Blason aigrefeuille-sur-maine

AIGREFEUILLE-SUR-MAINE
Blason lachapelle-sous-rougemont
LACHAPELLE-SOUS-ROUGEMONT
LACHAPELLE-SOUS-ROUGEMONT
Blason oyonnax
OYONNAX
OYONNAX
Blason bourgeois des mées
GAY Marc-Antoine
Bourgeois des Mées
Blason meillonnas

MEILLONNAS
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Guide Héraldique

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L'HÉRALDIQUE

t   Lors de vos découvertes et visites touristiques, vous serez sans doute appelés à visiter chapelles, anciens châteaux ou vieilles demeures. Votre regard sera peut-être attiré par quelques blasons.

Parfois recouverts de lichens, parfois cachés par les mousses et souvent érodés par les ans, ils sont aussi parfois visibles de tous comme sur le retable de l'église de Larmor-Plage en Morbihan.
Quelque soit leur état, ils sont témoignage important, mémoire du passé et parfois lieu de curieuses découvertes.



h HISTOIRE DE L'HÉRALDIQUE

baellec
Jeanne BAELLEC

d'argent à l'aigle éployée d'azur.
Bretagne, Kemenet Heboe

Blason POUR LA DÉFINIR... QU'EST CE QUE C'EST ?...

L'Héraldique, pour citer P.B. Gheusi, est une science et un art, comme la musique. Un art aux règles très strictes et immuables qui, toujours selon Gheusi, serait né en France.

L'Héraldique peut se définir comme l'Art de créer, définir et codifier le Blason. Le blason étant personnel, il pourrait être comparé à notre carte d'identité actuelle; carte d'identité qui serait transmissible à un de nos enfants, et seulement à un.

Les règles régissant le blason apparurent vers l'an 1000. C'est après la première croisade (1096) que les blasons commenceront à orner les églises et les tombeaux.




Blason MAIS POURQUOI ?...

Comprendre les raisons de son apparition, nous impose de remonter au Moyen-âge et imaginer un champ de bataille médiéval ou un tournoi. Chaque participant et spectateur doit savoir qui affronte qui. Présentateur des temps passés, le héraut d'armes annonce l'entrée en lice d'un chevalier ou participant en décrivant son blason. Il le blasonne.

En temps de guerre, les armées en présence sont composées d'un amalgame hétéroclite de piétons, d'archers, hommes d'arme, chevaliers et seigneurs plus ou moins fortunés, tous liés à un suzerain par lien de vassalité. Appelés au ban par leur suzerain respectif, ils sont présents pour la campagne. Mésestimer la force des liens de vassalité serait grande erreur. Au nom de ces liens, de nombreux vassaux suivront leur suzerain lors des croisades; ce suzerain fût-il simple seigneur banneret - seigneur pouvant lever bannière et appeler ses vassaux à la guerre, ou autre.

Lors de ces batailles, le seigneur, en armes, protégé par sa cotte de maille, le visage caché sous un heaume, n'est reconnaissable ni des ses vassaux, ni de ses ennemis. L'écu d'arme, en se personnalisant, va devenir le support de cette reconnaissance qui doit être immédiate et sûre.

De cette nécessité guerrière est née l'Héraldique.



Ibelin Balian
IBELIN
d'or à la croix pattée de gueules.
La famille d'Ibelin défendait Jérusalem
lors de sa chute et conquête par Saladin.

B LE BLASON... SIGNE DE NOBLESSE ?...

Au risque d'en décevoir certains, le blason et la particule 'de' ne sont nullement signe de noblesse. Les blasons municipaux, communaux, bourgeois ou corporatistes ont existé en même temps que les autres et les premiers armoriaux, datant des croisades, le prouvent.

Avant l'apparition et la fixation des noms de famille, seul le prénom, suivi d'un surnom ou d'un nom de terre, était utilisé. Souvent, lieutenants et serviteurs prenaient aussi le nom du chef. Les noms à particules sont d'ailleurs absents des registres paroissiaux pré-révolutionnaires et, en cela, respectent les volontés royales luttant contre ces dérives patronymiques. La Royauté, de tous temps, lutte contre ces abus rallongeant les noms. Henri IV, puis Louis XIII dans son ordonnance de Marcillac, enjoignent les gentilshommes à signer de leur nom et non de celui de leurs seigneuries. L'ordonnance stipule d'ailleurs que tout acte ne la respectant pas est entaché de nullité....

L'Empire Napoléonien puis la Restauration, moyennant quelques entorses aux règles et quelques valeurs sonnantes, multiplieront les noms à particule. En cela, ils seront largement dépassés par la III° République qui en verra une effrayante explosion...

L'héraldique va perdre son rôle premier avec l'apparition de l'artillerie. Les chefs militaires se battant à visage découvert et n'étant plus au cœur de la bataille - contrairement à la période féodale - sonnent le glas de l'héraldique dans sa forme originelle.

Bien que le langage héraldique soit traduit et traduisible, le Français est sa langue naturelle. La lecture du blason, tout comme les devises, ne se fait théoriquement que dans la langue de Molière.

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