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Seyssins

Un peu d'histoire

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PSeyssins: Tranche d'Histoire

L'histoire de Seyssins est passionnante et de grande richesse.

Cette rubrique en retrace quelques éléments ; ils vous permettront de visiter la commune de Seyssins en ayant à l'esprit cette longue histoire qui fit la commune d'aujourd'hui. L'homme qui sait d'où il vient sait où il va ! est-il affirmé ; quoi de plus vrai qui est aussi valable pour nos communes.

Seyssins est le fruit de son passé !

Seyssins

seyssins


tFrançais Seyssins
tPopulation 7 000 hab
tGentilé
tSuperficie 8,00 km²
tDensité875 hab/km²
tLatitude 45°9'0" N
tLongitude 5°41'60" E
tLatitude45.150002
tLongitude5.683330


Rue Bric et Brac

Tranche d'Histoire

TLe Mandement de Seyssins

Déja amputée de terres en 1483, la châtellenie de Parizet voit les terres de la paroisse de Seyssins détachées de cette Seigneurie en 1521 pour devenir le Mandement de Seyssins. Par ces mutations, la Châtellenie de Parizet, de bonne taille, devenait le petit Mandement de Parizet regroupant les paroisses de Seyssinet, Parizet et Saint-Nizier.

Une vente aux enchères publiques eut lieu le 2 octobre 1521 à Grenoble, suivant un édit de François I°. Terres, paroisse et Seigneurie de Sessins furent adjugés à Jean Gaucher, noble homme et maitre des comptes en cette bonne ville de Grenoble. Les limites de ce mandement furent bornées par des chemins publics et croisements de routes ; le Drac limitant le mandement à l'est. Il est intéressant de remarquer qu'aucune habitation ne faisait partie des droits Seigneuriaux qui se limitaient à quelques rentes peu importantes.

Les droits Seigneuriaux de Jean Gaucher se limitaient à basse justice et arbitrages. Ces droits sont confirmés par un arrêt du 24 novembre 1524 interdisant aux officiers de l'évêque de Grenoble de déranger ceux de Gaucher dans l'exercice de la Justice. Nous avons trace de plusieurs arbitrages réalisés par Jean Gaucher dont celui concernant un certain Philippe Martin de Seyssinet qui, sa terre ayant été dévastée, demandait à ne pas payer d'impôt sur cette terre qui ne rapportait rien. Jean Gaucher vint sur site en compagnie de l'intéressé et, après vérification, déclara la terre impropre et la taxe qu'à un demi-quartal d'avoine ; ancien système pour mesurer les volumes de grains qui, dans la mesure de Grenoble correspond approximativement à 8 litres actuels de grains ; ce qui nous amène loin du Seigneur esclavagiste présenté par certains...

Jean Gaucher n'eut qu'une fille qui se maria à Pierre de Briançon, Seigneur de Varces et de Saint-Ange ; Pierre laissera d'ailleurs son nom à la maison qu'il sera construite au Bournel et, actuellement à la tour de son domicile, dite Tour Saint-Ange et toujours existante. La maison devint propriété des moines Cordeliers jusqu'à la Révolution.

Seyssins   La visite pastorale

La visite de l'évêque est un des grands moments de la vie seyssinoise. Si les offices sont multiples et solennels, ceux-ci terminés, l'évêque est au contact de ses ouailles qui peuvent lui parler librement ; chacun peut donc donner son avis, parler librement, exprimer ses doléances ou griefs concernant l'administration des biens de l'Église. Les mœurs et conduite du curé ne sont pas oubliées ; la population n'hésite pas à critiquer ou encenser son curé et ses prêtres. Aymond I° de Chisssé, lors de sa visite pastorale de 1399, estime la population à 420 âmes, et le nombre des confirmants à 60.

Le 27 ocotbre 1665, Joseph de la Poype, secrétaire de l'évêque Pierre Scaron, et mandaté par lui, fait visite pastorale à Seyssins ; il est accompagné de Jullien, prêtre et chanoine.

La visite se déroule de manière courtoise et agréable pour tous. Joseph de la Poype trouve les vases sacrés bien tenus et en félicite les prêtres et curé. Ils préconisent et ordonnent de garnir le couvercle des fonts baptismaux de clous pour éviter que les fidèles s'y appuient et l'abîment. Il demande aussi à la communauté des habitants de Seyssins d'acheter une petite cuillère pour verser l'eau du baptême sur la tête des bébés sans les détremper. Les visiteurs trouvent le calice le ciboire et le soleil d'argent fort beaux. Ils notent aussi que le chœur est propre, en bon état, ainsi que la présence d'une armoire renfermant six chasubles de belle allure.

La chapelle domestique dans la maison de dame Espeaute est aussi notée comme fort propre mais il y a une cage où se trouvent enfermés des lapins, ce qui gêne les visiteurs...

Certaines visites pastorales sont aussi émaillées de petits incidents. La visite du 18 mai 1673, voit Étienne le Camus, évêque et prince de Grenoble, chuter avec son cheval dans un champ situé en contrebas; la jambe de l'évêque reste coincée sous le cheval. cette visite sera émaillée de quatre autres chutes et l'évêque poursuivra sa visite à dos de mulet. Sans doute irrité par ses chutes, l'évêque demande multiples travaux en l'église et les chapelles de la paroisse...

Les visites sont aussi occasions épiscopales de remettre un peu d'ordre dans la vie des curés et prêtres. Lors de la visite de 1685, les menaces d'excommunication des religieux entretenant une concubine à pots et à feux est renouvellée ; sans doute, certains religieux des paroisses visitées, préférant les seins des femmes que les saints du Bon Dieu !

Seyssins   Un notaire de Seyssins

Le 6 juin 1631, Jean Mignard, notaire royal à Seyssins, maria Françoise Paugnan, fille honnête ; l'utilisation du qualitatif honnête étant donné aux artisans ou laboureurs, nous déduisons que son père est d'un de ces métiers et, si laboureur, qu'il ne dépend pas de la justice Seigneuriale et était propriétaire de ses terres.

De leur union naitra un fils en 1643, prénommé Henri. Henri dictera son testament en 1682. Ce testament est parvenu jusqu'à nous. Henri demande à être enterré dans l'église de Seyssins, dans la tombe de son père. Il demande que 40 livres soient distribués aux pauvres, soit sous forme de numéraire, soit sous forme de pain, vin ou potage. Il lègue ses biens à sa femme, Irénée, et à son frère, Alexandre.

Henri Mignard décèdera le 17 octobre 1689, noyé dans le Drac après y être tombé accidentellement. Il revenait à pied de la Balme de Claix et, passant par le chemin des Ilôts, il chuta en Drac.

Seyssins   Une co-Seigneurie en 1700

Bien souvent les Seigneuries étaient partagées et plusieurs nobles y possédaient quelques biens. Cela est aussi le cas de qui, en 1700 est partagé en plusieurs tenures nobles. Nous y trouvons pour cette années 1700:

  • Le président d'Ize, originaire de Saléon, remplaçant Perrachon de Pontaix, Seigneur du lieu
  • Le Seigneur d'Ize, nommé de Lestang
  • Guillaume de Perrotin, et son fils Jospeh, Seigneur de Saint-Sulpice
  • Le Seigneur de Garcin
  • Le Seigneur de la Baume-Pluvinel

Ces hommes resteront co-Seigneurs de Seyssins jusqu'en 1727 ; date qui verra Seyssins retourner sous la juridiction de Parizet.