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Bairols

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tFrançais Bairols
tPopulation 100 hab
tGentilé bairolois
tSuperficie 15,24 km²
tDensité6.56 hab/km²
tLatitude 43°59'60" N
tLongitude 7°8'60" E
tLatitude43.983299
tLongitude7.133330

Rue Bric et Brac

Presse passée

Les nouvelles de Bairols

Bairols   Le maire tue sa belle-mère

Bairols, 4 février - Ferdinand Blanc, cultivateur, cinquante-quatre ans, né à Bairols, ancien maire de cette commune, département des Alpes-Maritimes, est accusé de meurtre sur sa belle-mère.
Les époux Blanc, dit l'acte d'accusation, vivaient depuis longtemps en très mauvaise intelligence avec la veuve Gilly qu'avait épousée en secondes noces le père de la femme Blanc. Cet homme, en mourant, avait laissé par testament, à sa femme, l'usufruit d'une partie de ce qu'il possédait, et notamment deux pièces de terre hypothéquées. Blanc avait payé les créanciers et prétendait que, par suite, l'usufruit de la veuve étaît éteint, ce que celle-ci contestait. Des injures, les époux Blanc passèrent aux menaces et manifestaient hautemënt leur désir dé se débarrasaer de la veuve Gilly.
Les menaces de mort, proférées contre cette malheureuse, firent sur elle tant d'impression, qu'à la fin juillet dernier, étant allée au Villars pour répondre à un procès-verbal que Blanc avait fait dresser contre elle, à propos d'un fait de pacage, elle fit part à des témoins de ses craintes d'être bientôt victimes de violences de la part de Ferdinand Blanc. Les appréhensions de la veuve Gilly n'étaient que trop fondés.
Le 3 avril, vers neuf heures du matin, elle était étendue sans vie dans une petite pièce de luzerne, au pied d'un mur, près du village de Bairols, à quelques mètres d'une grange où Blanc était occupé à battre du blé. Les constatations médico-légales ne laissent aucun doute sur les causes de cette mort. La victime a succombé à une commotion cérébrale foudroyante résultant de deux blessures considérables à la tête ; ces blessures ont été causêes par un instrument contondant, tel qu'une pierre. La victime n'avait d'autre ennemi que Blanc. Seul, il avait intérêt à commettre le crime.
Lorsque la justice se rendit sur les lieux, Blanc se sauva et ne s'est constitué prisonnier qu'il y a peu de jours. Blanc déclare qu'il est innocent, que la belle-mère de sa femme avait beaucoup d'ennemis, qu'elle causait beaucoup do dommages avec ses chèvres. Selon l'accusé, toute la population en voulait à la victime, ce qui a été démenti par l'information la plus minutieuse. La femme Gilly n'avait, au contraire, aucun ennemi.
- Je n'ai jamais gêné cette femme, dit l'accusé.
- Pardon, lui dit M. le Président, vous êtes le seul qui lui ayez fait un procès pour le pacage de ses chèvres sur vos terres.
L'accusé s'explique avec volubilité. M. le Président lui dit que la victime a été trouvée tout près de sa grange au moment où il y travaillait lui-même et absolument seul. C'est vers huit heures du matin qu'a été commis le crime, et c'est vers dix heures que l'accusé lui-même annonce la mort à un nomme Barmoln, en lui disant:
- Cette femme qui te volait ton fourrage, viens la voir, elle est morte et ne te volera plus.
Barmoin peut dire tout ce qu'il veut, répond l'accusé, moi je ne savais pas qu'elle fût morte, mais elle en avait bien l'air, répond-il.
Il ajoute que Barmoin lui en veut.
– Pourquoi aviez-vous des pierres dans la main et les avez-vous laissé tomber quand deux jeunes gens vous ont vu ?
– Je réparais un escalier, et je n'ai pas laissé tomber toutes les pierres.
– Mais, lui dit M. le Président, pourquoi êtes-vous allé trouver les parents de ces enfants pour les prier de ne pas dire que vous aviez des pierres à la main ?
– Ils peuvent dire ce qu'ils veulent, répond l'accusé.
II fait de grandes circonlocutions pour échapper à une question pour savoir s'il a réellement dit aux enfants qui l'ont vu avec des pierres qu'il souhaitait que les loups mangeassent les chèvres de la veuve Gilly.
Le docteur Balestre dépose longuement et donne les détails les plus complets. Les blessures ont été faites, pendant la vie, avec une extrême violence et un instrument contondant. Il n'y a pas eu chute du mur, cela est impossible, vu la position du cadavre auprès du mur. Le docteur conclut à une mort par suite de violences exercées sur la victime. Le.doctëur conclut à l'existence d'un crime.
Le jury répond Oui à la question de meurtre, et accorde des circonstances atténuantes.
Blanc est condamné à vingt ans de travaux forcés.

LA PRESSE - 6 février 1876

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La presse du passé est passionnante !

Regorgeant d'anecdotes ou de faits-divers, parfois croustillante, souvent sordide, parfois amusante, elle nous permet de ressentir la manière de pensée de nos aïeux, de ceux qui ont vécu en cette commune, en ce territoire, de ceux qui l'ont fait vivre et que nous visitons.

La presse passée redonne vie aux simples citoyens, à ces gens qui n'auront jamais nom en livres d'histoire.

Il est plaisant d'y voir l'évolution des importances: en 1900, le commissaire fait une enquête pour un vol de jambon ; . La violence est importante: violences ménagères ou non sont courantes, violences villageoises, banditisme ou non aussi ; les comptes se règlent à coups de poings, de bâtons ou autres armes.

Les cuites sont monnaie courante et pas exclusives de certaines régions: nombre de nos aïeux - ayant sans doute très soif, picolent sec !

Nous ne pouvons que vous conseiller de lire et acheter la Presse: vous la ferez vivre et imprimerez l'Histoire !