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Aspres-sur-Buëch

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Aspres-sur-Buëch: Un plaisant village de montagne...

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Aspres-sur-Buëch

aspres-sur-buech
tFrançais Aspres-sur-Buëch
tPopulation 800 hab
tGentilé aspriens
tSuperficie 42,65 km²
tDensité18.76 hab/km²
tLatitude 44°31'0" N
tLongitude 5°45'0" E
tLatitude44.516701
tLongitude5.750000


Rue Bric et Brac

Anecdotes

Aspres-sur-BuechLes déportés républicains de 1858

Arrivé au pouvoir par les urnes, le président Louis-Napoléon Bonaparte va devenir l'Empereur Napoléon III° après le coup d'état du 2 décembre 1851. Suite à l'attentat perpétué par un italien, Félipe Orsini, contre l'Empereur, de nombreux opposants républicains, estimés à 20.000, vont être inquiétés suite au vote de la loi dite 'Loi des suspects' le 19 février 1858. Approximativement 400 de ces républicains seront être déportés en Algérie.

Aspres-sur-Buech  Les déportés des Hautes Alpes

Le département des Hautes-Alpes se trouvait, depuis le coup d'État, plus que beaucoup d'autres peut-être, dans un état d'affaissement politique qui faisait croire à beaucoup qu'il serait épargné. Il n'en fut malheureusement rien, et les mesures de rigueur s'y étendirent comme en beaucoup d'endroits sur des individualités complètement inoffensives.

Ce qu'il y eut de particulier dans les exécutions de 1858, c'est la persistance énergique du pouvoir à frapper partout. On a dit, nous ne pouvons pas vérifier le fait, que le général Espinasse demandait, coûte que coûte, aux préfets, au moins quatre victimes par département.

Le préfet des Hautes-Alpes, qui était alors M. Le Peintre, reçut en effet l'ordre de faire procéder à l'arrestation des citoyens dont les noms suivent:
- VINCENT, restaurateur à Gap ;
- BINY, sculpteur à Gap ;
- JEAN BOURNEUS, tailleur à Gap ;
- VINCENT, cafetier à Aspres-les-Veynes.

On nous assure qu'un des gendarmes, chargés d'opérer l'arrestation, aurait déclaré que l'ordre portait d'arrêter le nommé BARILLON à défaut de Vincent, d'Aspres. Trois d'entre eux, Bourneus et les deux Vincent, avaient déjà, après le coup d'État de décembre, pris le chemin de l'exil; Biny avait été interné.

Ils n'en furent pas moins une fois de plus arrachés à leur pays, à leurs familles, à leurs intérêts. Il étaient en prison lorsqu'un conseiller de préfecture vint leur lire l'ordre du général Espinasse, et précipitamment ils furent emportés vers la terre d'Afrique, au milieu de la consternation générale. L'égalité la plus complète présida à toutes ces exécutions; ni les uns ni les autres, ils ne purent embrasser leurs parents, leurs amis, leurs femmes, leurs enfants, sécher leurs larmes !...

Tous les quatre rentrèrent en France. Quant à Vincent, d'Aspres, moins heureux que les autres, les souffrances accumulées que lui avait fait éprouver cette double transportation, amenèrent sa ruine d'abord, et sa folie ensuite.

LES SUSPECTS EN 1858 - Étude historique sur l'application de la loi de Sureté Générale - Eugène TÉNOT, Antonin DUBOST - chez A. Le Chevalier, 1869