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Ambrières-les-Vallées

Presse passée

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Ambrières-les-Vallées

ambrieres-les-vallees
tFrançais Ambrières-les-Vallées
tPopulation 2 812 hab
tGentilé amborivérains
tSuperficie 38,78 km²
tDensité72.51 hab/km²
tLatitude 48°24'13" N
tLongitude 0°38'47" E
tLatitude48.403740
tLongitude-0.629692

Rue Bric et Brac

Presse passée

tLes saisies des biens religieux

Ambrières-les-Vallées, 28 mars - Après l'essai d'inventaire tenté le 9 mars, les catholiques ne cessèrent de faire bonne garde autour de leur église. Le vendredi 16 mars, arrivèrent de très bon matin une vingtaine de gendarmes et trois compagnies d'infanterie venant de Mayenne. Mais leur présence fut signalée à temps, et toute la population accourut. Vives manifestations.
Quand le sous-inspecteur supplia M. le curé de lui livrer les clés, celui-ci répondit énergiquement:
- Monsieur, on peut se résigner à être un vaincu ; on ne se résigne pas à être un traître, et je le serais si je vous ouvrais cette porte pour que vous entriez en triomphateur.
Il entra en cambrioleur bien outillé. Deux sapeurs, armés de haches, attaquèrent la porte de la sacristie. À peine une petite ouverture fut-elle pratiquée, que les haches s'ébréchèrent sur une barre de fer. Il fallut démolir.
L'indignation des fidèles est à son comble. Beaucoup ont les larmes aux yeux ; ils protestent de toute l'énergie de leur âme, et un cri unanime retentit: Nous resterons catholiques quand même !
Au bout d'un quart d'heure, la porte cède. Très surexcités, les gendarmes se précipitent, pour arrêter les défenseurs de l'église. Mais ceux-ci se sont réfugiés dans la tour du clocher dont ils ont soigneusement barricadé l'entrée. La porte est forcée, les gendarmes escaladent l'escalier et ramènent peu après sept manifestants dont l'un est déjà garrotté comme un criminel. Le brigadier d'Ambrières est tellement furibond, qu'il voudrait leur mettre les menottes à tous. Heureusement, le capitaine de gendarmerie intervient et réussit à le calmer. Une seule arrestation est maintenue, celle M. François Bahier, marchand de grains. La foule l'acclama Vive la liberté ! Vive notre église ! Vive M. Bahier !
Plus de 500 manifestants lut font cortège jusqu'à la gare en criant avec vigueur Liberté, Liberté ! Vive M. Bahier !
Une clameur encore plus formidable retentit au moment où le train s'ébranle.
Les manifestants sont infatigables voyant les gendarmes se reformer en colonne, il les reconduisent avec les mêmes honneurs. Tout semblait fini lorsque vers 11 heures un télégramme annonce que le prisonnier est relâché et qu'il va rentrer vers 1 heure en automobile avec les amis qui font accompagné. La nouvelle se répand aussitôt. On se porte à la demeure de l'honrable négociant dont la maison est pavoisée de drapeaux tricolores ; sur la route se lit sur une banderole: Vive l'Eglise ! Vive la France ! Vive la Liberté ! Vive M. Bahier !
L'automobile arriva M. Bahier en descend, et une supperbe ovation lui est faite. De gros cris fusent ; des fillettes lui offrent des bouquets et lui donnent un compliment fort bien tourné. Au milieu des vivats et des chants, on l'accompe à l'église d'abord, puis on le reconduit à son domicile.
Longtemps on gardera à Ambrières le souvenir de cette inoubliable journée.
Les inventaires continuent dans la Nièvre, avec ou sans succès ; à Remilly et Lanty, ils n'ont pu être faits ; par contre, à Sémelay, Magny-Lormes, Riages, Sainy, les opérations ont été effectuées après d'énergiques protestations et les cris aux portes de l'église de Saisy.

LA CROIX - 1° avril 1906

pPresse passée

La presse du passé est passionnante !

Regorgeant d'anecdotes ou de faits-divers, parfois croustillante, souvent sordide, parfois amusante, elle nous permet de ressentir la manière de pensée de nos aïeux, de ceux qui ont vécu en cette commune, en ce territoire, de ceux qui l'ont fait vivre et que nous visitons.

La presse passée redonne vie aux simples citoyens, à ces gens qui n'auront jamais nom en livres d'histoire.

Il est plaisant d'y voir l'évolution des importances: en 1900, le commissaire fait une enquête pour un vol de jambon ; . La violence est importante: violences ménagères ou non sont courantes, violences villageoises, banditisme ou non aussi ; les comptes se règlent à coups de poings, de bâtons ou autres armes.

Les cuites sont monnaie courante et pas exclusives de certaines régions: nombre de nos aïeux - ayant sans doute très soif, picolent sec !

Nous ne pouvons que vous conseiller de lire et acheter la Presse: vous la ferez vivre et imprimerez l'Histoire !