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Reuil-sur-Brêche

Presse passée

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PReuil-sur-Brêche: Presse passée

La presse du passé de la commune de Reuil-sur-Brêche est bonne source pour connaître Reuil-sur-Brêche.

Ces coupures de presse voient faits-divers, larçins, crimes et violences ou simples cuites verbalisées d'une bonne nuit au violon avec nom, prénom et adresse en clair dans la presse.

À l'époque, les menus larçins pour notre époque voient enquête, et il nous est arrivé de découvrir que le commissaire fait une enquête pour un simple morceau de lard !

Crimes odieux et violences sont aussi légions. La violence était déja forte en ces temps reculés.

Reuil-sur-Brêche

reuil-sur-breche


tFrançais Reuil-sur-Brêche
tPopulation 300 hab
tGentilé
tSuperficie 12,58 km²
tDensité23.85 hab/km²
tLatitude 49°31'0" N
tLongitude 2°13'0" E
tLatitude49.516701
tLongitude2.216670


Rue Bric et Brac

Presse passée

TUn cadavre dans une mare

Reuil-sur-Brêche, 29 août - Depuis une quinzaine de jours, M. Paul Saulnier, âgé de 37 ans, célibataire, n’avait pas paru à la ferme de son père, cultivateur et maire de Rueil-sur-Briche, chez qui il habitait. Habitués à ses fugues, les parents ne s’étaient pas autrement étonnés lorsque ce matin, vers 11 heures, un fermier de la localité, M. Louis Sangnier, découvrait dans une mare, non loin du domicile de M. Saulnier père, un cadavre qui flottait entre deux eaux. Le maire et quelques habitants remontèrent le cadavre et constatèrent alors qu’il s’agissait de Paul Saulnier, dont la tête était tuméfiée et ensanglantée. La gendarmerie de Froissy, appelée à faire les premières constatations, fit venir le docteur Verlac, d’Abbeville-Saint-Lucien. La thèse du suicide avait été un moment envisagé, mais le praticien refusa le permis d’inhumer.
À la fin de l’après-midi, M. Helle, faisant fonctions de procureur de la République, M. Mestre, faisant fonction de juge d’instruction, et le docteur Rimetz, médecin légiste, se rendaient sur les lieux. Il résulte des premières constatations que M. Paul Saulnier a été assommé avant d’être jeté à l’eau. L’autopsie de la victime aura lieu ce matin. Dès maintenant, le crime ne fait aucun doute.

LE PETIT JOURNAL ILLUSTRÉ - 1° septembre 1938

TLe meurtre de Paul Saulnier

Reuil-sur-Brêche, 3 septembre - Après trois jours d'enquête, le mystère qui entoure l'assassinat de M. Paul Saulnier, agriculteur à Reuil-sur-Brèche, fils du maire du pays, et dont le cadavre a été retiré de la mare communale, reste entier.
Les gendarmes de Clermont et des inspecteurs de la brigade mobile de Paris continuent d'interroger les habitants du village. Plus de cinquante personnes ont été entendues jusqu'à présent, et aucune révélation n'est encore venue faciliter la tâche des enquêteurs.
Plusieurs pistes sont suivies à l'heure actuelle suivies.
Les hypothèses les plus diverses sont permises. S'agirait-il de la vengeance d'un mari trompé ?
D'après le rapport du médecin légiste qui a pratiqué l'autopsie, il est nettement établi que M. Saulnier a été tué avant d'être jeté dans la mare, où il aurait séjourné environ 40 heures. Avant d'être assassiné, il avait fait un copieux repas dont on a retrouvé la composition dans l'estomac.
Il ne fait aucun doute que le crime a été commis à Reuil-sur-Brèche après le dîner de dimanche.
La mare a été asséchée dans l'espoir d'y retrouver l'arme du crime, mais ce travail n'a donné aucun résultat.
D'autre part, les paysans observent un mutisme complet et même les policiers ont peine à leur arracher quelque déclaration.
Les obsèques de M. Paul Saulnier ont eu lieu cet après-midi, à 16 heures.

LE PEUPLE - 4 septembre 1938

pPresse passée

La presse du passé est passionnante !

Regorgeant d'anecdotes ou de faits-divers, parfois croustillante, souvent sordide, parfois amusante, elle nous permet de ressentir la manière de pensée de nos aïeux, de ceux qui ont vécu en cette commune, en ce territoire, de ceux qui l'ont fait vivre et que nous visitons.

La presse passée redonne vie aux simples citoyens, à ces gens qui n'auront jamais nom en livres d'histoire.

Il est plaisant d'y voir l'évolution des importances: en 1900, le commissaire fait une enquête pour un vol de jambon.

La violence est importante: violences ménagères ou non sont courantes, violences villageoises, banditisme ou non aussi ; les comptes se règlent à coups de poings, de bâtons ou autres armes.

Les cuites sont monnaie courante et pas exclusives de certaines régions: nombre de nos aïeux - ayant sans doute très soif, picolent sec !

Un prix spécial devrait être décerné à certains journalistes de cette presse ancienne: les coupures concernant les cuites et amendes en découlant sont parfois d'un humour extraordinaire.

Nous ne pouvons que vous conseiller de lire et acheter la Presse: vous la ferez vivre et imprimerez l'Histoire !