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Ahuillé

Étymologies et toponymes

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TAhuillé: Étymologies et toponymes

Les toponymes de Ahuillé remontent aux temps les plus reculés pour la plupart, certains du néolithique. Véritables images de ce territoire et de ses générations, ces toponymes, oronymes, hydronymes et leurs significations vous permettent de cerner l'histoire de la commune.

Il n'y a pas si longtemps, champs, prés et lieux, si petits soient-ils, avaient un nom: microtoponyme définissant ce lieu avec précision et fort riche d'information. Ces noms, avec une modernité toponymique, se perdent dans l'oubli ; nous tentons de les inscrire quand découverts et localisés fiablement.

Ahuillé

ahuille


tFrançais Ahuillé
tPopulation 1 800 hab
tGentilé ahuilléens
tSuperficie 29,87 km²
tDensité60.26 hab/km²
tLatitude 48°1'0" N
tLongitude 0°53'60" E
tLatitude48.016701
tLongitude-0.883333


Rue Bric et Brac

Étymologies et toponymes

tAhuillé

Ahuillé, commune mayennaise, est attestée dès 616 dans le testament de Saint Bertand, sous la forme Hiliaco.

Nous retrouvons le témoignage de ce toponyme en 1067 avec la présence d'un certain Alanus de Hulliaco. Ernest Nègre fait dériver ce toponyme du nom romain Alanus ou d'un anthroponyme gaulois Auolus.

tHameaux et quartiers

  • Étrogné -
    Long: : -0.853921 - Lat: : 47.990329
    Étrogné est un écart d'Ahuillé déja signalé sur les Cartes des Cassini. Nous avons retrouvé les formes Estrogné et, plus ancienne, la forme Trugniacum et Trumniacum sans pouvoir affirmer leurs localisation précises sur ce terrtoire. Ce même Trugniacum donnera Trugny en Côte d'Or.
  • L'Auberdière -
    Long: : -0.889807 - Lat: : 48.008501
    L'Auberdière, ou les Auberdières, semble être signalée en 1727 pour la première fois écrite. Si ce toponyme n'apparaît pas sur les Cartes des Cassini, il apparaît sur les cartes d'État-Major entre 1820-1866. Il semblerait que ce toponyme rappelle le nom de son premier prpriétaire, un certain Aubert qui aurait eu terres en ce lieu.
  • La Biottière -
    Long: : -0.880945 - Lat: : 48.016454
    Nous oserions rapprocher La Biottière de Billotière avec le mot billot qui, au XVII° siècle définissait non seulement le tronccoupé mais aussi le panneau de bord de route indiquant un péage. Situé près de la route menant à Ahuillé, ce sens nous semble possible et cohérent.
  • La Théanerie -
    Long: : -0.872254 - Lat: : 48.017796
    L'ancienne ferme de la Théanerie signalée en 1878 est devenue La Tannerie sur les cartes IGN et les cartes d'État-Major de la fin du XIX°. La Théanerie est aussi hydronyme car c'est le nom du ruisseau passant tout proche de l'actuel quartier. En l'absence de formes anciennes, nous ne tenterons de donner signification à ce toponyme.
  • La Vieille Loge -
    Long: : -0.848973 - Lat: : 48.044794
    La Vieille Loge était un ancien écart d'Ahuillé. Il n'en reste plus trace et les cartes ne montre qu'un champ travaillé en bordure de forêt de Concise. Il s'agissait sans doute d'une loge de sabotier; construite en bois, elle a disparu avec les ans pour ne laisser qu'un souvenir toponymique.
  • La Vieux Cour -
    Long: : -0.857191 - Lat: : 48.029463
    La Vieux Cour est anciennement attesté car on le retrouve en 1236 avec un Herbergamentum de Veteri Curia, puis un La Viez Court en 1384. Un aveu de Laval nous fait découvrir un Plesseis de la Vieilcourt en 1407 pour ne citer que les plus ancienne attestations. Ce toponyme ne pose aucun problème de compréhension et rappelle la longue histoire de cette terre seigneuriale.

PNos toponymes

Datant souvent des temps les plus anciens, images de l'Histoire, de ses hommes, de leurs langues, nos toponymes sont reflets de l'occupation des territoires par les civilisations qui se succèdent.

L'immense majorité de nos toponymes datent des temps les plus anciens, parfois du néolithique ou de la période préceltique, notamment les oronymes et hydronymes. Ils sont aussi légions à avoir été créés lors des grands défrichements qui ont fait naitre nos paysages, nos hameaux, nos villages et communes actuelles. Images de l'Histoire, de ses hommes et de leurs langues, plusieurs strates linguistiques y sont visibles.

Déplorons les néo-toponymes passe-partout, tristesse effrayante, déprimante et appliqués sans réflexion à des lieux chargés de si belle histoire. Combien de Kerlouano devenus Semaine des quatre jeudis, pour citer une commune bretonne au riche passé ; combien de nouvelles communes aux noms à faire pleurer pierres et monuments ; simple plaidoyer pour nos toponymes, si riches, si beaux, si maltraités par facilité intellectuelle.

Il n'y a pas si longtemps, champs, prés et lieux, si petits soient-ils, avaient un nom: un microtoponyme définissant ce lieu avec précision et fort riche d'information. Ces noms, avec une modernité toponymique, se perdent dans l'oubli. Nous tentons de les inscrire quand découverts et localisés fiablement.