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La Bâtie-Neuve

Étymologies et toponymes
La Bâtie-Neuve
La Bâtie-Neuve: Neiges et reliefs

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TLa Bâtie-Neuve: Étymologies et toponymes

Les toponymes de La Bâtie-Neuve remontent aux temps les plus reculés pour la plupart, certains du néolithique. Véritables images de ce territoire et de ses générations, ces toponymes, oronymes, hydronymes et leurs significations vous permettent de cerner l'histoire de la commune.

Il n'y a pas si longtemps, champs, prés et lieux, si petits soient-ils, avaient un nom: microtoponyme définissant ce lieu avec précision et fort riche d'information. Ces noms, avec une modernité toponymique, se perdent dans l'oubli ; nous tentons de les inscrire quand découverts et localisés fiablement.

La Bâtie-Neuve

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tFrançais La Bâtie-Neuve
tPopulation 2 566 hab
tGentilé Bastidons
tSuperficie 27,99 km²
tDensité91.68 hab/km²
tLatitude 44°34'55" N
tLongitude 6°12'52" E
tLatitude44.565263
tLongitude6.197770


Rue Bric et Brac

Étymologies et toponymes

tLa Bâtie-Neuve

La Bâtie-Neuve, en occitan La Bastia-Nòva, est attestée en 1225 dans le Cartulaire Uliciensis sous sa forme occitane. Nous retrouvons ce toponyme en 1234 sous la forme occitane Bastida Nova dans les archives du monastère de Durbon.

Ce toponyme rappelle le développement du village autour de son château nouveau par rapport à celui qui existait dans la commune proche de La Bâtie-Vieille. Vous trouverez les ruines du château, détruit en 1951 suite à son éboulement, en périphérie du centre du village.

La Bâtie-Neuve se retrouve sur les Tables de Peutinger. Située entre Gap et Chorge, elle y apparaît sous la forme Ictodurum qui rappellerait l'existence d'un lieu d'échange, ou marché sur une petite île, Ictis, probablement au milieu des marais occupant le thalweg.

