GuidesAccueil

Lyon

Presse passée
Lyon
Lyon: La Basilique de Notre-Dame de Fourvière

Sponsor

lyon
<Cliquer l'image>


PLyon: Presse passée

La presse du passé de la commune de Lyon est bonne source pour connaître Lyon.

Ces coupures de presse voient faits-divers, larçins, crimes et violences ou simples cuites verbalisées d'une bonne nuit au violon avec nom, prénom et adresse en clair dans la presse.

À l'époque, les menus larçins pour notre époque voient enquête, et il nous est arrivé de découvrir que le commissaire fait une enquête pour un simple morceau de lard !

Crimes odieux et violences sont aussi légions. La violence était déja forte en ces temps reculés.

Lyon

lyon


tFrançais Lyon
tPopulation 474 900 hab
tGentilé lyonnais
tSuperficie 47,87 km²
tDensité9920.62 hab/km²
tLatitude 45°46'32" N
tLongitude 4°50'29" E
tLatitude45.758900
tLongitude4.841390


Rue Bric et Brac

Presse passée

TLyonSuicide

Lyon, 18 février - Samedi, dans l'après-midi, le nommé Duc, ouvrier tisseur, s'est suicidé en se précipitant du quatrième étage d'une maison de la rue des Fantasques. On attribue cette funeste résolution à la détresse dans laquelle il se trouvait. Avant de mettre à exécution son projet, il avait eu soin de régler toutes ses affaires et de faire ses adieux à tous ses amis. Ce malheureux ne s'était pas tué sur le coup, il a encore vécu quelques instants. Et, au milieu de cruelles souffrances, il s'écriait " Achevez-moi! achevez-moi! ".

LE COURRIER LYONNAIS - 20 février 1863

LyonLe déblaiement de la Saône

Lyon, 11 janvier - Demain, dans la journée, la forêt qui est venue se coucher pêle-mêle sous le pont de Serin sera entièrement extraite du haut de la Saône. Un brouillard des plus intenses, qui ne permet pas de voir le milieu de la rivière, rend très difficiles et même très périlleuses les opérations des mariniers et des pontonniers militaires.
Ces derniers sont en permanence sur les bas-ports, à la sortie de la ville. Leur clairon, posté sur le pont d'Ainay, sonne lorsqu'il arrive des pièces de bois, et chacun de veiller à ce qu'elles puissent être arrêtées, ou du moins lancées au fil du courant, sans causer de dommages.
Le pont du Palais-de-Justice, qui avait été rouvert, a été de nouveau fermé vers midi. Une de ses piles arrête les poutres qui descendent et compromettent sa solidité, en formant un obstacle à l'écoulement rapide de l'eau et des bois qu'elle entraîne. Mais tout danger sérieux a disparu.
La population reste chez elle et n'accourt plus sur les quais, dans la crainte ou l'espoir d'assister à quelque drame émouvant. Plusieurs bateaux à laver ont été rouverts sur la rive droite; ceux de la rive gauche ne le sont pas encore. La crue constante de la Saône n'inspire pas d'inquiétudes, mais elle oppose un obstacle difficile à vaincre à ceux qui travaillent à prévenir de nouveaux accidents.

