu, nous y voyons un Ker André Poireau.
  • Le Châtelet - Lat: 46.701199 - Long: -2.379706
    Improprement nommée La redoute romaine, est un éperon barré daté du néolithique, éperons barrés nombreux sur l'île.

tHameaux et quartiers

PNos toponymes

Datant souvent des temps les plus anciens, images de l'Histoire, de ses hommes, de leurs langues, nos toponymes sont reflets de l'occupation des territoires par les civilisations qui se succèdent.

L'immense majorité de nos toponymes datent des temps les plus anciens, parfois du néolithique ou de la période préceltique, notamment les oronymes et hydronymes. Ils sont aussi légions à avoir été créés lors des grands défrichements qui ont fait naitre nos paysages, nos hameaux, nos villages et communes actuelles. Images de l'Histoire, de ses hommes et de leurs langues, plusieurs strates linguistiques y sont visibles.

Déplorons les néo-toponymes passe-partout, tristesse effrayante, déprimante et appliqués sans réflexion à des lieux chargés de si belle histoire. Combien de Kerlouano devenus Semaine des quatre jeudis, pour citer une commune bretonne au riche passé ; combien de nouvelles communes aux noms à faire pleurer pierres et monuments ; simple plaidoyer pour nos toponymes, si riches, si beaux, si maltraités par facilité intellectuelle.

Il n'y a pas si longtemps, champs, prés et lieux, si petits soient-ils, avaient un nom: un microtoponyme définissant ce lieu avec précision et fort riche d'information. Ces noms, avec une modernité toponymique, se perdent dans l'oubli. Nous tentons de les inscrire quand découverts et localisés fiablement.