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Dijon

Presse passée
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Dijon: Le château des gendarmes au XIX°

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PDijon: Presse passée

La presse du passé de la commune de Dijon est bonne source pour connaître Dijon.

Ces coupures de presse voient faits-divers, larçins, crimes et violences ou simples cuites verbalisées d'une bonne nuit au violon avec nom, prénom et adresse en clair dans la presse.

À l'époque, les menus larçins pour notre époque voient enquête, et il nous est arrivé de découvrir que le commissaire fait une enquête pour un simple morceau de lard !

Crimes odieux et violences sont aussi légions. La violence était déja forte en ces temps reculés.

Dijon

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tFrançais Dijon
tPopulation 151 600 hab
tGentilé
tSuperficie 40,41 km²
tDensité3751.55 hab/km²
tLatitude 47°19'0" N
tLongitude 5°1'0" E
tLatitude47.316700
tLongitude5.016670


Rue Bric et Brac

Presse passée

TExplosion dans une pharmacie

Dijon, 22 mai - Voici des détails sur une explosion survenue à la pharmacie Valby, rue Saint-Nicolas, 65, à Dijon :
Le garçon de laboratoire était descendu avec une lampe allumée dans la cave où se trouvait une grande quantité d'essences minérales de diverses natures. Les gaz concentrés dans cette cave se sont enflammés et ont fait explosion avec un fracas épouvantable; une planche du parquet de la pharmacie, cédant à la pression, a livre passage aux gaz enflammés mélangés de gravier : les glaces de la devanture d’un centimètre d’épaisseur et mesurant sept mètres de longueur sur trois mètres trente centimètres de hauteur, ont volé en éclats. Une voiture chargée de sacs de blé, qui se trouvait en face, a paralysé l'effet de la projection. Quelques meubles et une partie des bocaux, contenant des substances pharmaceutiques, ont été brisés. L'ouverture de cette cave, donnant sur le laboratoire, a également livré passage a une partie des gaz en rejetant à quatre ou cinq mètres de distance un mortier en bronze de 50 kilos et une presse en fonte; les appareils de chimie, ustensiles du laboratoire, et la toiture vitrée ont volé en éclats.
Grâce aux prompts secours des voisins et des pompes de la ville, on a pu, en inondant la cave, prévenir de grands malheurs, car elle contenait 350 kilos environ d'essence de térébenthine, benzine, pétrole, éther, etc.

LA LANTERNE - 24 mai 1877

T3 maçons asphyxiés

Dijon, 18 avril - Trois jeunes gens, François et Louis Touraton, 24 et 18 ans, et Émile Bègue, 21 ans, maçons, originaires de la Creuse, ont été asphyxiés cette nuit pendant leur sommeil, dans les lits qu'ils occupaient dans une chambre commune d'un hôtel de la rue Hoche, à Dijon.
Ce n'est qu'à 8 heures du matin que ne les ayant pas vus partir pour leur travail, aux chantiers d'agrandissement de la gare Dijon-Ville, la bonne de l'hôtel monta à leur chambre; elle frappa et n'obtint pas de réponse; elle ouvrit alors la porte, mais elle recula aussitôt, suffoquée par une forte odeur de gaz.
Les 3 jeunes gens étaient étendus morts sur leur lit.
On croit que c'est en plaçant leurs habits au porte-manteau dans un cabinet communiquant avec leur chambre qu'ils auront, avant de se coucher, ouvert sans s'en apercevoir le robinet du réchaud à gaz qui se trouvait dans ce cabinet.
Le plus âgé, François Touraton, devait se marier samedi prochain.

LA CROIX - 20 avril 1906

TDivorce

Dijon, 28 décembre - Madame Jeannin, âgée de vingt-quatre ans, est bonne à l'Hôtel de Bourgogne; elle vit depuis quatre ans séparée de son mari, Jean-Baptiste Jeannin, âgé de vingt-neuf ans, domicilé dans la commune de Fontagny; elle est actuellement en instance de divorce. Cependant Jeannin venait voir sa femme encore de temps en temps.
Hier soir, vers onze heures, Jeannin vint à l'hôtel et gagna la chambre de Madame Jeannin. Du personnel l'ayant vu entrer, craignant une dispute, ils envoyèrent chercher deux agents de police. Une discussion violente s'éleva entre les époux et Jeannin tira trois coups de révolver sur sa femme, suite probablement à une lutte car il portait une forte trace de morsure à la main.
Jeannin prit ensuite la fuite. Les agents l'arrêtèrent à la ger, nanti d'un billet qu'il venait de prendre pour gagner Vitteaux.
La victime a reçu les premiers soins du docteur Parizot, et ce matin, elle a été transportée à l'hôpital; deux des balles ont été perdues, la troisième a atteint la femme Jeannin a la poitrine. On craint la perforation du poumon; les médecins ne peuvent encore se prononcer.

LE PETIT JOURNAL - 01 janvier 1893

pPresse passée

La presse du passé est passionnante !

Regorgeant d'anecdotes ou de faits-divers, parfois croustillante, souvent sordide, parfois amusante, elle nous permet de ressentir la manière de pensée de nos aïeux, de ceux qui ont vécu en cette commune, en ce territoire, de ceux qui l'ont fait vivre et que nous visitons.

La presse passée redonne vie aux simples citoyens, à ces gens qui n'auront jamais nom en livres d'histoire.

Il est plaisant d'y voir l'évolution des importances: en 1900, le commissaire fait une enquête pour un vol de jambon.

La violence est importante: violences ménagères ou non sont courantes, violences villageoises, banditisme ou non aussi ; les comptes se règlent à coups de poings, de bâtons ou autres armes.

Les cuites sont monnaie courante et pas exclusives de certaines régions: nombre de nos aïeux - ayant sans doute très soif, picolent sec !

Un prix spécial devrait être décerné à certains journalistes de cette presse ancienne: les coupures concernant les cuites et amendes en découlant sont parfois d'un humour extraordinaire.

Nous ne pouvons que vous conseiller de lire et acheter la Presse: vous la ferez vivre et imprimerez l'Histoire !