GuidesAccueil

Gâvres

Anecdote
Gâvres
Gâvres: vue depuis le tombolo

Sponsor

gavres-56
<Cliquez l'image>




TGâvres: Anecdote

Les sardines de Gâvres

De tous temps, les hommes ont tenté de conserver leurs aliments. Si nous connaissons maintenant tous la sardine en conserve appertisée, il fut un temps ou la sardine était pressée et livrée en barriques.

Sardina pilchardus - la Sardine, a été un élément majeur de la vie gâvraise pendant de longues années. Dix conserveries existèrent même sur la presqu'île...

Gâvres

gavres-56


tFrançais Gâvres
tBrezhonegGavr
 
tPopulation 675
tGentilé Gâvrais
tSuperficie 1,88 km²
tDensité359.04 /km²
 
tLatitude 47°42'48" N
tLongitude 3°21'11" W
tLatitude47.696601
tLongitude-3.353021


Rue Bric et Brac

TGâvres et ses sardines avant 1800

De tous temps, les hommes ont tenté de conserver leurs aliments. Si nous connaissons maintenant tous la sardine en conserve appertisée, il fût un temps ou la sardine était pressée et livrée en barriques.

Sardina pilchardus, la Sardine, a été un élément majeur de la vie gâvraise pendant de longues années. Des dix conserveries ayant existé sur la presqu'île, il ne reste plus malheureusement que le souvenir d'une époque, certe difficile, mais aussi belle aventure économique.

Jusque dans les années 1600, la sardine était exclusivement auto-consommée fraîche par les familles de pêcheurs ou vendue verte sur les marchés environnants. La conservation au-delà de quelques jours étant alors impossible, les pêcheurs étaient incapables de vendre le fruit de leur travail à l'intérieur les terres.

Vers 1620, sous l'impulsion de la famille Gondi, seigneurs de Belle-Île, va être introduite la technique du pressage de la sardine, technique bien connue des pêcheurs de Méditerranée.

Gâvres
Gâvres: La Sardine

1620: l'irruption de la presse à sardine
D'abord implanté à Belle-Île, la nouvelle technique va rapidement faire des émules. Cette méthode permettant de conserver les sardines pendant 7 à 8 mois, ouvre de nouveaux marchés dont celui de Saint-Domingue où elle sert de nourriture aux esclaves.

Le Masson du Parc, en 1728, donne une description précise de ces ateliers de presse et de la méthode utilisée. Les sardines, fraîches pêchées, sont laissées à égoutter quelques heures. Ceci fait, elles sont salées en couches superposées; une couche de sardines, une couche de sel. Les poissons ne devant pas être en contact, la couche salée doit faire un bon doigt d'épaisseur. Les poissons restent ainsi pendant 10 à 15 jours.

Ce terme passé, les sardines sont lavées à l'eau de mer. Égouttées, elles sont alors prêtes à passer à la presse.

Les ateliers de presse sont des locaux sans étage dont les murs sont percés de quelques ouvertures minuscules permettant de passer le levier de relevage. Une barrique à fond percé est placée au centre du local. Le baril chargé de sardines, un couvercle coulissant est posé et lesté de poids. Le remplissage se fait au fur et à mesure du pressage. La barrique, bien pleine, est alors fermée par un couvercle étanche. Le fond est bouché. Les sardines sont prêtes à partir. La présence d'air étant facteur de pourrissement, les barriques sont toujours remplies à maximum.

L'huile collectée lors des écoulements est souvent revendue comme huile d'éclairage de faible coût.

Bien que chaque unité de presse soit de faible rendement; 5 à 40 tonnes annuels; les presseurs de l'arrondissement de Lorient fourniront jusqu'à 1200 tonnes de sardines par an ; soit une moyenne de 12 à 17.000 barriques.

Cette grande aventure de la presse a préparé le terrain à la Révolution Sardinière qui débutera vers 1820 avec la nouvelle méthode de conservation par la chaleur en récipient hermétique découverte par Nicolas Appert.

Mais c'est là une autre grande Histoire.

TPour aller plus loin, nous vous conseillons le passionnant livre de Xavier Dubois: LA RÉVOLUTION SARDINIÈRE, Presse universitaires de Rennes, ISBN 2-86847-945-6