LE PETIT JOURNAL - 11 janvier 1875

LyonGrand Incendie à Lyon, nombreuses victimes

Lyon, 1° octobre - Hier jeudi, à 2 heures du matin, le feu prenait dans la rue Ferrandière, à Lyon, à un troisième étage. L'incendie semblait éteint, lorsque tout à coup des étincelles mirent le feu au quatrième étage qui fut embrasé à son tour. Les pompiers conduits par l'adjudant Vivier s'élancèrent sur des échelles. Mais l'une de ces dernières sur laquelle se trouvaient trois pompiers, tomba avec fracas d'une hauteur de 15 mètres.
Les malheureux pompiers furent jetés violemment sur le sol. Deux d'entre eux ne tardèrent pas à rendre le dernier soupir, pendant ce temps on se rendait maître du feu, mais plusieurs pompiers étaient blessés. L'adjudant Vivier était ramené presqu'asphyxié avec de graves brûlures aux jambes; un caporal était porté à l'hôpital dans un état désespéré. Les deux victimes qui ont succombé Miraillet, 38 ans, et Deveux, secrétaire du commandant du bataillon étaient mariés et laissent des enfants.
Nous venons de l'Hôtel-Dieu où l'on soigne les blessés de l'incendie de la rue Ferrandière. Un pompier, Branche, y a été transporté ainsi que Brunet, journalier, qui était sur l'échelle aérienne quand elle est tombée. Ce dernier à des contusions internes fort graves et il est presque certain qu'il ne passera pas la nuit. Toute la population rend hommage au corps des pompiers dont le courage a été au-dessus de tout éloge. Le caporal Marais, un des pompiers blessés hier soir dans l'incendie de la Ferrandière, est mort cette nuit. Cela porte à trois le nombre des victimes.

LA CROIX - 03 octobre 1891

LyonLes crimes de Lyon

Lyon, 11 janvier - Le mystère des deux femmes coupées en morceaux est aujourd'hui complètement éclairci.
Riquetto, l'italien, déjà arrêté, est bien l'auteur du double assassinat.
Les deux femmes, l'une veuve Catinot, laitière, rue Dunoir; l'autre, femme Delorme, lingère, rue des Trois-Pierres, connaissaient Riquetto et allaient le consulter souvent pour placement de leurs petites économies.
Les membres déchiquetés étaient pliés dans divers journaux parisiens: Le Journal, l'Écho de Paris, le Petit Journal, la Libre Parole, manquant à la collection retrouvée chez l'assassin.
Riquetto, déjà condamné en Italie, doit avoir un passé déplorable. Trop intelligent pour être réellement cordonnier, il doit cacher d'autres crimes. On a retrouvé chez lui les numéros de titres négociés par lui et qui avaient appartenus aux deux femmes. L'affaire provoque une vive émotion à Lyon.
Riquetto nie contre toute évidence.

L'OUEST-ÉCLAIR, 12 janvier 1900

LyonEscrocs

Lyon, 1° février - La police de Lyon, par l'intermédiaire de M. Roussin, commissaire spécial des Brotteaux, a fait mam basse, mercredi, sur une association d'escrocs ou d'industriels non patentés, qui, à l'aide du prospectus suivant colporté de maison en maison, de boutique, en boutique, faisait chaque jour de nombreuses dupes dans notre ville.
- Avis important
Un navire marchand anglais, venant du Mexique, chargé de marchandises pour Londres, a été jeté par un ouragan dans le golfe du Lion. Une partie de sa cargaison a été submergée. Ce navire, qui porte le nom de Saint-Fusquin, a été complètement détruit.
Veuillez, Messieurs, prendre connaissance de ce prospectus, que nous avons fait traduire, ne connaissant pas la langue française.
Nous arrivons avec un grand assortiment de marchandises d'une valeur de trois millions, n'ayant que le délai de soixante jours pour les écouler.
Ces marchandises ayant été vues et ne pouvant les vendre en gros, elles seront vendues par les employés à notre service, à 40% au-dessous de leur valeur.
Voici un aperçu des articles que nous avons l'honneur de vous offrir:
Indiennes, châles, soieries, draps de toutes qualités, draps noirs pour habillement complet, ayant coûté 60 francs, vendus 35 francs, gilets, soies, les plus riches, vendus la moitié de leur valeur.
Vous pouvez visiter nos marchandises, qui sont toutes d'une très bonne qualité.
Profitez de l'occasion qui se présente, puisque le hasard nous a conduits chez vous. Nous avons l'honneur de vous saluer.
Le chef de la Compagnie Fumant
La compagnie Fumat, sous la direction de son principal chef, distribuait ces prospectus de façon à leur faire rendre de beaux bénéfices. Deux acolytes de Fumat, affectant de baragouiner l'anglais ou toute autre langue, les déposaient chez les personnes qu'ils devaient exploiter. Une ou deux heures après, un des associés arrivait, s'informant d'un air effaré si l'on n'avait pu vu passer dans le quartier quelque commissionnaires chargés de ballots de marchandises provenant du naufrage imaginaire du Saint-Fusquin, marchandises dont ils vantaient l'excellence et le bon marché, regrettant de n'en avoir aucun échantillon.
Puis, comme complément de cette arrivaient les Fumât qui, revêtus du costume traditionnel de l'Auvergne, et ayant tous les dehors d'honnêtes colporteurs, étalaient aux yeux de leurs dupes une foule de rossignols dont on ignore encore la provenance.
Grâce à leurs faux airs de bonhomie, ces industriels faisaient de nombreuses dupes. C'est ainsi qu'un sieur G. boulanger aux Brotteaux, payait 41 francs un coupon de drap d'une valeur intrinsèque de 10 à 12 francs ; qu'une dame payait 10 francs un parapluie estimé à 2 francs, etc., etc.
Les prétendus trois millions de marchandise composant l'actif de la maison Fumât eussent été bientôt réalisés, si la vigilance de la police n'y eût mis bon ordre.
Sur la plainte de plusieurs habitants de sa circonscription, M. Houssin, commissaire des Brotteaux, se transportait accompagné de ses agents au domicile des Fumat, situé rue Saint-Jean et y procédait à la saisie de marchandises composantle chargement d'une voiture.
En même temps, et du même coup, grâce à l'activité de ce magistrat, toute la bande Fumât et ce, composée de sept personnes, était arrêtée et mise à la disposition de M. le procureur impérial.

