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Vivario

Presse passée

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PVivario: Presse passée

La presse du passé de la commune de Vivario est bonne source pour connaître Vivario.

Ces coupures de presse voient faits-divers, larçins, crimes et violences ou simples cuites verbalisées d'une bonne nuit au violon avec nom, prénom et adresse en clair dans la presse.

À l'époque, les menus larçins pour notre époque voient enquête, et il nous est arrivé de découvrir que le commissaire fait une enquête pour un simple morceau de lard !

Crimes odieux et violences sont aussi légions. La violence était déja forte en ces temps reculés.

Vivario

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tFrançais Vivario
tPopulation 500 hab
tGentilé
tSuperficie 79,28 km²
tDensité6.31 hab/km²
tLatitude 42°10'23" N
tLongitude 9°10'13" E
tLatitude42.173100
tLongitude9.170290


Rue Bric et Brac

Presse passée

TVivario   Au pays des badernes...
- Il faut que j'y revienne. Je constatais, la semaine dernière, que notre vaillante armée nationale était vraiment un peu trop "badern-style". Je recueille aujourd'hui dans la vaillante revue "Armée et Démocratie" (à toi, Jamblique!) les détails suivants sur les généraux qui vont, prochainement, prendre leur retraite.

En 1914, c'est-à-dire dans quelques mois, seront retraités, parmi les généraux de division: les généraux Cremer, commandant le 1° corps; Pistor, commandant la division de Tunisie; Hélouis, gouverneur de Nice; Chômer, le brave Chômer lui-même, membre du Conseil supérieur de la guerre; Vautier, commandant le corps d'armée colonial; Galliéni, le massacreur malgache, membre du Conseil supérieur de la guerre; Duparge, inspecteur général des remontes; Pognard, Chapel, de Laigle de Carry, Dupommier, Laffon de Ladébat, etc., etc., tous commandants de corps, inspecteurs généraux ou membres du Conseil supérieur.

Tous ces bougres-là touchent donc à leur soixante-cinquième printemps.

Parmi les généraux de brigade, il y a les généraux Làbit, Peyrecave, Gougot, Sentis, Barrau, de Villaret, Dieudbnné, Daloz, Giraud, Fayolle, Le Gros, Delanne, Couillaud (oh! oh!), Guerrier (le bien nommé), Galopin (à cet âge), Colonna, etc., etc.. J'en passe des dizaines.

Ceux-là vont sur leurs soixante-deux ans. Est-ce que cette petite nomenclature ne vous laisse pas rêveur ?

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Joseph Galliéni - Maréchal de France
Son intervention à Madagascar fera entre
100 et 700.000 morts sur 3 millions d'habitants

Comment, ce sont ces vieillards usés par des années de garnison ou des campagnes coloniales qui dirigent notre vaillante armée, qui préparent la guerre et qui ont pour mission de reprendre l'Alsace-Lorraine.

Allez donc vous étonner, naïfs, si durant les grandes manoeuvres, on voit des généraux se tromper, perdre leur division, accumuler gaffes sur gaffes. Heureux si un Plagnol, sorte de cadavre ambulant, incapable de monter à cheval et passant la revue de ses troupes dans une auto, était capable de comprendre quoi que ce soit et d'exercer une autorité quelconque.

Si je ne m'abuse, il me semble que Napoléon et ses maréchaux étaient tout de même un peu plus jeunes et qu'ils n'avaient pas attendu l'âge du gâtisme pour montrer leurs qualités militaires. L'Armée meurt de vieillesse, l'Armée se meurt de ses badernes déliquescentes, rachitiques et cacochymes. On ne le dira jamais assez. Dès qu'un gâteux galonné disparaît et sombre dans la paralysie générale, aussitôt un autre candidat au gâtisme le remplace et voilà des années que dure ce petit jeu.

Que voulez-vous qu'on attende de tous ces pe tits vieux bien propres qui ne savent même plus commander. Certes, ils ont eu leurs qualités. Ils ont montré de l'énergie, de l'audace, de la clairvoyance. Ils ont eu leur vitalité. Mais, fourbus comne les aieux carcans, ils ne peuvent plus rien. Ga...ga... En avant... ga... marche! Ga... ga... Détournons-nous de ces ruines que le Baedeker ne mentionne même pas.

Et pendant ce temps, des officiers jeunes, vigoureux, ardents, munis des sciences modernes piétinent sur place, impuissants et esclaves. Ce sont ceux-là qu'il faudrait utiliser, mettre à la tête des régiments et des corps d'armée. On les y verra quand ils auront perdu toute flamme, toute force et toute intelligence. Il sera trop tard pour eux et pour nous.

Tant qu'on ne se décidera pas à une réforme totale des cadres; tant qu'on n'aura pas expédié toutes nos vieilles badernes dans des maisons de retraite pour les remplacer par des chefs capables d'action et de vigueur, il n'y aura rien à espérer de notre armée nationale, rien, sinon la sottise, la stupidité, la frousse... et, au bout, la boucherie.

Victor MÉRIC

AVANTI - 11 octobre 1913

pPresse passée

La presse du passé est passionnante !

Regorgeant d'anecdotes ou de faits-divers, parfois croustillante, souvent sordide, parfois amusante, elle nous permet de ressentir la manière de pensée de nos aïeux, de ceux qui ont vécu en cette commune, en ce territoire, de ceux qui l'ont fait vivre et que nous visitons.

La presse passée redonne vie aux simples citoyens, à ces gens qui n'auront jamais nom en livres d'histoire.

Il est plaisant d'y voir l'évolution des importances: en 1900, le commissaire fait une enquête pour un vol de jambon.

La violence est importante: violences ménagères ou non sont courantes, violences villageoises, banditisme ou non aussi ; les comptes se règlent à coups de poings, de bâtons ou autres armes.

Les cuites sont monnaie courante et pas exclusives de certaines régions: nombre de nos aïeux - ayant sans doute très soif, picolent sec !

Un prix spécial devrait être décerné à certains journalistes de cette presse ancienne: les coupures concernant les cuites et amendes en découlant sont parfois d'un humour extraordinaire.

Nous ne pouvons que vous conseiller de lire et acheter la Presse: vous la ferez vivre et imprimerez l'Histoire !