GuidesAccueil

Saint-vincent-SterlangeS

Presse passée

:

Sponsor

saint-vincent-sterlanges
<Cliquer l'image>


PSaint-vincent-SterlangeS: Presse passée

La presse du passé de la commune de Saint-vincent-SterlangeS est bonne source pour connaître Saint-vincent-SterlangeS.

Ces coupures de presse voient faits-divers, larçins, crimes et violences ou simples cuites verbalisées d'une bonne nuit au violon avec nom, prénom et adresse en clair dans la presse.

À l'époque, les menus larçins pour notre époque voient enquête, et il nous est arrivé de découvrir que le commissaire fait une enquête pour un simple morceau de lard !

Crimes odieux et violences sont aussi légions. La violence était déja forte en ces temps reculés.

Saint-vincent-SterlangeS

saint-vincent-sterlanges


tFrançais Saint-vincent-SterlangeS
tPopulation 700 hab
tGentilé
tSuperficie 4,46 km²
tDensité156.95 hab/km²
tLatitude 46°44'60" N
tLongitude 1°5'60" W
tLatitude46.733299
tLongitude-1.083330


Rue Bric et Brac

Presse passée

T

Les nouvelles à Saint-Vincent-Sterlanges

saint-vincent-sterlanges  Horrible crime

Saint-Vincent-Sterlanges, 20 février - Un crime horrible a été commis, hier soir, entre sept et huit heures, à Saint-Vincent-Sterlanges, canton de Chantonnay, département de Vendée.
M. Durand, vieillard de soixante-dix ans, et sa femme, habitent ce village depuis un grand nombre d'années. Leur situation de fortune est bonne et leur vie commune était entourée des soins les plus tendres par leur fille, séparée de fait d'avec son mari.
Ces vieillards, dont l'esprit d'économie était poussé jusqu'à la parcimonie, occupaient souvent, comme journalier, un nommé X. père de cinq enfants.
Pendant que la famille Durand était réunie tout entière dans le salon, à se chauffer, le misérable s'y est introduit. Il a tué a coups de pelle, M. Durand ; sa fille Mme X. et sa femme sont très gravement atteintes.
Les voisins, ayant entendu les cris de cette dernière, se sont précipités à son secours. L'assassin a été arrêté et attaché à un arbre, en attendant l'arrivée de la gendarmerie. Les magistrats sont partis, ce matin, à neuf heures, jour le théâtre du crime.
L'assassin, après son horrible boucherie, s'était barricadé à l'intérieur de la maison, et lorsqu'on est arrivée à lui, il a déclaré qu'il était innocent, et que, s'il se trouvait la, c'était pour répondre à l'appel des victimes et leur porter secours.

LE PETIT PARISIEN - 22 février 1882

saint-vincent-sterlanges  Barbier a été guillotiné

Saint-Vincent-Sterlanges, 26 septembre - Nous avons annoncé, il y a plusieurs jours, l'exécution de Barbier, l'assassin de la famille Durand à Saint-Vincent-Sterlanges. Voici le récit qu'en a publié le Libéral de la Vendée:
Hier matin, M. Degors, procureur de la République, accompagné de M. Lambert, gardien chef de la prison, entrait dans la cellule de Barbier et lui annonça que son dernier recours étant rejeté, l'heure finale allait sonner pour lui.
Le condamné, surpris, joignit les mains et murmura à diverses reprises: "Oh, mon Dieu, mon Dieu !".
Puis, comme par réaction, redevenant aussitôt maître de lui-même, il s'habilla sans trop montrer d'émotion. Chacun connaît la placidité avec laquelle Barbier avait entendu l'arrêt prononcé par le président des assises et ses réponses en présence des jurés.
M. le procureur l'ayant abjuré de lui avouer quel avait été le mobile de ses crimes, l'assassin renouvela les déclarations qu'il avait faites au cours des débats: le chagrin, la misère, l'avaient poussé dans une voie néfaste, mais non le vol.
L'aumônier de la prison, M l'abbé Girard, intervint alors et s'entretint quelques instants avec lui. Mais Barbier manifesta le désir d'écrire une dernière lettre à sa famille; cette permission lui fut accordée dans l'instant.
La lettre achevée, une seconde entrevue, assez longue, eut lieu avec son confesseur.
Barbier n'a pas voulu mourir à jeun; il a réclamé un réconfortant. Il a bu un verre de rhum et fumé une cigarette.
Au moment où M.Degors sortait du greffe de la prison pour céder la place aux exécuteurs, le magistrat rencontra inopinément Barbier qui l'apostrophia en lui montrant le poing et disant:
"Je suis un soldat, et je n'ai jamais été mauvais soldat. Dans un instant, je serai là-bas. Si je m'échappais ou que l'on me manqua, je vous promets que je ne vous manquerai pas."
Les exécuteurs procédèrent alors rapidement à la fatale toilette.
Vers 5h25, une voiture fermée emportait vers le lieu du supplice assez éloigné, le plus grand coupable que la Vendée ait jamais produit.
À 5h40, en présence d'une foule nombreuse maintenue par 210 hommes du 96° de ligne et par deux brigades de gendarmerie à cheval, justice a été faite.
Pendant le trajet, Barbier semblait avoir perdu son sang-froid. C'est pâle et tremblant, regardant d'abord le couteau de la machine, qu'il a reçu le coup mortel.

LE XIX° SIÈCLE - 28 septembre 1882

pPresse passée

La presse du passé est passionnante !

Regorgeant d'anecdotes ou de faits-divers, parfois croustillante, souvent sordide, parfois amusante, elle nous permet de ressentir la manière de pensée de nos aïeux, de ceux qui ont vécu en cette commune, en ce territoire, de ceux qui l'ont fait vivre et que nous visitons.

La presse passée redonne vie aux simples citoyens, à ces gens qui n'auront jamais nom en livres d'histoire.

Il est plaisant d'y voir l'évolution des importances: en 1900, le commissaire fait une enquête pour un vol de jambon.

La violence est importante: violences ménagères ou non sont courantes, violences villageoises, banditisme ou non aussi ; les comptes se règlent à coups de poings, de bâtons ou autres armes.

Les cuites sont monnaie courante et pas exclusives de certaines régions: nombre de nos aïeux - ayant sans doute très soif, picolent sec !

Un prix spécial devrait être décerné à certains journalistes de cette presse ancienne: les coupures concernant les cuites et amendes en découlant sont parfois d'un humour extraordinaire.

Nous ne pouvons que vous conseiller de lire et acheter la Presse: vous la ferez vivre et imprimerez l'Histoire !