LE PETIT JOURNAL - 3 février 1863

LyonPetite vérole à Lyon

Lyon, 1° février - La petite vérole fait chaque jours de grands ravages à Lyon. Les malades affluent de tous les quartiers à l'hôpital de la Croix-Rousse où un service est organisé pour les varioleux.

LE COURRIER DU FINISTÈRE - 7 février 1880

LyonVoleurs volés

Lyon, 15 août - Nous avons parlé hier d'un vol de valeurs qui avait été commis la veille au préjudice de M. Salvignon, cordier, rue de la Fromagerie, 9. Les voleurs, désespérant de vendre les titres qui étaient au porteur, les ont renvoyés, hier matin, à M. Jacquemot, commissaire de police, en le priant de les remettre à leur légitime propriétaire. Le service de la Sûreté ne possède aucune indication sur les coupables. Ils sont pourtant encore à Lyon ou ils y étaient avant-hier, car la lettre d'envoi a été remis mardi soir au bureau de poste des Terreaux.

LE SALUT PUBLIC - 18 août 1898

pPresse passée

La presse du passé est passionnante !

Regorgeant d'anecdotes ou de faits-divers, parfois croustillante, souvent sordide, parfois amusante, elle nous permet de ressentir la manière de pensée de nos aïeux, de ceux qui ont vécu en cette commune, en ce territoire, de ceux qui l'ont fait vivre et que nous visitons.

La presse passée redonne vie aux simples citoyens, à ces gens qui n'auront jamais nom en livres d'histoire.

Il est plaisant d'y voir l'évolution des importances: en 1900, le commissaire fait une enquête pour un vol de jambon.

La violence est importante: violences ménagères ou non sont courantes, violences villageoises, banditisme ou non aussi ; les comptes se règlent à coups de poings, de bâtons ou autres armes.

Les cuites sont monnaie courante et pas exclusives de certaines régions: nombre de nos aïeux - ayant sans doute très soif, picolent sec !

Un prix spécial devrait être décerné à certains journalistes de cette presse ancienne: les coupures concernant les cuites et amendes en découlant sont parfois d'un humour extraordinaire.

Nous ne pouvons que vous conseiller de lire et acheter la Presse: vous la ferez vivre et imprimerez l'Histoire !