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tHameaux et quartiers

  • Garanton -
    Long: : 44.575631 - Lat: : 6.174510
    Nous n'avons retrouvé aucune forme ancienne pour ce Garanton qui n'apparaît pas sur les cartes des Cassini et se voit sous forme identique sur les cartes sz l'État-Major.
  • Les Casses Vivert -
    Long: : 44.576027 - Lat: : 6.187878
    Les Casses Vivert ne présentent pas de formes anciennes et ce toponyme est absent des cartes de l'année 1950 ainsi que des cartes antérieures.
  • Les Cheminants -
    Long: : 44.578597 - Lat: : 6.165723
    C'est en 1312 que nous retrouvons ce toponyme cité sous la forme Chaminantio. Ce toponyme le laisse qu'hypothèses, doit on y chercher quelque champ laissant dériver ce toponyme d'un campus latin et du nom de son propriétaire ou de ses caractéristiques ?
    Nous laissons la question ouverte.
  • Les Colins -
    Long: : 44.566089 - Lat: : 6.166892
    Le Fort des Blachons présent sur les cartes des Cassini est devenu un Les Colins ; sans doute les propriétaires de ces terres. Blachons est un synonyme de Blaches et désigne des zones arborées et plantées de chênes pubescents, arbre aux feuilles marescentes. Nous ne voyons plus traces de ce fort.
  • Les Fauris -
    Long: : 44.573751 - Lat: : 6.180153
    Les Fauris ne nous a pas dévoilé de formes anciennes, ni sur les cartes de l'État-Major, ni sur les cartes des Cassini. Suivant l'ancienneté de l'occupation de ces lieux - et une étude serait à faire, nous pourrions pencher pour un nom de famille, ou pour une forge en reliant de toponyme au latin Fabrica - forge ; dans les deux cas, forge ayant existé ou non, ce toponyme se relie au fabrica latin et a rapport avec les forges ou forgerons.
  • Les Faysses - Los Faissas
    Long: : 44.576843 - Lat: : 6.168115
    Nous sommes en montagne et vous y verrez beaucoup de Faysses, Faissas en vivaro-alpin. Le toponympe prête à sourire mais désigne simplement des zones de cultures en terrasses et dérive de l'occitan Faissa désignant des bandes de terre parallèles. Si maintenant des murs ont été édifiés, ces soutènements étaient certainement réalisés en branchages tressés comme les plessis de l'époque.
  • Les Paris -
    Long: : 44.564461 - Lat: : 6.170368
    Les Paris est un écart de la commune de la Bâtie-Neuve que nous retrouvons sur les cartes de l'État-Major avec un L'Esparis bien plus plaisant que ce Paris venant de loin. ce toponyme dérive du latin sparsus que nous pourrions traduire par répandu, disséminé. S'agit-il de la ferme, un peu isolée, ou des eaux qui se répandaient dans cette zone humide présente sur les anciennecs cartes ?
  • Les Petits Marais -
    Long: : 44.569697 - Lat: : 6.179037
    Grenoble est un microtoponyme n'apparaîssant plus sur les cartes IGN mais existant sur les cartes de l'État-Major. Actuellement, ce lieu est une ruine se trouvant au milieu dans un bosquet, au milieu d'un champ cultivé.
  • Les Sagnes -
    Long: : 44.567251 - Lat: : 6.185346
    Les Sagnes désigne une zone marécageuse qui, à l'époque, étaient fort nombreuses sur les thalwegs de montagne. ce toponyme dérive du mot celte Sagna désignant une zone marécageuse.
  • Montreviol -
    Long: : 44.592385 - Lat: : 6.174788
    Le hameau de Montreviol vit autrefois un château appartenant aux Évêques de Gap. Autrefois connu sous la forme Mont Reviol, ce toponyme est attesté sous la forme Mons Rovoreus en l'an 1152 ; nous le retrouvons avec un Castum Montis Roverii en 1271 ; en 1321, un Mont Rovier puis Montrevoil en 1560 et Montriviol en 1789.

    Ce toponyme dérive-t-il du Robur ; mot latin désignant le chêne rouvre ? Ce toponyme désignerait alors une forêt de chênes rouvres maintenant disparue dont on ne peut connaître l'importance et définissant ce lieu avec précision

    Certains feraient dériver ce toponyme du viol occitan désignant un petit chemin ; cette hypothèse est infirmée par les formes anciennes de ce toponyme.
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PNos toponymes

Datant souvent des temps les plus anciens, images de l'Histoire, de ses hommes, de leurs langues, nos toponymes sont reflets de l'occupation des territoires par les civilisations qui se succèdent.

L'immense majorité de nos toponymes datent des temps les plus anciens, parfois du néolithique ou de la période préceltique, notamment les oronymes et hydronymes. Ils sont aussi légions à avoir été créés lors des grands défrichements qui ont fait naitre nos paysages, nos hameaux, nos villages et communes actuelles. Images de l'Histoire, de ses hommes et de leurs langues, plusieurs strates linguistiques y sont visibles.

Déplorons les néo-toponymes passe-partout, tristesse effrayante, déprimante et appliqués sans réflexion à des lieux chargés de si belle histoire. Combien de Kerlouano devenus Semaine des quatre jeudis, pour citer une commune bretonne au riche passé ; combien de nouvelles communes aux noms à faire pleurer pierres et monuments ; simple plaidoyer pour nos toponymes, si riches, si beaux, si maltraités par facilité intellectuelle.

Il n'y a pas si longtemps, champs, prés et lieux, si petits soient-ils, avaient un nom: un microtoponyme définissant ce lieu avec précision et fort riche d'information. Ces noms, avec une modernité toponymique, se perdent dans l'oubli. Nous tentons de les inscrire quand découverts et localisés fiablement.