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Presse passée

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Allineuc

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tFrançais Allineuc
tPopulation 500 hab
tGentilé allineucois
tSuperficie 24,09 km²
tDensité20.76 hab/km²
tLatitude 48°19'0" N
tLongitude 2°52'0" W
tLatitude48.316700
tLongitude-2.866670

Rue Bric et Brac

Presse passée

tLaïcisation à main armée

Allineuc, 24 septembre - Le préfet sectaire Lutaud poursuit ses exploits dans les Côtes-d'Armor. Après Callac et Pordic, voici Allineuc.
L'école de cette commune ne pouvait être laecisée à aucun titre absolument.
Elle provenait d'une donation testamentaire faite à la commune par Mlle Hellard, le 9 octobre 1856, en vue de fonder un établissement de deux Sœurs qui instruiront les enfants et soigneront les malades, disait le testament.
Un décret impérial du 10 mars 1860 autorisait la commune à accepter le legs sous la condition désignée.
Une dépêche ministérielle du 2 avril 1894 reconnaissait l'établissement scolaire, propriété communale, sous la même condition. Une lettre du sous-préfet de Loudéac du 12 avril de la même année, visant la dépêche ministérielle, faisait la même reconnaissance, sous la même condition.
Décret impérial, dépêche ministérielle, lettre du sous-préfet, le sectaire Lutaud foule tout cela aux pieds, et exige qu'en mette ce local à la disposition des laïcs.
Le maire refuse, comme de juste.
- Nous aménagerons un autre local pour l'école officielle, Monsieur le préfet !
-Non pas, vous aménagerez celui-ci!
Et pendant dix jours, le maire, entouré de son Conseil, a dû monter la garde autour de la maison des Sœurs enfermées sous les verrous. Cependant, le 14 septembre arrivait à Allineuc une bande composée d'une femme, l'institutrice, de deux gendarmes, du sous-préfet de Loudéac et de l'inspecteur primaire Higaud.
Le maire montait toujours la garde.
- Faites évacuer le local, lui dit-on.
- Impossible, Monsieur.
- En ce cas, vous avez cinq jours de sursis, ni plus, ni moins.
Et le sous-préfet notifie sa décision aux Sœurs par écrit.
Le préfet Lutaud, de son côté, envoie un oukase:
- Si samedi matin les Sœurs n'ont pas quitté l'école, les ordres les plus rigoureux sont donnés pour qu'elles soient expulsées, même par la force, et leur mobilier jeté dans la cour ou la rue, aux frais de la commune.
Samedi arrive, rien! dimanche, lundi, mardi, mercredi, rien! toujours rien !
M. le maire de Kermel et son Conseil sont toujours là. Sa femme, sœur de l'amiral de Cuverville, est enfermée avec les Sœurs.
Hier jeudi, le crime était consommé.
Les portes de l'école ont été forcées par des crocheteurs, en présence du sous-préfet de Loudéac et de l'inspecteur. Le maire, à la tête de son Conseil a protesté à nouveau. Les sectaires n'en ont pas moins pénétré dans les classes et les appartements des Sœurs d'où ils les ont fait sortir. La Supérieure, une vénérable octogénaire, sort la première, accompagnée de Mme de Kermel, qui l'a assistée pendant ces tristes jours les deux autres suivent. La population les acclame aux cris de: Vivent les Sœurs ' À bas les voleurs ! et les reconduit à la nouvelle demeure qu'un généreux bienfaiteur a mis à leur disposition. Pendant ce temps, les crocheteurs mettent le mobilier dehors, et chacun commente les faits dont ils ont été témoins.

LA CROIX - 26 septembre 1896

tÀ propos d'obus

Allineuc, 10 avril - Combien faut-il d’éclats d’obus pour tuer un homme ? Il paraît que cela varie de un à cent vingt et plus. En effet, un marin russe du Baryag a reçu, dit-on, à Chemulpo, 120 éclats dans le corps et est toujours vivant.
Voici l’explication donnée:
Les obus du genre de ceux qu’ont lancé les japonais sont remplis non pas de poudre noire comme les obus ordinaires mais d’acide picrique additionné de divers produits. Le choc produit la formation de gaz ayant une force d’expansion colossale, si bien que les parois de l’obus se trouvent en quelque sorte pulvérisées et s’éparpillent en mille miettes dont on peut recevoir une grand nombre sans être mortellement atteint.
Il ne faudrait cependant pas croire que ces pulvérisations d’obus soient très hygiéniques.

L'ACTION LIBÉRALE POPULAIRE DE SAINT BRIEUC - 14 avril 1904

pPresse passée

La presse du passé est passionnante !

Regorgeant d'anecdotes ou de faits-divers, parfois croustillante, souvent sordide, parfois amusante, elle nous permet de ressentir la manière de pensée de nos aïeux, de ceux qui ont vécu en cette commune, en ce territoire, de ceux qui l'ont fait vivre et que nous visitons.

La presse passée redonne vie aux simples citoyens, à ces gens qui n'auront jamais nom en livres d'histoire.

Il est plaisant d'y voir l'évolution des importances: en 1900, le commissaire fait une enquête pour un vol de jambon ; . La violence est importante: violences ménagères ou non sont courantes, violences villageoises, banditisme ou non aussi ; les comptes se règlent à coups de poings, de bâtons ou autres armes.

Les cuites sont monnaie courante et pas exclusives de certaines régions: nombre de nos aïeux - ayant sans doute très soif, picolent sec !

Nous ne pouvons que vous conseiller de lire et acheter la Presse: vous la ferez vivre et imprimerez l'Histoire !