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Noailles

Noailles - Presse passée

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TNoailles: Presse passée

La presse du passé de la commune de Noailles est bonne source pour connaître Noailles.

Ces coupures de presse voient faits-divers, larçins, crimes et violences ou simples cuites verbalisées d'une bonne nuit au violon avec nom, prénom et adresse en clair dans la presse.

À l'époque, les menus larçins pour notre époque voient enquête, et il nous est arrivé de découvrir que le commissaire fait une enquête pour un simple morceau de lard !

Crimes odieux et violences sont aussi légions. La violence était déja forte en ces temps reculés.

Noailles

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tFrançais Noailles
 
tPopulation 2 700
tGentilé
tSuperficie 10,04 km²
tDensité268.92 /km²
 
tLatitude 49°20'60" N
tLongitude 2°12'0" E
tLatitude49.333302
tLongitude2.200000


Rue Bric et Brac

Presse passée

TLe bandit Grognier

Noailles, 1 février - Mercredi dernier, vers cinq heures du matin, le brigadier de gendarmerie Goubert et le gendarme Boulanger, de la résidence de Noailles. se rendirent au Petit-Fercourt-Sainte-Geneviève pour y procéder à l'arrestation d'un nommé Grognier, dit Valé, en vertu d'un mandat d'amener décerné contre lui le juge d'instruction de Beauvais pour faits de violences. Grognier étant connu pour un homme dangereux, les gendarmes crurent bon d'user de précaution pour opérer son arrestation. Ils s'embusquèrent près de sa porte, pensant qu'il ne tarderait pas à sortir. En effet, quelques minutes après, la porte s'ouvrit Grognier parut, regardant à droite et à gauche comme pour voir si personne ne le guettait, car il s'attenddait, depuis quelques jours à être arrêté.
À ce moment, le gendarme Boulanger se précipita sur lui et le saisit par son gilet de laine. Grognier fit un bond en arrière en s'écriant:
- Brigand, canaille de gendarme, voleur, assassin et lui porta un coup, violent à l'angle externe de l'œil droit avec le canon d'un pistolet qu'il tenait à la main et il s'échappa en laissant des lambeaux de son gilet de laine aux mains du gendarme qui s'élança à sa poursuite.
À une distance de deux cents pas environ, et au moment où ce dernier allait lui mettre la main sur le collet, Grognier, tout en courant, leva le bras droit en arrière, et lui tira presque à bout portant un coup de pistolet dont la charge l'atteignit aux cuisses. Le brigadier tomba, se releva, et continua sa poursuite. Arrivé dans un jardin, le gendarme Boulanger, et le brigadier ensuite, tombèrent dans un fossé. Cette chute donna de l'avance, Grognier, qui leur échappa après s'être écrié en se retournant et en apercevant le brigadier qu'il avait blessé:
- Ah ! il n'est pas mort, ce brigadier-là, le voilà encore à ma poursuite.
Le brigadier, qui faillit périr déjà il y a quelques années sous les coups du meurtrier Boitel, fut rapporté à Noailles, où le docteur Herpin lui donna des soins et constata qu'il avait été atteint de vingt-sept grains de plomb numéros 5 et 7, dont vingt-cinq à la cuisse droite et deux à la cuisse gauche. Deux seulement avaient pénétré et furent extraits. Cette blessure et la contusion du gendarme Boulanger n'auront, par bonheur, aucune suite.
Une battue, à laquelle ont pris part plus de trois cents personnes, fut organisée par les gendarmes sur les territoires de Sainte-Geneviève et de Mortefontaine à l'effet de rechercher et saisir Grognier mais jusqu'à présent, elle est restée sans résultat.
Dans l'après-midi du même jour, la justice s'est transportée à Noailles pour informer.

LE PETIT JOURNAL - 3 février 1863

TPresse passée

La presse du passé est passionnante !

Regorgeant d'anecdotes ou de faits-divers, parfois croustillante, souvent sordide, parfois amusante, elle nous permet de ressentir la manière de pensée de nos aïeux, de ceux qui ont vécu en cette commune, en ce territoire, de ceux qui l'ont fait vivre et que nous visitons.

La presse passée redonne vie aux simples citoyens, à ces gens qui n'auront jamais nom en livres d'histoire.

Il est plaisant d'y voir l'évolution des importances: en 1900, le commissaire fait une enquête pour un vol de jambon.

La violence est importante: violences ménagères ou non sont courantes, violences villageoises, banditisme ou non aussi ; les comptes se règlent à coups de poings, de bâtons ou autres armes.

Les cuites sont monnaie courante et pas exclusives de certaines régions: nombre de nos aïeux - ayant sans doute très soif, picolent sec !

Un prix spécial devrait être décerné à certains journalistes de cette presse ancienne: les coupures concernant les cuites et amendes en découlant sont parfois d'un humour extraordinaire.

Nous ne pouvons que vous conseiller de lire et acheter la Presse: vous la ferez vivre et imprimerez l'Histoire !